Notre contrat modèle collaboratif en IC (extrait Olivier Zara)

Voici deux exemples de contrat collaboratif (modèle coachs et modèle partenaires type coachs expert). Ces contrats ont été co-construits avec l’aide d’un coach expert en intelligence collective et d’un logiciel d’aide à la réflexion collective. Nous vous rappelons qu’il n’existe pas de modèle de contrat collaboratif et qu’il est indispensable de le co-construire avec les parties prenantes de l’organisation (coachs, experts coachs,…). Ces deux exemples vous sont présentés pour être une source d’inspiration et un point de départ pour la co-construction de notre propre contrat.

Le contenu du contrat doit être fonction de la culture actuelle de l’organisation et des valeurs cibles (en termes d’intelligence collective) définies par le groupe de l’organisation.

Ces contrats ont la même force juridique que n’importe quel autre contrat.

Préalable :

1) Désigner la communauté de références

Vous animez un cercle, un réseau ou une association, c’est à vous de désigner la “communauté de référence” dont vous participez à la socio-performance. Si c’est évident il vous faudra alors considérer la communauté comme “sujet” de sa socio-performance plus ou moins développée ou en capacité de la maîtriser.

Dans tous les cas, il faudra tenir compte des autres, soit comme des sous-groupes de la communauté, soit comme des “partenaires”.

2) Élucider le Sens du bien commun
La notion de Sens ici est nouvelle au sens qu’elle intègre les nouvelles technologies favorisant l’IC. (une nouvelle disposition orientée de la personne qui sous-tend visions des réalités, aspirations et logiques d’action).

Les communautés sont porteuses de plusieurs Sens, le meilleur et le pire,  le Sens du bien commun est très lié à une histoire singulière, à une problématique humaine, inconsciente en général,  cela ne relève pas de l’observation, ni de l’opinion, ni d’un compromis.

Alors faire appel à une expertise (intelligence symbolique, analyses de cohérences…) et utilisez une méthode intuitive sont recommandés.

3) Exprimez le en termes de valeurs propres

Rassemblez des illustrations significatives et parlantes pour identifier les valeurs notamment par des scènes ou des situations historiques ou actuelles, imaginaires ou symboliques.

4) Engagez l’appropriation progressive des valeurs propres

Ce partage des valeurs mobilise et donc prévoyez d’avance comment conduire le mouvement sans le freiner mais aussi sans débordement.

Le Sens du bien commun est déjà là, inconscient, le solliciter par des mises en situation appropriée est le moyen d’en réactiver les identifications (l’identifier et s’y identifier).

Cela peut être vécu comme une révélation ou une évidence (a posteriori) ou une découverte. Toujours comme une motivation, une valorisation, une prise de conscience et une envie d’engagement. Cependant, cela doit s’exprimer dans le langage et dans le contexte propre à chacun, à chaque groupe. Il faut pour cela retraduire les formulations générales.

L’appropriation personnelle sera d’autant plus forte que les intéressés auront participé à cette expression et à ces illustrations particulières pour qu’ils s’y reconnaissent valorisés.

Commencer par l’équipe dirigeante qui doit être la première éclairée pour conduire le mouvement.

5) Organisez le processus de décision

Si ce sont les situations qui sont agissantes, encore faut-il qu’il y ait un pilote dans l’avion. Les décisions ne sont ni l’arbitraire de quelqu’un, ni l’expression des opinions plus ou moins organisée, ni la résultante rationnelle d’un système de données.

Elle articule le personnel et le collectif et s’échafaude tant par la prise de conscience progressive que par des appropriations elles aussi progressives. Elle mobilise et justifie les hiérarchies propres à la communauté et son système de valeurs.

Le processus de socio-performance amène ainsi souvent des changements dans les rôles et les relais, ce qui justifie des processus informels de préparation des décisions, des progressions discrètes et opportunes.

6) L’élaboration de l’action

L’élaboration de projet est la formule la plus pertinente en général. Un projet c’est une “mise en mouvement” qui commence par un “mouvement de l’esprit” ou créativité.

Il arrive que le “bon sens” rejoigne le “Sens du bien commun” et une bonne créativité associée à une considération des hommes et des groupes peuvent donner de bons résultats, à condition d’être cohérent jusqu’au bout et dépasser les réflexes conditionnés.

7) La réalisation des projets.

Le mouvement de l’esprit se traduit souvent en projet, mais il doit se transformer en mouvement de l’action. Les moments précédant l’action ont été pédagogiques et ont préparé une conscience collective et une compétence collective qui ne demande qu’à s’exercer sous l’impulsion d’une mobilisation par l’appropriation des valeurs communes propres.

Au stade de l’action, il y a une économie de moyens et de ressources considérables d’autant plus que les richesses humaines sont prêtes à s’exprimer à “produire de la valeur” en se valorisant.

L’investissement s’est fait à l’amont, surtout un investissement humain.  C’est l’émergence de pratiques ou de méthodes originales, culturellement ancrées dans la communauté.

8) Socio-performance, évaluation et intégration.

Vous avez remarqué que la socio-performance se mesure non seulement à la réussite des enjeux déterminés dans le Sens du bien commun mais aussi à la progression de la communauté en termes de conscience, de compétence, d’intelligence collective, de maîtrise et d’autonomie. L’un ne va pas sans l’autre. Dès lors l’évaluation et l’intégration de l’expérience sont particulièrement précieuses.

C’est justement un aspect de la crise des valeurs et donc des évolutions fortes d’un “Sens du bien commun” identifié et localisé (communauté de références).

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