L’état des recherches en Neurosciences permet désormais de décoder les subtilités du fonctionnement du cerveau et les situations perturbantes pour tout être humain, voire insupportable si elles persistent. Ce qui permet à un individu de vivre au mieux est lié à sa capacité d’adaptation située dans le néocortex préfrontal. "A condition organisationnelle ou managériale égale, le niveau de stress d’un individu est d’autant plus faible que sa capacité à solliciter son "intelligence adaptative" est élevée. Mais pour solliciter cette forme d’intelligence, il faut admettre son incompétence, ses erreurs et ses limites et éviter de se verrouiller en mode "je suis compétent". C’est adopter un état d’esprit alliant curiosité, souplesse, nuance, prise de recul et de hauteur, réflexion logique et opinion personnelle pleinement assumée", souligne Jacques Fradin. Bref, c’est lâcher prise plutôt que de s’accrocher coûte que coûte à sa façon de faire, et parvenir à ne pas dramatiser les situations. Un constat que Socrate n’aurait pas démenti avec son aphorisme "je sais que je ne sais rien". Moralité : le stress est donc d’autant plus faible que l’on est capable de solliciter cette fameuse intelligence adaptative, ce qui revient à une forme de résilience aboutie. Un doux mélange entre action et acceptation chères à Epitecte.