Category: Communauté



IFIC 2013

Ce mail concerne les formulaires (technologies de l’intelligence collective) en cours de rédaction.

Nous vous remercions d’avoir rempli le formulaire pour le  livre blanc de l’intelligence collective.

Vous avez été nombreux, par ailleurs, à nous demander un report de dates. Nous comprenons que chacun ait ses impératifs et nous sommes heureux de vous annoncer un report de la date de clôture.

Suite à vos demandes, nous rappelons :

  • Il est possible à une même personne de compléter plusieurs fiches technologie.
  • Pour que votre formulaire soit validé dans notre base de données, il est indispensable d’aller jusqu’au bout du processus et le valider deux fois.
  • Nous vous invitons à imprimer une copie de votre formulaire rempli avant validation définitive.
  • La participation au groupement d’intérêt scientifique est indépendante des fiches technologie.
  • Un formulaire imprimé est joint au présent mail pour ceux qui souhaitent le remplir manuellement.
  • Si un champ du formulaire ne vous concerne pas, veuillez indiquer « NON » dans le champ de saisie.
  • Si vous n’avez pas assez de temps en ce moment pour remplir le formulaire , donnez-nous votre accord de principe sur votre participation et nous trouverons une solution pour co-écrire la fiche technologie ensemble ultérieurement.

·Si vous souhaitez une assistance pour remplir le formulaire, nous vous proposons un entretien dialogué de 30 minutes afin de vous accompagner. (contactez Philippe CLEMENT au+33 (0) 6 40 29 29 31, par mail clement@institutific.com ou Véronique CAMPILLO au +33 (0) 6 43 86 21 52 ou par mail, vero.campillo@colligence.fr)

Un rappel enfin, nous nous engageons à préserver la confidentialité des données que vous nous confiez. En ce qui concerne vos propositions de formation, nous serons en mesure de les étudier après la validation des technologies et une fois que le processus de co-écriture sera en route.

Vous trouverez ici tous les liens nécessaires: anciennes correspondances

Bien à vous,

Philippe Olivier CLEMENT
Tel +33 6 40 29 29 31
Site: www.institutific.com

Désabonnement



Via Scoop.itDémocratie participative

article intéressant et apportant des éléments pour la mise en place de démarches  : Concertation : les Français disent «oui, mais…»MoniteurLe premier «baromètre de la concertation» (1) dresse un état des lieux inédit sur la démocratie participative.
Via www.lemoniteur.fr


La pensée unique et l’émergence d’un nouvel ordre, de nouveaux égrégores virtuels en émergence sur les réseaux.

Le nouveau monde virtuel est en marche à l’image  de la découverte de l’Amérique en 1492 du temps de Christophe Colomb.

Christophe Colomb fut ridiculisé, honni, excommunié pendant sept ans, pour avoir annoncé un nouveau monde continental ; ne dois-je pas m'attendre aux mêmes disgrâces en annonçant un nouveau monde social ? Ch. Fourrier, Oeuvres complète L'Internet constitue un nouvel univers à côté de celui que nous connaissons, c'est-à-dire le monde matériel. L'espace virtuel est bel et bien un deuxième monde qui a généré son propre milieu social. Mais il ne constitue qu'un reflet et ne s'oppose donc pas au premier monde. Au contraire, les deux mondes interagissent l'un sur l'autre formant ainsi une interconnexité permanente. L'avènement de ce nouvel espace social qu'est l'Internet a pour conséquence que le monde tel que nous le connaissons se double aujourd'hui d'un nouveau monde virtuel qui n'existe pas seulement in vacuo de manière statique à côté du monde matériel. Au contraire, les deux mondes interagissent l'un sur l'autre.

Vidéo qui fait réfléchir….à prendre avec recul et interrogations.

Notre ignorance fait de nous, notre pire ennemi. Les communautés par essence sont l’expression de la  nature et du vivant.

Faut-il réglementer le nouvel espace, le deuxième monde….


MBA Management – 2009-2011
Comment l’intelligence collective peut développer l’innovation participative, aux ministères français de l’Économie, des Finances et de l’Industrie et du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat ?
Audrey Jammes
Directeur de recherche: Mario Cayer
Maître de stage: Françoise Waintrop

Article par Jammes Audrey 2011

Pour mettre en place un système d‟innovation, qui fonctionne, soit pérenne et permette réellement le développement des innovations, une organisation a besoin de développer la confiance de ses collaborateurs en la hiérarchie, daccorder des formations, du temps et un droit à lerreur à ses collaborateurs. Les collaborateurs sont aussi plus à même de participer s‟ils visualisent leur place dans l‟organisation et ce qu‟ils peuvent lui apporter. Il peut être aussi bénéfique de donner envie aux collaborateurs de se développer et de développer leur propre organisation. La direction doit donc aussi leur offrir la possibilité de communiquer, verticalement mais aussi horizontalement et de permettre ainsi le partage didées. Il peut être préférable d‟impliquer les personnes dans la mise en place de leurs propres idées. Enfin, elle doit assurer une rapidité de réponse face aux propositions.

Un dispositif d‟intelligence collective favorise les conversations. Cela permet à chacun d‟apprendre à se connaître et à mieux comprendre le fonctionnement de lorganisation et le rôle de chacun. C‟est aussi par la conversation que les collaborateurs peuvent construire des projets et des stratégies ensemble. Enfin, le partage des idées et des émotions a un effet de catharsis, renforce les liens et permet finalement à chacun de reprendre espoir et de renouveler sa motivation, collectivement. Par ailleurs, l‟implantation d‟un tel système est censée démontrer une certaine ouverture de la hiérarchie, qui accepte qu‟elle n‟a pas toutes les réponses et que celles-ci se trouvent partout, en chacun de ses collaborateurs.

À partir de ces conclusions, on peut établir des liens entre innovation participative et intelligence collective. Un dispositif d‟intelligence collective est une réelle opportunité pour les collaborateurs de converser, dapprendre à se connaître et à se comprendre et donc à mieux visualiser leur place et leur rôle dans lorganisation, de leur donner envie de la développer et de leur donner la possibilité de communiquer, ce que nécessite un système d‟innovation participative. Des méthodes d‟intelligence collective telle que la Future Search Conference,world café, IA, théorie U, open space tecnology, art de la récolte, etc.. en particulier, offrent la possibilité aussi aux collaborateurs de construire ensemble et donc de partager leurs idées, ce que requiert un système d‟innovation participative. Enfin, la mise en place d‟un dispositif d‟intelligence collective favorise les regains d‟espoir et de motivation puisque les collaborateurs reprennent confiance en leur organisation et en leur hiérarchie. En effet, il s‟agit bien dune démonstration découte, dintérêt et douverture de la part de la hiérarchie que de mobiliser les collaborateurs sur leur temps de travail pour leur demander leurs avis et sentiments. Cela favorise également chez les collaborateurs leur volonté de communiquer, ensemble et avec leur hiérarchie. Or un système d‟innovation participative repose aussi sur la confiance, la fluidité et louverture des communications. Quant aux besoins de formation, de temps, de rapidité de réponse et de possibilité de participer à la mise en oeuvre pour les collaborateurs, ils seront facilités par une hiérarchie ouverte à la modification de ses politiques, de son organisation et qui modifiera aussi son discours.

La culture française, surtout celle des ministères, est très ancrée chez de nombreux collaborateurs, sur toute l‟échelle hiérarchique. Elle souffre d‟un certain scepticisme et de fortes habitudes organisationnelles, notamment dues à la sélection par concours de la plupart de ses collaborateurs, sélectionnés plus pour leurs connaissances techniques que pour leur savoir-faire et leur savoir-être. Puisqu’‟il est actuellement impossible de changer cette culture, il nous faut nous y adapter et trouver des solutions qui permettent à l‟administration d‟évoluer en douceur et donc de lintérieur. Il ne s‟agit pas d‟introduire de nouvelles règles et procédures mais plutôt de donner la possibilité à chacun de prendre la place quil se doit, celle dacteur actif et réceptif de son administration. Le développement de l‟intelligence collective permet en effet à chacun de mieux prendre sa place, de se sentir plus utile à son organisation mais aussi de sentir que cette organisation lui apporte beaucoup. Ainsi, mes recommandations s‟articulent sur deux fronts.

Implanter un dispositif d’intelligence collective petit à petit

Le front consiste à implanter un dispositif d‟intelligence collective d‟abord dans un service ou une direction, avec la méthode la plus approprié en fonction du besoin. Il pourrait être soutenu par un consultant professionnel de l‟intelligence collective. Pour être un succès, il faut toutefois s’assurer que la direction est vraiment en demande d’une telle méthode et est ouverte au changement. Si l‟expérience connaît du succès, il serait alors très bénéfique pour d‟autres services ou directions de réaliser les changements bénéfiques qui ont pu s‟opérer. Par exemple, des réunions déchange et de partage sur cette expérience pourraient être organisées en plus d‟un rapport de synthèse largement diffusé. En effet, les autres administrations pourraient prendre la décision de suivre ce bon exemple et d‟expérimenter ce type de dispositif d‟intelligence collective. La réussite de ces dispositifs sont ensuite très engageants pour le développement de système d‟innovation participative. Ces systèmes sont effectivement plus assurés d‟être menés et soutenus par des personnes réellement ouvertes à l‟innovation et au partage.

Développer la communication et les formations sur la notion de management puis sur l’innovation

Parallèlement, un deuxième front pourrait être mené, celui de développer la communication et loffre de formations sur le management, dans un premier temps, puis sur l‟innovation dans un second temps. La communication sur le management devrait permettre d’augmenter le nombre de personnes suivant les formations sur ce sujet. Elle devrait reposer sur l’importance de la gestion des hommes et sur l’importance des équipes dans l’atteinte des objectifs. Elle pourrait se faire par les médias habituels de l‟administration (intranet, newsletters…) et un séminaire de type Appreciative inquiry pourrait également être organisé pour donner l‟occasion aux différents managers de même niveau hiérarchique de communiquer ensemble sur leur rôle et sur ce qu‟ils pourraient faire pour mieux le remplir et s‟y sentir plus à l‟aise. Un tel événement pourrait sensibiliser plus fortement les managers quant à leur rôle et leur donnerait l‟opportunité d‟essayer de nouvelles pratiques de gestion qu‟ils auront découvertes par les discussions. À partir de là, il pourrait se développer une communauté de pratique entre ces managers de même niveau hiérarchique, leur permettant alors de se rencontrer à nouveau et d‟apprendre des uns des autres et de développer de nouvelles façons de réfléchir leur rôle et donc de le remplir. Après l‟organisation de ce premier séminaire, l‟administration pourrait ensuite communiquer plus fortement sur l‟innovation et particulièrement sur le besoin de l‟administration d‟être ouverte à de nouvelles manières dagir. C‟est actuellement un besoin réel de l‟administration française de faire des économies de temps et dargent, et d‟identifier notamment les pratiques administratives de l‟étranger qui peuvent être importées. Pour réaliser un tel projet d‟implantation et d‟expansion de l‟intelligence collective puis d‟innovation participative dans l‟administration du ministère, les directeurs généraux des différentes directions et le cabinet du ministre n‟ont besoin que d‟assumer leur besoin et le fait que les meilleures réponses se trouvent chez eux, chez leurs collaborateurs. Ensuite, la promotion de l’innovation chez les managers devrait nécessiter la modification des fiches de poste et des critères d’évaluation, en intégrant la curiosité et l’ouverture intellectuelles, la capacité à innover et à s’adapter au changement et en accordant des primes collectives, liées à l’innovation. À la suite des dispositifs d‟intelligence collective, les systèmes d‟innovation participative qui devraient être les plus utiles et pertinents sont ceux qui concernent un large spectre de collaborateurs, c‟est-à-dire les systèmes d‟innovation opérationnelle ou d‟innovation stratégique. En effet, ce sont des systèmes qui peuvent être décidés par la haute hiérarchie et qu‟un service ou une direction seule peut plus difficilement mettre en place.

MBA Management – 2009-2011
Comment l’intelligence collective
peut développer l’innovation participative,
aux ministères français de l’Économie, des Finances et de l’Industrie et
du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme
de l’Etat ?
Audrey Jammes
Directeur de recherche: Mario Cayer
Maître de stage: Françoise Waintrop


(Langelier, 2005) mars 2007, par Jean Heutte

Déjà en 1988, Arie de Geus, alors coordonnateur mondial de la planification chez Shell, écrivait que « le véritable avantage concurrentiel de la compagnie de demain réside en la capacité de ses dirigeants à apprendre plus rapidement que ses concurrents ».

Huit ans plus tard Jack Welch reprenait ce même thème. Dans sa lettre aux actionnaires contenue dans le rapport annuel de 1996, il indiquait que le comportement de sa compagnie (General Electric) était « dicté par un credo fondamental : que la supériorité concurrentielle d’une organisation réside dans sa capacité et sa motivation d’apprendre de toute source et de rapidement traduire cet apprentissage en action ».

Le grand dictionnaire terminologique propose le terme entreprise apprenante pour désigner une « organisation où sont établis des processus permanents de gestion des savoirs dans le but de favoriser le développement et le transfert des connaissances détenues collectivement en vue de constituer un réservoir de leviers stratégiques dans lequel elle peut puiser pour créer de la valeur et s’ajuster ainsi à la concurrence ».

Il s’agit donc d’une capacité organisationnelle réelle et essentielle : l’entreprise apprend et s’adapte en conséquence.

Le thème de l’apprentissage organisationnel est abondamment développé par Sumantra Ghoshal et Christopher A. Bartlett dans leur ouvrage The Individualized Corporation. Les auteurs indiquent, que les animaux sociaux que nous sommes sont naturellement enclins à interagir et à apprendre les uns des autres : pendant des milliers d’années, les familles, les clans, les communautés ont évolué comme collectivités d’apprentissage où la capacité de chacun de partager et de synthétiser des connaissances formait la base des liens sociaux et constituait le moteur du progrès collectif. Curieusement, remarquent-ils, l’entreprise moderne s’est donné des structures qui contraignent, empêchent ou même tuent cet instinct naturel.

Ce qu’il faut, au contraire, c’est développer cette capacité de relier entre elles les initiatives dispersées et de mettre en commun l’expertise disséminée au moyen d’un processus continu d’action et d’apprentissage nourri des relations entre les gens.

Les organisations dont les employés sont devenus des « spécialistes en collaboration » ont trois caractéristiques en commun :

  1. Elles ont consenti un investissement substantiel dans le développement de leurs ressources, recrutant les meilleurs employés et leur donnant les moyens de hausser et d’élargir leurs compétences.
  2. Elles ont déployé les outils, créé les processus et développé les relations interpersonnelles nécessaires pour assurer un flot horizontal continu d’information intégré dans un processus collectif d’apprentissage partagé.
  3. Cela les a conduites au développement d’un fort sentiment de confiance, tant parmi les collègues qu’entre supérieurs et subordonnés.

C’est ce véritable réseau horizontal qui permet de maintenir la circulation des idées et des connaissances au-delà des frontières que nous imposent les structurelles fonctionnelles classiques que nous connaissons depuis plusieurs décennies ou les réorganisations basées sur les unités d’affaires produits-marchés que nous connaissons depuis une quinzaine d’années !

L’apprentissage est un acte individuel, certes, mais indissociable de sa composante sociale. « On apprend toujours seul, mais jamais sans les autres » nous rappelle Philippe Carré dans une jolie formule. Quant aux entreprises, elles doivent, pour demeurer concurrentielles, maintenir les conditions nécessaires à la création, à la dissémination, au renouvellement et à la réutilisation des connaissances de leurs employés. Les communautés de pratique intentionnelles contribuent puissamment à cette chaîne d’événements pour le bénéfice des équipes, des départements ou des groupes fonctionnels dont leurs membres font partie. Pour peu qu’on favorise l’émergence et l’essor de ces communautés, leurs échanges informels se transformeront éventuellement en idées de produits, en processus améliorés ou en applications novatrices.

D’ailleurs, peut-être n’est-ce pas un hasard que ce sont souvent de petites unités autonomes de grandes compagnies qui sont à l’origine d’idées qui ont révolutionné leur entreprise.

Il est bien fini ce temps où les patrons, seuls à tout savoir, contrôlaient en permanence le labeur de leurs ouvriers ignares !

Maintenant, comme l’a remarqué Steve Jobs, cela ne fait aucun sens d’embaucher des candidats extraordinaires pour simplement leur dire quoi faire ; on les choisit justement afin que ce soit eux qui disent à leur employeur comment faire !

P.-S.

source :
Langelier Louis, 2005, guide de mise en place et d’animation de communautés de pratique intentionnelles : travailler, apprendre et collaborer en réseau, Centre francophone d’informatisation des organisations (CEFRIO)

http://www.cefrio.qc.ca/pdf/GuideCo…


                                                                                                           Par Clark G. KHADIGE, dba, desg
AVERTISSEMENT
Ce second article, comme celui déjà publie dans ce blog, est aussi issu de réflexions personnelles et, donc, n’engagent que l’auteur lui-même. Il n’y aura donc pas aussi d’approche dite scientifique, mais pourrait apporter un complément à la réflexion sur le thème de recherche de l’Intelligence d’Entreprise.
Dans sa vie quotidienne, l’Homme traverse et vit dans différents environnements où les facteurs et les variables qui les composent l’influencent fortement. Certes, toute influence remet en question la manière de penser et de raisonner, les habitudes, les attitudes et les comportements car elle intervient au niveau de la modification du choix et de la prise de décision.
Dans ces environnements, les tendances, les facteurs et les variables sont continuellement mesurés, étudiés et analysés dans différents buts, dont le moindre est la compréhension des comportements humains, sociaux et surtout, des entreprises permettant de prévoir, dans une certaine manière, le processus d’expression et d’action.
Certaines caractéristiques individuelles, ou organisationnelles, restent entièrement influençables, même si elles ne sont pas toujours modifiables. Ici, entre un élément nouveau : si on peut influencer, on ne peut pas nécessairement changer totalement, mais modifier pour un espace de temps déterminé.
Quels sont ces environnements qui influencent, ou qui exercent des forces, sur la personnalité de l’individu, ou celle non moins importante de l’entreprise, et qui lui font adopter une personnalité qui souvent ne reflète pas la sienne propre ?
Dans l’interactivité des éléments et des facteurs qui vivent dans cette pléthore d’environnements, la principale force catalysante qui permet cette vie, reste indéniablement l’Intelligence. On pourrait aussi affubler à cette Intelligence de l’Environnement le qualificatif d’Intelligence Collective Active.
Nous avions défini[1] la force catalysatrice interne de l’environnement, sous deux options :
Ø  Intelligence de l’Environnement : capacité qu’un environnement a de s’adapter, d’évoluer, de changer et de modifier ses caractéristiques en fonction de facteurs influents d’origine sociale, culturelle, idéologique, politico-légaux et technologique.
Ø  Intelligence Environnementale : capacité d’un environnement à pouvoir agir sur l’évolution, la modification et  l’adaptation de ses composants en fonction des conditions et des objectifs émergents et sous l’influence de facteurs existant, actifs ou inattendus.
Sous l’influence de cette force catalysatrice, un environnement vit et développe ce que cet article pourrait qualifier de personnalité. Certains d’entre eux ont été sélectionnéset sont proposés ci-dessous :
1 – L’ENVIRONNEMENT FAMILIAL :  
C’est, peut-être, l’environnement qui a le plus d’influence sur l’individu. C’est dans la famille que les habitudes de comportement sont prises, habitudes qui marquent les traits principaux de caractère et de personnalité. C’est aussi dans ce milieu que toutes les traditions ancestrales, les coutumes villageoises, les croyances sont enseignées et conservées au fil des ans, et transmises aux générations qui suivent. On en observe même leur conservation, lors de l’immigration des individus vers des pays étrangers. Elles restent ancrées dans l’esprit et ne disparaissent totalement que dans les générations qui suivent et qui, elles, ont adoptées de nouvelles traditions et coutumes conformes au nouvel environnement national.
Dans ces pays d’immigration, le caractère et la diversité des cultures enrichissent d’un côté le pays hôte, créant aussi des situations conflictuelles, mais tendent, ou laissent supposer et prévoir, vers une culture à caractère universel.
Mais, c’est dans cette cellule de base, que les valeurs morales, sociales et humaines de la société sont apprises. On remarque qu’elles sont d’autant plus importantes et vivantes dans les couches sociales inférieures à la moyenne, alors que plus on remonte au-dessus de cette moyenne moins elles apparaissent comme étant des règles de vie constantes. Le pouvoir, la position sociale, le cadre et le rang professionnel ont tendance à éclipser ces valeurs au second ou troisième rang. Une fois de plus, le problème de la nature humaine se pose.
L’ensemble de ces valeurs consistent principalement dans le respect des autres, l’honnêteté, la franchise, l’égalité sociale, la justice, etc… Considérons cependant que ces valeurs se rencontrent plus fortement dans les couches d’âge supérieur, à partir de 35-40 ans. Elles sont prises en considération, par les autres couches, à des niveaux d’importance différents et ne deviennent des règles de vie que beaucoup plus tard.
Est-ce dû principalement à un problème de revenus, de style ou de qualité de vie qui ne permettent pas l’accès soit à l’éducation poussée soit à des produits de qualité supérieure ? Cela peut-il être expliqué par les facteurs ou les variables inhérents à la condition sociale ? Est-ce une question d’éducation reçue dans la cellule de base qu’est la famille ?
D’autre part, cette famille représente un creuset de croyances et de comportement social qui se transmettent de génération en génération.
Tous ces facteurs vont se retrouver dans le comportement professionnel, dans l’entreprise, dans l’environnement de travail et dans l’environnement relationnel. Autant de perceptions qui se rencontrent, autant de portes ouvertes vers des relations humaines et professionnelles coopératrices, coordinatrices, synchronisatrices et conflictuelles.
Ainsi[2], l’Intelligence Familiale serait cette faculté qu’une famille a de comprendre cet ensemble de valeurs, de les transmettre dans les environnements sociaux voisins, de les utiliser, (ou d’agir en fonction), dans le concept de la continuité du développement de la civilisation humaine. Elle réside aussi, dans les réactions que la famille adopte dans le concept de la survie, de la prospérité, du dépassement des obstacles et de l’atteinte de ses objectifs égoïstes, égotistes ou individuel.
2 – L’ENVIRONNEMENT DEMOGRAPHIQUE :
C’est l’environnement le plus riche en informations sur la structure de la population, son explosion démographique locale et mondiale, le vieillissement de la population, la croissance des ménages familiaux et non familiaux, la mobilité géographique, (l’attrait des grandes villes, l’urbanisation, la croissance des banlieues), le niveau d’éducation croissant, la composition ethnique diversifiée, l’appartenance aux communautés idéologiques, etc…
Certaines caractéristiques sont intéressantes à étudier :
Ø  L’évolution de la structure socio-professionnelle, principalement en étudiant les changements d’habitude de consommation, de style et de qualité de vie dûs à des changements survenus dans l’échelle professionnelle, (promotion ou transfert de poste), ou tout simplement dûs à une réorientation professionnelle totale, (changement de nature du travail, ou changement d’Entreprise), permet à des individus, ou groupes d’individus, d’accéder à des niveaux sociaux auxquels ils aspirent.
Ø  L’accroissement des revenus, permettant ainsi l’accès à des produits de qualité supérieure, entraînant ainsi des changements au niveau des styles de vie.
Ø  L’urbanisation, dont l’étude approfondie concerne surtout l’accroissement de la population des villes au détriment des régions rurales. (Ce qui entraîne, de facto, la recherche de nouvelles sources d’approvisionnement de produits agricoles, et/ou de politique sociale gouvernementale de réintégration des régions rurales abandonnées, etc…),
Ø  L’élévation du niveau d’instruction, permettant ainsi aux consommateurs d’être plus rationnels et moins conditionnés.
Il faut aussi prendre en considération les appartenances à des sous-groupes formés par un intérêt commun comme le professionnalisme, la culture, l’idéologie politique ou religieuse, etc…pour finir vers un sentiment d’appartenance totale à une nation, avec les valeurs inhérentes au patriotisme et au nationalisme, en passant par les tendances extrémistes ou fanatiques. D’où une approche compréhensive et distincte entre :
Ø  La production nationale : achat, consommation et utilisation de produits fabriqués localement et conformisme à une entité nationaliste, soutenance de l’économie locale,
Ø  La production étrangère : achat, consommation et utilisation de produits importés, perception de qualité supérieure, et tentative de distinction sociale.
L’environnement démographique est peu influençable quant à l’accroissement de la population, malgré les efforts des gouvernements afin de maintenir, au minimum, un taux de population constant en dépit de la réticence des individus, qui, influencés par leurs conditions de vie, (ou par d’autres facteurs strictement personnels), refusent d’avoir une famille nombreuse. Notons que les environnements de consommation, économique, technologique et sociale ont une grande influence sur leur prise de décision puisqu’ils sont directement liés aux conditions de vie et de travail.
Intelligence Démographique : faculté d’une société ou d’un groupe à pouvoir mesurer et contrôler sa croissance démographique.
3 – L’ENVIRONNEMENT SOCIAL :
Quand on parle d’environnement social, il faudrait surtout comprendre, dans le contexte qui nous intéresse, les différentes relations qui existent ou qui s’établissent entre les individus d’une même société et/ou ceux de sociétés diverses. Dans cet environnement c’est l’Intelligence Relationnelle qui prime, qui agit et qui dessine les relations humaines diverses.
Ces Relations Humaines, il faut bien les appeler par leur nom, sont très importantes du point de vue de l’influence qu’elles exercent. Tout peut changer d’une minute à l’autre. Tout dépend de l’état psychologique de chacun, des relations de bon voisinage qu’il peut ou sait établir, et surtout de son niveau culturel. Tout dépend aussi du degré de certitude de chacun.
Les facteurs principalement intéressants dans cet environnement concernent surtout :
Ø  L’environnement résidentiel et de voisinage : les relations de voisinage sont celles qui sont les plus influentes au niveau des foyers, et au niveau du choix et de l’utilisation des produits de consommation usuels. C’est le royaume du « bouche-à-oreilles » où tout se dit et où tout est possible, commérages compris. C’est aussi l’environnement de l’influence personnelle par excellence.
Ø  L’environnement professionnel et concurrentiel : le contact quotidien avec les différentes professions exercées dans l’environnement social local ou en contact avec l’étranger. Ainsi, tout individu aura un comportement « naturel » avec son épicier, son boucher, son boulanger, etc… puisqu’il établit des relations régulières avec eux. La relation sera beaucoup plus teintée d’un caractère « familial » ou amical, puisque des liens vont se faire et que l’échange va dépasser le simple seuil d’économique.
Ø  L’environnement de travail où se côtoient amitiés, inimitiés, jalousies de toutes sortes, conflits d’origines diverses, incompétences face à des compétences affirmées, mais où aussi voisinent des relations de coopération, d’échange, de coordination, d’assistance, etc. Tout ce qui, finalement, va influencer des attitudes et des comportements et modifier la personnalité de l’individu. En conséquences directes, on pourrait parler d’épanouissement professionnel et culturel mais aussi, et surtout, de stress et de renoncement a des aspirations sociales.
Cependant, lors de la fréquentation d’un environnement professionnel d’un autre voisinage, les relations changent totalement de visage. Les relations qui y existent sont plus vraisemblablement basées sur des identifications à d’autres styles ou mode d’action, mais elles sont surtout teintées de défis inconscients, de productivité personnelle, de facilités d’adaptation, d’identification à une entité professionnelle ou à une entreprise, de compréhension et de participation, d’adhésion à différentes valeurs. Les relations y sont souvent tendues et stressantes.
Les produits les plus concernés par cet environnement sont ceux concernant l’habillement. On a trop tendance à porter une opinion, si ce n’est un jugement, sur la présentation personnelle. Ainsi, la tenue vestimentaire traduit, généralement et avec des exceptions, un niveau social reconnaissable rapidement. Cependant, si elle ne traduit pas un comportement culturel, elle peut traduire, souvent, un certain anti-conformisme social.
C’est donc dans cet environnement social que les différentes relations humaines s’établissent. Elles ne concernent pas seulement celles qui se font dans un même lieu de travail, mais aussi toutes celles qui se font dans différents lieux de rencontre. La fréquentation d’autres groupes socio-culturels, ou non, permet l’établissement de contacts et de relations humaines différentes qui conduisent à une acceptation totale, donc à la création de liens plus étroits, ou à un rejet total d’une des deux parties. Notons que c’est dans cet environnement que se précise principalement les cercles dits de relations sociales :
Ø  Le cercle extérieur qui concerne toutes les relations professionnelles ou sociales éloignées,
Ø  Le cercle moyen ou cercle social qui comprend toutes les relations d’amitié établies dans différents milieux de rencontre,
Ø  Le cercle interne ou cercle intime, qui concerne uniquement les relations profondes d’amitié, d’amour ou d’ordre strictement personnel.
L’environnement social peut être influençable, quand on le comprend dans le sens d’un ensemble complet d’individus. L’apport technologique fait apparaître de nouveaux produits dont la fonction principale est de faciliter la vie de chacun. Plus ce fait se réalise, plus il existe de temps libre utilisé à d’autres activités, principalement celle concernant l’intérêt que l’on doit porter à soi-même, loin des influences étrangères et des activités de fréquentation.
Rappelons-nous un fait de grande importance : tout nouveau produit, (nouveau dans sa conception, son apparition sur le marché ou nouveau dans son utilisation), introduit un nouveau style de vie. Plus un individu sent qu’il peut avoir accès à des revenus plus importants, plus il a tendance à s’approprier des produits qui vont soit changer son image sociale,(en tentant de s’identifier à un niveau social supérieur), soit lui accorder plus de temps à ses loisirs en lui facilitant les choses, donc en lui accordant plus de temps pour lui-même loin du stress et des obligations quotidiennes.
Les facteurs principaux d’influence de cet environnement actif, pourraient se classer suivant quatre groupes :
Ø  L’orientation hédoniste[3] : Jusque vers la moitié des années 60, les valeurs humaines de travail étaient plutôt puritaines et traduisaient une implication totale personnelle teintée de productivité, de recherche, de participation, de sacrifice, d’austérité, de devoir, d’économie et de résignation. Par la suite, ces valeurs ont été petit à petit remplacées par le désir de gagner plus, de travailler moins, d’avoir plus de temps libre donc plus de temps de loisir, de profiter de la vie et d’en réduire corvées et obligations, de dépenser plus, de consommer mieux, de s’identifier à des classes sociales différentes, etc…
Ø  Le désir profond de sécurité : C’est, peut-être, un des résidus des souffrances de la seconde guerre mondiale : « s’assurer une sécurité physique, matérielle et psychologique« . Tout individu reste profondément attaché à la recherche d’une sécurité qui peut se traduire par une appartenance à un groupe social, mais surtout professionnel qui lui rapporte les moyens de subsistance économique. D’où principalement la recherche d’avantages sociaux comme l’assurance-maladie, l’assurance-vieillesse, l’assurance-voiture, la retraite, l’assurance-chômage, etc… tout en considérant la sécurité financière future représentée principalement par le compte bancaire.
Ø  Le libéralisme des mœurs :     Est-ce une réaction ou est-ce une évolution des choses ? Nous avons pu remarquer que c’est surtout après de forts conflits, nationaux ou internationaux, que les mœurs se sont relâchés, marquant ainsi un changement total des comportements de vie. Ainsi c’est à partir de la fin de la Première Guerre franco-allemande de la fin du XIe siècle, que nous assistons à une première dans l’histoire de la participation totale et active de la femme : les salons de littérature, les publications littéraires, la recherche scientifique, etc. C’est après la Première Mondiale qu’une nette tendance de libéralisation apparaît qui se traduit par une communication plus active, une participation sociale et professionnelle de plus en plus forte. La morale rigoureuse du XIXème siècle commence à disparaitre au profit d’une toute nouvelle conception de vie. Une certaine tolérance s’introduit face aux interdits sexuels, et la sexualité commence à prendre une part de plus en plus grande dans la vie de chaque jour : cinéma, publicité, littérature, etc…. La femme sort seule, et fréquente des lieux de socialisation auparavant réservés aux hommes (cabarets, dancings, etc.).
La Seconde Guerre Mondiale a changé le visage de la société et libéralisme et libéralisation s’intensifient. Cette période est caractérisée par un abandon lent des valeurs sociales qui faisaient de la civilisation humaine ce qu’elle était.  C’est le début de l’apparition de la pornographie et de la consommation de drogues à visage ouvert et de leurs conséquences sociales malheureuses.
Ø  Le culte de la jeunesse :           Les jeunes, plus ouverts à l’innovation technologique, à la découverte recherchent une émancipation précoce, sociale, professionnelle et souvent politique. On passe ainsi du phénomène d’imitation des gens d’âge et d’expérience par les jeunes, à un phénomène inverse : le désir de « revenir en arrière« .
Intelligence Sociale :
Ø  Capacité à comprendre les émotions et les attitudes des autres envers soi.
Ø  Capacité à comprendre les tendances, les mouvements et les conditionnements de la société.
Ø  Capacité d’évaluer le jugement dans des situations sociales, la détermination de l’état mental sous-jacent à un message, la mémoire des noms et des visages, l’observation du comportement humain et le sens de l’humour
Ø  Capacité d’une société ou d’une institution à identifier des problèmes, colliger l’information pertinente sur ces problèmes, et diffuser, traiter, évaluer et ultimement agir sur cette information[4].
Ø  L’intelligence sociale comprend des aptitudes appartenant au domaine des opérations comportementales,
Ø  Ensemble de capacités à donner une signification organisée (à valeur prédictive et explicative) aux interactions sociales, aux personnes (y compris soi-même) et à leur fonctionnement,
Ø  L’intelligence sociale, c’est la capacité que l’on a à utiliser son environnement social[5].
Ø  une forme spécifique d’activité cognitive qui traite les relations sociales entre l’Individu et les autres membres de la société, (Alison Jolly et Nicholas Humphrey).
Ø  Capacité de bien s’entendre avec les autres, de convaincre les autres de collaborer avec nous et de gérer les conflits[6]
L’intelligence sociale anime une large part des comportements[7].
4 – L’ENVIRONNEMENT CULTUREL, (OU SOCIO-CULTUREL) :
Tous les acteurs formant l’ensemble d’un marché, (consommateurs, utilisateurs, producteurs, prescripteurs, distributeurs, vendeurs, etc…), sont profondément influencés par leur culture. En fait, tout être humain nait et grandit dans un milieu social à caractère culturel distinct, caractère qui lui permet d’agir, de se comporter et de remplir les tâches qu’attend de lui l’environnement social auquel il appartient.
Sans vouloir revenir sur une définition du mot Culture, certains composants seraient à rappeler, dans ce qui nous intéresse : les traditions, les croyances, les valeurs morales, les connaissances et les partages communs.
Trois facteurs y sont principalement observables :
Ø  Le facteur de l’éducation, ou toutes les connaissances que l’individu acquiert durant sa vie,
Ø  Le facteur de l’enseignement, ou toute la diffusion des connaissances qu’il a vers d’autres pôles de réception,
Ø  Le facteur de culture personnelle que chacun acquiert au fil des ans au contact d’activité ou d’évènements divers.
L’environnement culturel, qui varie d’un pays à l’autre, d’une communauté ou d’une ethnie à l’autre, est difficilement influençable dans le sens où la culture acquise représente un ensemble de croyances, de connaissances, d’habitudes de penser, de moralité, de valeurs morales, etc… Cependant, et comme nous l’avons déjà dit, la fréquentation des communautés d’origine différente, on pourrait se poser la question suivante : existe-t ‘il, à la longue, une osmose possible entre ces sous-cultures dans les pays d’immigration ? Et quel visage cette culture prendrait-elle ?
Par l’observation des influences inter-environnementales, on remarque que c’est particulièrement l’environnement technologique qui sape petit à petit les fondements de l’environnement culturel. Il n’y aura plus, bientôt, de culture nationale ni de conservation de son patrimoine, puisque la technologie, par le réseau internet, non seulement met à la disposition de tous la culture de chaque pays, mais permet l’accès à des cultures diverses. Il n’y aura plus qu’une culture globale, ou mondiale si l’on veut, avec des approches caractéristiques à des régions que l’on déterminera suivant les besoins de la connaissance.
Intelligence Culturelle : faculté de faire émerger des connaissances au départ de déductions, d’inductions ou de conclusions issues de recherches ou d’analyses de connaissances déjà acquises.
5 – L’ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE :
L’environnement économique c’est surtout l’ensemble des mouvements économiques concernant la production, la consommation, les ventes internes et externes, les études et analyses concernant les PNB, PIB, etc…
Des critères économiques, seront pris en considération lors d’études et de recherches, comme :
Ø  L’évolution des prix,
Ø  La croissance des revenus, ou leur stagnation,
Ø  Le taux d’inflation, dont la conséquence principale est de pousser le consommateur vers des produits moins chers, les points de vente les plus compétitifs,
Ø  Le taux de croissance de la production,
Ø  Le taux d’emploi : population active, chômage, recyclage, marché noir, etc…
Ø  Les volumes de consommation,
Ø  L’exportation, (production locale totale ou transformée),
Ø  L’importation des produits de consommation ou d’utilisation, important facteur riche en information permettant l’établissement de stratégies Marketing,
Ø  Le PNB, PIB, etc…
Ø  Les voies et moyens de Communications,
Ø  La Communication, en général, prise sous tous ses aspects,
Ø  L’étude des dépenses des consommateurs qui ne sont pas seulement liées au revenu mais également à l’épargne et au crédit,
Ø  Le développement du crédit qui est un des principaux facteurs de croissance de l’économie nationale, puisqu’il permet à de nombreux consommateurs d’acheter au-delà de leurs ressources, et c’est ce qui a permit la création de nouveaux emplois,
Ø  Etc…
Mais les facteurs qui nous intéressent plus spécialement, ici, sont aussi de trois niveaux d’importance, et qui vont nous permettre de mieux comprendre le comportement de l’environnement humain :
Ø  Le facteur de revenus financiers : c’est ce facteur qui va déterminer l’accès et le choix des produits achetés.
Ø  Le facteur des dépenses mensuelles : c’est l’obligation de régler les frais d’entretien et de maintenance de vie classique : factures, loyer, alimentation, etc…
Ø  Le facteur de l’épargne. C ‘est un facteur de décision et surtout de choix. En premier lieu, l’épargne représente le « bénéfice » du mois de travail, après avoir réglé les frais fixes, et isolé les montants d’entretien. Ce « bénéfice » sera divisé en deux : la première part restera à la banque, (quand les conditions le permettent), en prévision d’un futur incertain, et la seconde servira aux frais de loisirs : sorties, voyages, vacances, habits, cadeaux, etc…
Nous pourrions peut-être, proposer les équations suivantes :
Ø  Si le revenu est supérieur aux dépenses (R>D) l’épargne individuel se crée,
Ø  Si le revenu est inférieur aux dépenses (R<D) la dette s’installe et crée une boule de neige dont les conséquences sont graves au niveau individuel et même national,
Ø  Si le revenu est égal aux dépenses (R=D) une situation d’insatisfaction, et peut-être d’angoisse, peut apparaitre.
L’environnement économique reste un environnement influençable en lui-même, par les apports, ici encore, de la technologie. Beaucoup de produits font leur apparition et apportent avec eux de nouveaux rapports qualité-prix de plus en plus en faveur de l’individu.
Au lu de ce qui précède, la question de la véracité et de la crédibilité de la définition proposée par différentes sources de l’Intelligence Économique se pose :
Ø  Intelligence Économique, qui se définirait comme l’aboutissement, l’organisation des diverses disciplines liées à la recherche et à la gestion de l’information dans le but de cerner précisément l’environnement concurrentiel de l’entreprise.
Ou
Ø  L’Intelligence Économique serait-elle la capacité des nations de créer des systèmes de production et de distribution de produits et de biens en fonction de la demande[8] des marchés ?
6 – L’ENVIRONNEMENT TECHNOLOGIQUE :
Notre époque est principalement caractérisée par un développement technologique accéléré et unique. Le XXe siècle a été qualifié du terme le siècle de la vitesse et le XXIe aura toutes les chances d’être surnommé le siècle de la technologie. Quelqu’en soit le qualificatif choisi, la technologie exerce une profonde influence aussi bien sur les entreprises que sur le comportement de l’individu.
Dans le premier cas, ce développement va inciter à pratiquer des politiques d’innovations à tous les niveaux, et permettre d’appliquer des méthodes de plus en plus scientifiques.
Dans le second, celui de l’individu, le problème semble plus grave : la technologie va-t’elle trouver des suppléants à l’homme ? Dans cette dimension, comprenons bien ce qui se passe : la technologie facilite à l’extrême, la vie de l’homme et, d’une certaine manière, le rend plus paresseux dans le sens où l’effort mental se réduit petit à petit favorisant (peut-être) le reflexe comportemental physique. L’exemple le plus marquant est montré dans l’observation des étudiants qui inconsciemment se rassurent d’éviter les échecs grâce à Internet. Puisqu’Internet est un immense espace d’information et, à la limite, un merveilleux et complet mode d’emploi, retomber sur ses pieds est plus garanti qu’auparavant. Pourquoi donc, alors se casser la tête ?
Il serait dangereux pour la civilisation de considérer que ce XXIe siècle puisse devenir le siècle de la paresse !
Les principales dimensions de l’évolution technologiques sont :
Ø  L’accélération du progrès technique,
Ø  L’innovation sans limites,
Ø  L’accroissement des budgets de recherches,
Ø  La réglementation croissante de la technologie, (lois, normes de sécurité et de santé, etc…),
C’est l’environnement qui connaît, d’autre part, un bouleversement perpétuel constant et continu en ce qui concerne l’état et l’évolution des techniques et matériels de production. Il ne peut donc être fixe ni dans le temps, ni dans l’espace, ni même dans le produit qu’il fabrique et auquel il donne naissance.
S’il offre l’avantage de la découverte et de l’application de nouvelles manières de produire plus et plus facilement, grâce à un équipement de plus en plus modernisé, et d’offrir des coûts de production inférieurs, il n’en n’offre pas moins des inconvénients majeurs, et dont le moindre est le changement rendant obsolète le matériel de pointe.
Ce qui nous intéresse de considérer c’est, tout d’abord, le facteur dit de « computérisation » ou ce phénomène envahissant de l’ordinateur, non plus au niveau professionnel, mais bien à celui de la maison. On assiste de plus en plus au fait que l’ordinateur s’infiltre dans la vie quotidienne. Cela aurait pu commencer par le fait du père de famille qui s’équipe d’un PC afin de poursuivre son travail chez lui, puis par celui des enfants d’abord intéressés par la technologie des jeux puis par celui d’Internet.
Mais cela va encore plus loin. Il existe des « programmes » qui font « marcher » la maison par une diffusion d’instructions aux différents objets fonctionnels : réveil matin, électro-ménager, sécurité, éclairage, etc…
D’autre part, un autre facteur commence à s ‘introduire fortement dans les industries nationales : la robotisation, ou le remplacement de la main d’œuvre humaine par la machine. Cela fait déjà plusieurs années que beaucoup d’industries fonctionnent au moyen de robots, principalement l’industrie automobile où la main-d’œuvre humaineest réduite à sa plus simple expression. Cela veut-il dire qu’un jour l’Homme sera inutile ? Inactif ?
L’environnement technologique, s’il a un rôle d’influence important sur les autres types d’environnements, n’en est pas moins influençable par les exigences de plus en plus contraignantes des consommateurs. Ces derniers agissant sur une forte demande de produits plus fonctionnels, plus «libéralisant », vont agir sur l’évolution des techniques de production.
Intelligence Technologique : capacité d’une entreprise à choisir et à utiliser la technologie comme moyen de développement et d’évolution
7 – L’ENVIRONNEMENT INSTITUTIONNEL OU POLITICO-LEGAL :
Cet environnement est représenté par toutes les institutions officielles étatiques, qui créent l’ensemble des lois et des règlements relatifs à la société, à la production, la distribution, la vente, l’exportation, etc… de tous les produits. Il est aussi reconnu sous le nom d’Environnement Légal, puisque ces institutions contrôlent les normes de production, de qualité et de sécurité qu’elles imposent dans le cadre de la protection des consommateurs et des entreprises.
C’est un environnement qui affecte de plus en plus les décisions commerciales. Le système politique et son arsenal législatif, réglementaire et administratif définit le cadre dans lequel les activités sont mises en œuvre. Il est de plus en plus appelé à intervenir fréquemment dans la vie de la consommation, de la production et de la qualité de vie. Son intervention est surtout marquée par les politiques de crédits, les taxes et impositions et les principes de protection de la production nationale.
Cet environnement, dans le cadre qui nous intéresse, comporte trois facteurs, (encore !) :
Ø  Le facteur Loi : où les règlements de vie en société régis par l’Etat et les institutions concernées,
Ø  Le facteur Législation : où le besoin en nouvelles lois pour développer les relations économiques et sociales internationales,
Ø  Le facteur Droit : où les droits de chacun doivent prévaloir.
L’environnement politico-légal est peu influençable par l’apparition de nouveaux produits à caractères d’influence sur le comportement, car aucun produit ne peut être un facteur de lois. Par contre, il est très important de considérer que les propriétés nouvelles, les implications et les effets de produits de conception nouvelle, les ingrédients utilisés (particulièrement dans la production des médicaments) peuvent agir sur la décision de créer des lois de protection de la société, comme cela a été le cas lors du vote des lois contre l’utilisation, en France et en Europe, d’hormones dans l’élevage des poulets et des bovins, abandon d’éléments de conservation à tendance cancérigène, etc…
Intelligence Institutionnelle :
-        Pour mieux réguler les systèmes et organisations dans un monde en réseau[9],
-        Ensemble d’Intelligences relatives aux institutions
-        Intelligence d’Entreprise
Intelligence Légale ou Intelligence de la Loi : Capacité d’un système de droits et d’obligations, de régulariser des comportements d’individus ou d’entreprises conforme à des intérêts personnels ou collectifs dans une optique de protection.
Intelligence Politique : faculté de concevoir et d’appliquer des procédures ou des plans en fonction d’intérêts idéologiques, nationaux, d’entreprises ou personnels.
8 – L’ENVIRONNEMENT ECOLOGIQUE, (OU NATUREL) :
L’espace de vie, cet environnement naturel qui nous entoure et qui procure les principes mêmes de la vie, représente surtout ce cadre dont nous avons besoin et sans lequel nous ne serions pas. C’est à cause de la grande activité industrielle, que l’on a commencé à s’inquiéter sur les conséquences de l’activité industrielle sur le cadre naturel. Comme exemple, nous pouvons citer la catastrophe de Tchernobyl, l’émanation de gaz toxiques par certaines usines de transformation, l’effet de serre, le réchauffement climatique, etc…
La nature, qui est la source de toute vie, doit être protégée aussi bien des déchets industriels que des déchets individuels que la voirie a dans beaucoup de pays, des problèmes à faire disparaître. Ceci devrait faire appel à une plus grande responsabilisation individuelle. La pollution fait rage et est la source d’épidémies souvent ravageuses.
On parlera donc de responsabilité sociale.
Intelligence Ecologique : capacité d’un environnement à se protéger contre la pollution issue aussi bien des déchets individuels ou industriels et de régénérer un système de vie équilibré et autoprotectioniste.
9 – L’ENVIRONNEMENT PROFESSIONNEL :
Cet environnement consiste surtout dans l’appartenance à des types de profession bien déterminée. Etre ingénieur, médecin, avocat, c’est appartenir à des ordres qui ont une culture, des règlements qui servent à protéger une conception de vie professionnelle, à la développer et à l’entretenir.
Dans cet environnement professionnel, diverses relations s’établissent et influencent constamment le comportement social puisqu’il est, lui aussi, souvent, entaché de « compétitivité » professionnalo-sociale. Cette influence va principalement agir sur le choix et la décision d’action dans le cadre particulier d’un certain conformisme social. « Faire comme tout le monde » mais avoir sa propre personnalité, c’est-à-dire ses propres critères de choix et d’action.
Intelligence Professionnelle : faculté issue de l’expérience professionnelle tirée d’une seule activité, permettant d’appliquer des méthodes de travail éprouvées,
10 – L’ENVIRONNEMENT DE TRAVAIL :
Cet environnement concerne particulièrement le lieu de travail, l’Entreprise qui emploie. Quand une Entreprise engage un personnel, elle insère différentes politiques dites « de personnel » afin de créer un certain bien-être physique et psychologique adéquat et dans le but de maximiser la participation des effectifs humains qui composent sa principale ressource stratégique.
Dans cet environnement, les relations qui vont s’établir sont de trois sortes :
Ø  Celles ayant rapport avec l’administration de l’Entreprise et qui sont fortement marquées par le respect de la hiérarchie. Sans vouloir vraiment parler de niveaux de relations, notons que dans beaucoup d’Entreprises la relation est entachée du principe « autorité suprême – état de soumission » plus ou moins lourde à supporter. Dans ce cas l’influence est directe et la pression constante.
Ø  Celles ayant rapport avec les pairs, où les relations d’influence sont plutôt marquées par des rapports d’équilibre. Cependant, c’est un niveau où les conflits sont souvent observés, et souvent courants. Les rapports de force, d’influences et de recommandations sont en constante opposition et d’importance. Ils créent des tensions sociales lors d’évaluations et de promotions. Des facteurs de déception, de mécontentement, d’avis différents, d’opposition de conception des choses, des jalousies, etc… qui apparaissent et rendent les relations inter-sociales tendues ou difficiles.
Ø  Celles ayant, enfin, rapport avec les subordonnés. Elles ressemblent à celles de l’administration, mais où la pression se fait parfois plus sentir dû au fait de l’exécution des tâches. Cependant, il est important de noter que dans ce cas précis, les relations entre pairs subordonnés sont de quatre catégories : professionnelles, sociales, de complicité et d’intimité. C’est à ce niveau que les influences sont plus marquées car elles se rapportent le plus souvent aux conditions de vie beaucoup plus qu’aux conditions de travail. Prenons, par exemple, le cas extrême du mécontentement. Par complicité et par solidarité, il se répand rapidement. Dans ce cas on parlera beaucoup de sociabilisation organisationnelle car dans le règlement des conflits, la direction des Ressources Humaines devra prendre en considération le fait que le conflit, s’il existe entre deux individus, a une solution qui concernera aussi l’ensemble du personnel.
Dans cet environnement, l’Intelligence Relationnelle est le principal catalyseur de coopération et de coordination aussi bien des activités que des relations humaines.
Ainsi, dans cet environnement les relations inter-personnelles vont se classer en plusieurs types distincts :
Ø  Les relations professionnelles d’échanges d’information ou de techniques de travail, de coopération, d’assistance et de coordination des efforts,
Ø  Les relations sociales qui réunissent les employés entre eux sur un sujet aussi bien interne, (conditions de travail, etc…), qu’externe et qui aboutissent souvent sur des relations extra-professionnelles, c’est-à-dire les fréquentations hors lieu de travail. Ceci se traduit par la fréquentation de mêmes lieux de loisirs et la participation dans des activités communes,
Ø  Les relations personnelles d’amitié, donc un échange plus profond entaché de confiance et d’estime socio-culturo-professionnel,
Ø  Les relations de complicité qui se traduisent particulièrement par l’adoption d’une même attitude face à un problème individuel ou commun. Cet dans ces relations que naissent les accords d’arrêt de travail pour grèves, revendications ou manifestations quelconques. Elles sont souvent sources de conflits professionnels et hiérarchiques,
Ø  Les relations d’intimité ou l’établissement de liens personnels.
Ø  Les relations conflictuelles, dont nous avons parlé plus haut, et mises en relief par des rivalités internes de postes, d’autorité, de pouvoir, de responsabilités, de chevauchement de tâches, etc…
Dans cet environnement, la note la plus importante est celle ayant rapport au phénomène enseignement – apprentissage. Au contact des autres, chacun peut développer ses connaissances, ses compétences et ses aptitudes tout en diffusant son propre savoir. Le facteur de rectification des procédés personnels de travail ainsi que les non moins importants d’auto-correction et d’auto-adaptation engage l’individu a une auto-évolution constante, basée sur sur une auto-évaluation constante. Apprendre soi-même et apprendre aux autres directement ou par observation sont des phénomènes observables couramment, mais à des niveaux différents dépendant de la volonté d’échange établie entre les membres d’une même équipe, d’un même groupe ou de l’ensemble des ressources humaines.
11 – L’ENVIRONNEMENT DES LOISIRS :
L’environnement des loisirs qui, par excellence, est un environnement de défoulement, de relaxation, d’oubli mais surtout de distractions et d’évolution culturelle personnelle. Mais il est trop souvent teinté aussi de défis, d’image personnelle, mais aussi de conception de vie et de choix plus libre. D’où le sentiment total d’indépendance, de liberté de choix et surtout l’esprit d’aventure qui dicte une forte prise de décision en faveur d’un type de loisirs particulier.
Dans cet environnement certains facteurs agissent sur le comportement et la prise de décision :
1.        L’emploi et les conditions qui s’y rapportent,
2.      L’état et l’évolution des conditions de vie individuelle et/ou collective,
3.       Le niveau et la qualité de vie,
4.      Les lieux de loisirs et leur sélection en fonction de leur fréquentation,
5.      La disponibilité de revenus substantiels ou suffisants à l’accessibilité de produits variés aussi bien dans leur valeur que dans leur qualité,
6.      La disposition, ou la prédisposition à l’achat,
7.      La pollution,
8.      La santé,
9.      Etc,
12 : L’ENVIRONNEMENT DE CONSOMMATION :
Cet environnement est aussi, et peut-être, celui qui porte une très grande influence sur le comportement de l’individu. Ce dernier se trouve constamment en contact avec différents types de produits et services de fonctionnalité et de qualité différente aussi bien que de leur pays d’origine. Suivant l’état de ses revenus financiers, il n’a accès qu’à une simple catégorie de produits ou de services et tente d’en acquérir de meilleur au prix de sacrifices et de privations. Ici encore, rappelons que les produits et services appartiennent à des catégories différentes et qui s’obtiennent différemment :
Ø  Ceux qui ont une fonctionnalité certaine, et qui s’adressent avant tout à l’individu rationnel,
Ø  Ceux qui sont conçus et qui s’achètent en fonction d’une image sociale
Ø  Ceux qui servent à faciliter les tâches quotidiennes, comme l’électro-ménager automatique et l’ordinateur professionnel,
Ø  Ceux qui ne concernent que les loisirs et dont le but est le défoulement, la relaxation mais qui souvent font appel à la performance et à l’endurance,
Ø  Ceux qui sont recherchés en fonction de rivalités diverses,
Ø  Ceux qui sont achetés par les autres,
Ø  Etc…
C’est la technologie de pointe qui, concevant des produits et services nouveaux, élève le niveau de vie et plus le produit est performant, plus le service est complet, plus l’individu a une tendance certaine à vouloir se l’approprier.
Notons aussi un point important : le style de vie importé. Ainsi, au contact des produits, et des marques étrangères, non compris les marques et produits étrangers fabriques localement, une culture de vie différente est importée. Ainsi, beaucoup de jeunes veulent vivre à la mode américaine, ou adoptent d’autres styles de vie (extrême-orientale principalement) avant de revenir aux traditions nationales qui, si elles ne sont pas totalement reprises, influent sur le comportement individuel.
Pourrait-on alors parler de personnalité de consommation en ajout à la personnalité des consommateurs ?
13 – L’ENVIRONNEMENT GEOGRAPHIQUE :
Environnement très proche de l’environnement écologique, il se distingue par la nature du pays : montagnes, plaines, bords de mer ou mixte et par des caractéristiques climatiques. Les facteurs qui s’y découvrent sont assez nombreux, mais distinguons ceux qui ont une influence directe :
Ø  Le facteur de distances entre d’un côté le lieu résidentiel et le lieu professionnel et de l’autre le lieu de résidence et celui des loisirs. Il prend donc en considération principalement la variable temps et celui de la correspondance des moyens de transports.
Ø  Le facteur des saisons, donc les variables à considérer sont les produits correspondants,
Ø  Le facteur climatique, enfin, qui lui va influencer fortement le choix des produits, et celui des loisirs, mais qui influence surtout les types d’agriculture, donc les types de produits consommables,
14 – L’ENVIRONNEMENT DE L’ENTREPRISE :
Si une Entreprise est affectée par son environnement, la réciproque est aussi vraie : elle affecte grandement cet environnement. Ce dernier est formé de nombreux événements qui sont soit créés par elle, soit subis. L’action de l’Entreprise peut être donc un risque d’événements, (risque positif ou négatif), pour l’entourage dans lequel elle existe et fonctionne.
Les événements que crée l’Entreprise peuvent être imaginaires, impossibles, probables, incertains, avec un impact mineur ou des conséquences majeures.
Mais la présence d’une Entreprise dans une région rurale, lui apporte avantages et inconvénients :
  1. Un développement certain au niveau de l’infrastructure de la région : voies et moyens de transports, extension des lieux de résidences, implantation d’hôtels, augmentation de la consommation en ressources hydro-électriques et en carburants, etc….
  2. Un développement moderne des techniques de télécommunication,
  3. Un développement sensible de l’activité humaine : nouveaux emplois et résorption du chômage régional,
  4. Un développement économique mesurable par l’apparition de petites et moyennes entreprises plus ou moins en relations professionnelles avec l’Entreprise principale existante dans cette région,
  5. Un développement accru de l’activité culturelle : écoles, formation professionnelle, séminaires de tous genres,
  6. Un développement important de la vie sociale par la création de lieux de loisirs, divertissements et distractions, (restaurants, cinémas, clubs, etc…),
  7. Une augmentation de la pollution,
  8. Des conflits sociaux, politiques, ethniques, religieux, etc…
Intelligence de l’Entreprise : faculté d’une entreprise à comprendre, à appliquer, à agir et à réagir, à analyser les informations qu’elle recueille afin d’optimiser ses moyens de réussite et de performance.

[1] Voir glossaire des qualificatifs de l’Intelligence dans cgcjmk.blogspot.com
[2] Intelligence Familiale : faculté d’une famille à comprendre une situation et à savoir prendre des décisions au bénéfice de tous les membres.
[3] Hédonisme = Morale qui fait du plaisir un principe ou le but de la vie, (Dictionnaire Larousse).
[4] (Université de Montréal : Bergeron, 2000, p. 3-4)
[6] MULLER J-L., L‘intelligence sociale appliquée au management : décryptage – in Portail de l’Intelligence Collective.
[8] Cette idée sera développée dans un article en préparation L’Intelligence Economique, une autre dimension. NDA.

octobre 2008, par Jean Heutte

Le présent article suggère que oui et, pour ce faire, il présente une vue d’ensemble des recherches qui ont indiqué certaines voies possibles. Si le bonheur dans la vie est déterminé à un quelconque niveau par certaines caractéristiques d’une personnalité, d’un choix ou d’une attitude qui pourraient être modifiées par apprentissage, il est alors raisonnable de penser que le bonheur peut être enseigné.

Pour les chercheurs intéressés par cette possibilité d’une éducation au bonheur, trois questions se posent.
- Pouvons- nous identifier quelques traits propres aux gens heureux qui pourraient être enseignés à d’autres personnes ?
- Est-ce que ces dernières peuvent apprendre à développer ces traits ?
- Si elles le faisaient, deviendraient-elles effectivement plus heureuses ?

Dans une première publication de trois études (Fordyce, 1977), une série de stratégies pour accroître le bonheur a été utilisée sous différentes conditions ; toutes se montrèrent capables d’augmenter le niveau de bonheur des sujets expérimentaux impliqués. Peu après, Lichter, Haye et Kamman (1980) ont démontré un accroissement du bonheur en utilisant des procédures similaires. Dans un article ultérieur Fordyce (1983) rapportait quatre études supplémentaires réussies que nous avions réalisées (incluant une étude avec suivi d’une durée d’un an). Par la suite, Kowal (1986) (étudiant des patients cancéreux de clinique externe), Wade (1993) (étudiant des professeurs de collège) et Fordyce (1994), dans cinq recherches plus récentes (comparant des classes de collège ayant ou non reçu une éducation au bonheur) ont trouvé des résultats significatifs pour ceux qui avaient été éduqués au bonheur.

UN PROGRAMME DE FORMATION AU BONHEUR

En effet, s’il existe certains traits que possèdent les gens heureux que le reste d’entre nous pourrions apprendre, quels sont-ils et comment pouvons-nous enseigner aux autres à les imiter ?
Un regard rapide aux données recueillies sur le bonheur suggère qu’une telle éventualité soit faible. Beaucoup de données recueillies jusqu’à maintenant semblent associer le bonheur avec le succès, la classe sociale, une bonne santé, l’harmonie familiale, le statut occupationnel, les conditions économiques et politiques, le revenu, le niveau d’instruction et, peut-être le plus accablant de tout, avec des facteurs génétiques, la majorité de ces variables pouvant être difficilement modifiées de façon significative par une personne.
Pourtant, au fil des années, certaines caractéristiques associées à l’atteinte du bonheur sont régulièrement apparues ; ces caractéristiques semblent pertinentes comme base de recherche en vue d’une éventuelle éducation au bonheur.

Le trait fondamental Un : être plus actif et demeurer occupé

De nombreuses études montrent que les gens heureux sont activement impliqués dans la vie. Selon ces recherches, les personnes heureuses remplissent leur vie avec de l’activité et, plus important encore, ils passent plus de temps que la plupart des autres personnes à faire des choses qu’ils trouvent agréables et amusantes.

Cinq types d’activités tirés de la recherche sont présentés comme des principes de base :
- des activités agréables soulèvent plus de bonheur que des activités qui ne le sont pas ;
- des activités excitantes, mobilisantes physiquement semblent générer plus de plaisir que des activités sédentaires et tranquilles ;
- des expériences nouvelles tendent à soulever plus de bonheur que des expériences familières ;
- des activités sociales génèrent plus de bonheur que des activités solitaires ;
- une démarche significative est plus satisfaisante que des divertissements triviaux.

Le trait fondamental Deux : passer plus de temps à socialiser

Une donnée solidement établie dans la recherche accumulée sur le bonheur et la satisfaction de vivre est celle de l’importance jouée par le lien social sur le bonheur personnel. En effet, la majorité des études ont rapporté qu’une vie sociale satisfaisante était le facteur le plus contributif au bonheur.

La plus grande partie de l’impact de la vie sociale sur le bonheur d’un individu repose sur des relations proches et intimes. Les études sur ce sujet nous apprennent que les gens heureux présentent un haut degré de participation à des activités sociales, autant à un niveau formel (organisations, clubs, associations, etc.) qu’à un niveau informel (amis, voisins, collègues de travail, famille étendue, etc.) et que ces interactions contribuent à créer des sentiments importants de satisfaction, de soutien et d’appartenance qui ajoutent à leur sensation générale de bonheur.

Le trait fondamental Trois : être productif dans un travail significatif

Dans la recherche, le bonheur et la satisfaction de vivre ont souvent été associés avec un travail significatif et une activité productive. L’enseignement sur ce sujet commence par une revue de la quantité impressionnante de recherches en sciences humaines qui montrent comment la satisfaction de vivre peut être liée à un emploi satisfaisant et, plus spécifiquement, jusqu’à quel point les gens les plus heureux semblent intéressés et satisfaits par leur travail.

Le trait fondamental Quatre : mieux s’organiser

La recherche sur les gens plus heureux a souvent montré qu’ils sont bien organisés, qu’ils ne remettent pas les choses au lendemain, qu’ils sont efficaces et qu’ils planifient. Une telle organisation ne se manifeste pas seulement dans leur approche quotidienne de la vie, mais aussi dans leurs projets à long terme et dans leur sentiment d’orientation dans la vie. Les gens heureux semblent savoir où ils veulent s’en aller et ils semblent posséder les habiletés organisationnelles pour leur permettre de le faire.

Le trait fondamental Cinq : arrêter de se tracasser

L’une des découvertes majeures sur les gens heureux est qu’ils se tracassent beaucoup moins que la majorité des gens. Ainsi, dans nos cours, nous présentons l’inquiétude comme l’ennemi de base du bonheur ; c’est l’attitude qui mine le plus le bonheur de la personne moyenne. Les étudiants sont réintroduits à l’interdépendance entre les concepts de temps et de bonheur. Parallèlement à la discussion antérieure (que le bonheur d’une personne est proportionnel à la quantité de temps investi dans une activité plaisante), le message est maintenant que le bonheur d’une personne est inversement proportionnel à la quantité de temps passé dans des pensées négatives.

Comme l’inquiétude quotidienne est la forme la plus courante de pensées négatives, on demande aux étudiants de répertorier quotidiennement leurs inquiétudes. Après plusieurs semaines, une analyse du pattern des préoccupations individuelles démontre en général à l’étudiant : a) que la majorité des inquiétudes ne se réalisent jamais et que b) la majorité des préoccupations sont très souvent au-dessus de la capacité de contrôle d’une personne. De tels exercices tendent à démontrer aux étudiants la futilité des inquiétudes.

Le trait fondamental Six : bien ajuster ses attentes et ses aspirations

Cette leçon porte sur le rôle que jouent les attentes quotidiennes, ainsi que les ambitions à long terme sur le bonheur. Elle repose sur un des principes de base de la psychologie (confirmé dans la documentation scientifique sur le bonheur) : notre degré de satisfaction dans la vie ne repose pas seulement sur ce qui nous arrive, mais aussi sur ce que nous anticipons. Tenant compte de la recherche, nous centrons l’attention des étudiants sur quatre points cognitifs spécifiques qui démontrent comment les attentes, les aspirations et la réussite affectent le bonheur :

- Ne pas s’organiser pas être désappointé. Ici, nous soulignons la donnée la plus fondamentale de la « théorie des attentes » : des attentes élevées sont rarement satisfaites et conduisent généralement à la déception, alors que des attentes modérées amènent souvent à plus de satisfaction que prévu. De telles déceptions ou satisfactions ont un effet cumulatif sur l’évaluation d’une personne quant à son niveau général de bonheur.

- Les cultures industrielles surestiment le rôle que joue le succès sur le bonheur. Même si le succès semble apporter une contribution au niveau général de bonheur, la recherche indique que son impact (ainsi que son effet à long terme) est relativement mineur (particulièrement lorsqu’on le compare à d’autres facteurs plus influents sur le bonheur, comme la qualité d’une vie familiale et sociale). Des aspirations visant la réussite ne semblent pas rapporter autant que plusieurs d’entre nous le pensons.

- Le bonheur, dans la majorité des cultures modernes, est faussement perçu comme résultant d’une vie réussie et, parce que le succès est quelque chose qui est généralement atteint tard dans la vie (et seulement après plusieurs années de sacrifice et de travail ardu), la plupart des gens, sans le réaliser vraiment, perçoivent le bonheur comme quelque chose qu’ils doivent remettre à plus tard, attendant que cette réussite se réalise enfin. Les gens heureux ne tombent pas dans ce piège culturel. Ils n’attendent pas pour être heureux. Ils voient que « le bonheur est une façon de voyager plutôt qu’un lieu à atteindre ». Nous suggérons ici, comme nous le faisons souvent avec les traits fondamentaux, que le secret d’une vie plus heureuse repose généralement dans le présent et non pas dans un futur différé et incertain.

- Les gens heureux obtiennent ce qu’ils veulent parce qu’ils veulent ce qu’ils sont capables d’avoir ! L’évidence montre que les gens plus heureux ont tendance à choisir des objectifs à l’intérieur de leur capacité, obtenant du fait même succès après succès. Les gens malheureux, eux, présentent des ambitions presque impossibles à réaliser et perçoivent leur vie comme une série d’échecs. Le bonheur semble plus associé à des succès dans des objectifs que l’on peut atteindre qu’à des échecs dans la quête des étoiles.

Le trait fondamental Sept : développer une pensée positive et optimiste

Une pensée positive et optimiste est peut-être le trait le plus caractéristique des gens heureux qui a été rapporté dans la documentation scientifique. Tenant compte de cela, il faut comprendre la relation entre une attitude optimiste et positive et le bonheur : le bonheur d’une personne est perçu comme étant grandement déterminé par le genre de pensées qui habitent son esprit durant une journée. Plus ces pensées sont plaisantes, plus une personne éprouvera des émotions positives.

Le trait fondamental Huit : être orienté dans le présent

Longtemps reconnu comme une caractéristique majeure de l’actualisation de soi, la recherche a trouvé que les personnes heureuses sont très « orientées vers le présent », c’est-à-dire qu’elles investissent plusle présent et semblent extraire un maximum de plaisir de ce qu’offre chaque jour.
Le bonheur est beaucoup plus disponible dans « l’ici et maintenant » que dans le « là ou ensuite ». Les gens heureux semblent mieux apprécier leurs journées que les gens malheureux, surtout parce que leur attention n’est pas colorée par les regrets et les ruminations par rapport au passé ou par les inquiétudes face au futur.

Le trait fondamental Neuf : travailler sur une personnalité saine

En dépit de la critique sociale occasionnelle qui avance que toute personne qui est heureuse dans la société d’aujourd’hui doit « avoir perdu la raison », les résultats dans ce domaine (utilisant pratiquement tous les instruments et tests cliniques standardisés disponibles) ont démontré que les gens heureux sont très sains mentalement et significativement plus libres de symptomatologie et de plaintes psychologiques que la population en général.
Quelques principes de santé mentale de base :
- aimez-vous,
- acceptez-vous,
- connaissez-vous,
- aidez-vous.

Le trait fondamental Dix : développer une personnalité engageante

En plus de l’optimisme, le trait de personnalité le plus rapporté chez les gens heureux est l’extraversion. Ainsi, surtout parce que le bonheur apparaît plus élevé pour ceux qui jouissent d’une vie sociale active : il est important de devenir une personne plus sociable, plus engageante, tant sur le plan cognitif (en expliquant l’importance de l’extraversion comme voie majeure à une vie sociale plus heureuse) que sur le plan comportemental (en termes de techniques comme sourire davantage, reconnaître les autres, initier la conversation, ainsi que d’autres options qui permettraient d’élargir leurs contacts sociaux).

Le trait fondamental Onze : être soi-même

Les recherches de personnalité portant sur les gens heureux rapportent qu’ils ont tendance à demeurer eux-mêmes. Des termes comme « naturel », « spontané », « authentique », « sincère », « à l’aise », « honnête », « expressif », « franc », « réel », « ouvert », ainsi de suite, apparaissent souvent dans la documentation scientifique.

Le trait fondamental Douze : éliminer les sentiments négatifs et les problèmes

Ce trait fondamental est introduit comme avertissement par rapport à tout le reste du cours sur le bonheur. La plus grande partie du contenu éducatif de ce cours s’adresse à une assistance « normale », libre de difficultés psychologiques significatives.

Le trait fondamental Treize : les relations intimes sont la première source de bonheur

Les sondages internationaux ont traditionnellement montré que, de tous les facteurs étudiés, les liens du mariage et de la famille se sont avérés la plus importante source de bonheur, quel que soit le revenu ou le niveau social ; des décades de recherches sur le bonheur l’ont aussi confirmé : « les relations proches sont la première source de bonheur. »

Le trait fondamental Quatorze : valoriser le bonheur

Le trait fondamental final s’intéresse à la place qu’accorde une personne au bonheur dans ses priorités générales. Les gens les plus heureux semblent accorder une plus grande valeur au bonheur, au bien-être subjectif et à des concepts similaires que ne le font d’autres personnes.
En effet, plusieurs personnes heureuses font du bonheur leur plus importante préoccupation dans la vie, alors que les gens plus malheureux tendent à faire peu de cas du bonheur.
De plus, les gens heureux semblent avoir beaucoup réfléchi à leur bonheur, comme en témoigne leur capacité à en donner des définitions plus adéquates. Ils ont une intuition plus pénétrante sur les sources fondamentales du bonheur, une plus grande sensibilité aux émotions heureuses et une meilleure appréciation de celles-ci dans leur vie. Le point ici est que l’atteinte du bonheur peut bien être liée à l’importance du désir d’être heureux et à la valeur que quelqu’un lui accorde.

P.-S.

Fordyce, M. W. (1997) ÉDUCATION AU BONHEUR , Revue québécoise de psychologie, vol. 18, n° 2, 1997 Edison Community College (États-Unis)

Traduit et adapté de l’anglais par Pierre Cousineauhttp://www.rqpsy.qc.ca/ARTICLE/V18/…

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