Les Echos n° 20528 du 12 Octobre 2009 • page 13

La génération Facebook bouscule les règles de l’entreprise

Une libre expression.
L’Internet n’étouffe aucun débat. Toutes les idées – même les plus subversives – ont leur chance de convaincre, du fait de leur mérite et non du pouvoir (hiérarchique, politique, etc.) de celui qui les émet.

La sollicitation d’une multiplicité d’avis.
Les idées intelligentes trouvent naturellement un public attentif. Les chats et les forums en ligne en constituent les principaux viviers. Les échanges et les sources d’information ne se limitent plus aux quatre murs d’une entreprise.

Un droit reconnu à la contestation.
Les agitateurs de tout poil trouvent aisément leur place dans les communautés en ligne. Ils y sont même célébrés comme des défenseurs des droits numériques inaliénables. Résultat : les pirates sont des héros.

Des capacités qui comptent plus que des diplômes.
Seule compte la contribution apportée. La position sociale, le titre hiérarchique, les diplômes pèsent peu sur la Toile.

De nouveaux profils de leaders.
Tout forum en ligne recèle des leaders qui s’imposent naturellement, sans besoin d’être nommés par aucune autorité supérieure. Dans l’entreprise, les hiérarchies devraient s’en trouver redessinées.

Un partage de l’information.
Le pouvoir ne s’arc-boute plus sur la rétention de l’information. Divulguer une expertise permet d’asseoir une influence, de l’étendre ­rapidement et de gagner en crédibilité.

Un pouvoir légitimé par la connaissance et l’expertise.
Sur le Web, personne n’a le pouvoir de commander ou de sanctionner. Des arguments convaincants, un comportement altruiste et une expertise pointue sont les meilleurs moyens de s’y rendre crédible.

La possibilité de choisir ses tâches…
Qu’il s’agisse de contribuer à un blog ou de travailler sur un projet « open source », chacun doit pouvoir choisir de collaborer selon ses centres d’intérêt.

… ainsi que les membres de son équipe.
Les groupes de travail s’auto-construisent et s’auto-organisent, à l’instar de toute communauté en ligne, où chacun a la liberté de créer des liens avec certains individus et d’en ignorer d’autres.

Des ressources allouées aux projets les plus attractifs.
L’Internet s’assimile à une économie de marché, où des millions d’individus peuvent librement décider de la façon de dépenser leur crédit « temps » et « attention ».

La reconnaissance d’un droit de veto.
Les utilisateurs en ligne n’hésitent pas à attaquer toute décision jugée contraire aux intérêts de la communauté, dont les propriétaires sont bien plus ceux qui l’utilisent que ceux qui l’ont construite.

La valorisation de la coopération.
Les gens donnent d’eux-mêmes si on leur permet de contribuer à quelque chose qui leur tient à coeur. La reconnaissance est un élément indispensable à leur accomplissement.

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