Category: Le coach



L’origine de la fonctionmo1

Une distinction entre « intelligence collaborative » et « intelligence collective » apparaît progressivement au sein des entreprises depuis quelques années : l’intelligence collaborative et la cohésion opérative comporte les processus de l’entreprise, les informations manipulées par ces processus et les fonctions qui traitent les informations et son optimisation et l’intelligence collective et la cohésion sociale et créative comporte la création de lien vers le plus haut potentiel de l’entreprise. Dans ce contexte, la fonction de maîtrise d’ouvrage en mobilisation de l’intelligence collective et collaborative émerge et se structure de façon à assurer progressivement la responsabilité du système de transformation profond et de son organisation, en s’appuyant sur un maître d’œuvre interne ou externe à l’organisation.

Maîtrise d’ouvrage stratégique et social.

Le maître d’ouvrage stratégique et social (parfois appelé maître d’ouvrage commanditaire, ou simplement maître d’ouvrage) est le responsable politique de l’activité qui s’appuie sur la mobilisation globale des intelligences  en émergence. Il s’agit donc d’une (ou d’un ensemble de) personne(s) qui ne sont pas des professionnels de la mobilisation de l’intelligence collective et collaborative de l’organisation. Le maître d’ouvrage opérationnel (parfois appelé maître d’ouvrage délégué, voire aussi simplement maître d’ouvrage) assiste et accompagne le maître d’ouvrage stratégique dans l’exercice de sa fonction. C’est un professionnel de la mobilisation de l’intelligence collective coach ou consultant interne ou externe à l’organisation. Il peut faire parti de la direction de la transformation de l’organisation.

Les activités de la maîtrise d’ouvrage opérationnelle

Les activités de la maîtrise d’ouvrage opérationnelle concernent : les projets d’évolution de l’intelligence collaborative et organisationnelle : c’est historiquement la première activité qui est structurée pour déployer le système collaboratif : cette activité a pour objet de piloter les systèmes en exploitation et de garantir le bon fonctionnement au quotidien la gestion de l’évolution de l’intelligence d’ensemble. Cette activité a pour objet le pilotage de l’articulation des plans d’évolution, en particulier autour des idées récentes d’urbanisation.  Habituellement, les équipes de maîtrises d’ouvrage opérationnelle sont rattachées aux différents responsables d’activités (« responsables métiers »).


Complexité de l’intelligence collective

IC

L’intelligence collective est d’une grande complexité et incertitude dont personnes n’imaginent un instant le comment sa mise en place est possible. C’est une véritable

ingénierie sociale et opératoire de longue haleine dans un but de transformer la psyché groupale et donc la culture d’un groupe, équipe, organisation. Elle part du principe que le changement se fait à partir de la demande autonome et responsable des individus (éthique et déontologie).
Mobiliser l’IC met en place une sorte de contagion dont l’objectif est la transformation totale et durable d’une organisation pour le bien-être de tous. Chaque organisation doit inventer par elle-même sa propre façon de faire et prendre conscience collectivement d’où elle vient et où elle va. C’est à partir de cette prise de conscience que le désir collectif et la création d’une tension créative mobiliseront les ressources et lèveront les obstacles. L’ensemble des stratégies de l’organisation émergeront et convergeront vers une vision commune.

A partir de cette étape, la totalité des talents et des valeurs pourront incarner le changement dans un grand plan d’actions impliquant et construit par tous. Le bien-être de la cohésion sociale et les contraintes collaboratives de la cohésion opératoire seront acceptés comme moyen et moteur de réussite vers une performance consciente de son environnement.

Nous vivons les prémices du chaos de la transformation. Toute notre société est entrain sans savoir de s’auto réorganiser.

Alors, oui c’est hypercomplexe car cela demande une hyperconscience du changement en cours. Et ça ce n’est pas facile de prendre conscience de choses qui nous restent aveugles pour le moment.

L’intelligence collective une affaire avec soi

Ainsi, l’intelligence collective a, ça de bien, c’est quelle révèle la véritable nature de chacun, l’authenticité et les valeurs que nous incarnons. Les tricheurs sont dévoilés et ne peuvent résister à cette force créative, libre et collective. L’intelligence commune nous connecte à notre profondeur et à cet espace des possibles, lieu où toute Co-création naît.

Avec le rétablissement de la relation à l’autre, face au vaste champ de complexité et d’incertitude de la réalité nous pouvons collectivement: oser nous aventurer vers le changement, oser trébucher pour apprendre car nous sentons un soutien, oser incarner un rôle que l’on aime, oser exprimer ses idées, oser partager et échanger sans être jugé, oser, oser,…. oser sans la peur d’être sanctionné par une hiérarchie. S’adapter c’est chercher de nouvelles voies, s’aventurer avec curiosité vers des choses qui peut sembler impossibles, créer du neuf et du nouveau.

Il est vrai de considérer la confiance en  soi comme une affaire personnelle, un trait psychologique forgé dans l’enfance. Mais ce trait ne joue pas seul, car la confiance en soi est aussi une affaire de relation avec autrui, de champ social et culturel dans lequel nous voyageons et de reconnaissance sociale. la confiance dans le nous puise et entretient une espèce d’harmonie, de consensus, de résonance et de partage de poursuite des enjeux et objectifs de groupe.

Cette confiance est faite de respect mutuel, de talents révélés, de répartition des rôles de chacun et des tâches vers un objectif commun. Un groupe n’est jamais aussi fort et soudé que lorsqu’il se sent attaqué. Il arrive qu’il se transcende dans une solidarité exceptionnelle du début à la fin d’un challenge avec une sensation d’invincibilité innée. Dans ces moments particuliers c’est le groupe qui s’organise de lui-même et c’est la volonté du groupe qui joue, au lieu d’un leader qui tire le groupe.

Cette volonté porte à se dépasser et à côtoyer d’autres frontières  et limites, juste qu’au bord d’une zone au delà des émotions, du ressenti individuel et qui permet d’atteindre une sérénité dites des « Dieux ». Une sorte d’état de grâce accompagné d’une incroyable sensation d’agilité et d’un état exceptionnel de conscience collective et individuelle.

Ceux qui se sentent investis dans la tâches et leurs talents le font sans dommage, alors que ceux qui sont investis dans l’ego risquent de se brûler les ailes et d’être rejeter du groupe. C’est pour cette raison qu’une chaîne de commandement basée sur l’ego et non la tâche ne peut en aucun cas atteindre cette zone de transformation, de confiance et de cohésion d’ou  émerge cette intelligence cohésive, solidaire et d’invincibilité sereine.

La marque principale des groupes performants et solidaires tient à la confiance qu’ils ont en eux et dans le nous, à l’estime de soi sans faille. Le groupe est là pour gagner, les participants le savent et rien ne peut ébranler cette croyance forgée dans leur enfance et confirmée par les réussites passées.

L’art de prendre conscience du collectif (de l’importance d’un coach collectif)

L’art de savoir  prendre conscience des intuitions collectives et de les décrire est une des qualités importantes du coach en intelligence collective. Nous avons tous ce savoir en nous, il suffit de le développer.

Elle fait appel à un état de conscience élargi qui accueille la totalité du champ d’informations en soi sans aucun filtre lié aux croyances, sans volonté aucune et sans jugements. Elle s’obtient souvent à partir d’une intention de non agir au travers d’une posture basse, impersonnelle, généreuse et de silence, dites de métacommunication emphatique et bienveillante. Cette posture ressemble à une posture de sage.

C’est un peu comme écouter la musique du chant collectif en soi, y voir des symboles émergents communs ou ressentir le champ social créé suivant une intention pour la circonstance. Avec un état de réceptivité suffisant il est donc possible de lire la cognition collective, de la transformer en informations et de la communiquer sous forme de question.  Cette question favorise ainsi les éveils et prises de conscience, les intuitions fulgurantes, donne accès aux zones aveugles de notre psyché collective en toute autonomie. Chacun y faisant le voyage mental qu’il souhaite en toute liberté au sein d’une zone de confiance ainsi créée. C’est dans cette zone de la conscience collective que les co-créations se réalisent grâce à la mobilisation de l’IC.

Ce pouvoir d’écoute et d’influence collective sans une clarté d’intention collective peut vite tomber dans le champ de la manipulation si une éthique et déontologie stricte n’est pas respecter.

Débloquer nos organisations grâce à l’intelligence collective

Le monde d’aujourd’hui requière un mode supérieur d’intelligence collective. Les technologies se développent, nous rendent dépendant et peuvent réduire notre capacité à réagir collectivement. La taille des projets augmentent et leur complexité,  la vitesse est devenue l’enjeu même des transformations, l’incertitude de l’environnement  remet en question de façon permanente nos organisations, nous sommes donc soumis à une nouvelle dictature, celle de l’agilité, souplesse et fluidité. Alors même que les acteurs ressentent de moins en moins l’urgence de changer, veulent leur confort, refusent le risque, parlent de leur droit et sont inquiets quand on évoque le devoir.

Nos organisations sont bloquées dans leurs évolutions par la hiérarchie et le vieux paradigme de la décision et du pouvoir pyramidale. La structure place les gens dans des cases organisées de façon verticales, étanches pour éviter les contagions et pour manipuler plus facilement. Pour retrouver de l’agilité, il est utile de casser ce vieux paradigme de la décision en développant des dynamiques transversales en mode projet autonome hors contrôle de la chaîne de commandement.

Les architectures collaboratives des organisations proposent de changer de paradigme et d’adopter celui de l’intelligence collective. Intelligence collective désignant cette capacité des organismes à s’adapter aux évolutions de leur environnement dans un but de maximiser leurs chances de survie.

Le comportement collectif s’organise en même temps que se développe une vision collective partagée de la situation et donc de ce qu’il faut faire. Or cette vision collective structure l’architecture de l’organisation par les nouvelles règles communautaires qu’elles adoptent pour son nouveau fonctionnement. Ce ne sont plus les acteurs qui gouvernent les organisations, ce sont les organisations qui gouvernent le comportement des acteurs.

Le mode naturel de la collaboration en milieu incertain n’est pas de la manipulation d’un groupe par un acteur, ce mode est l’essence même de l’intelligence de l’organisation. C’est une activité coordonnée de plusieurs acteurs pour réaliser une œuvre commune. Une collaboration peut être plus ou moins intelligente en fonction des acteurs partageants ou non les mêmes stratégies de survie collective. En somme collaborer c’est partager un modèle du but que l’on poursuit en commun.

Les architectures collaboratives des organisations sous-tend une idéologie, c’est à dire une logique d’actions: celle de la collaboration et non une logique de direction et de décision, c’est à dire une vision centrée sur les dirigeants issue du paradigme révolu de décision.

Quand une idée suppose un changement dans l’architecture de l’organisation, elle suscite évidemment force négociations, discussions, voire polémique dans les équipes. L’idée passe par différente phase de maturité qui vont petit à petit la transformer, l’améliorer, voir la tuer. Une fois qu’elle aura passé tous ces stades, elle entrera à son tour dans la culture collective.

Si nous voulons accélérer l’adoption d’une idée, nous devons donc mobiliser l’intelligence collective et ne pas faire à la place. Il  ne viendrait pas à l’idée d’aucun entraîneur d’équipe de foot de prendre la place d’un joueur pendant une partie. Pourtant le coach a un rôle essentiel dans la réussite de son équipe. Le leader doit se placer dans une posture de coach qui doit faire réussir son équipe en la prenant comme elle est, et en l’amenant là où elle rêve d’aller. Réussir un projet complexe consiste à faire réussir les autres.

L’organisation adoptera rapidement l’idée si elle se persuade qu’elle contribue à l’atteinte de son but, au but que ses membres partagent: la survie collective. L’enjeu du leader n’est pas d’insister sur sa propre idée, mais d’agir sur les mécanismes qui vont booster l’intelligence de l’organisation pour qu’elle s’adapte et l’adopte.

L’intelligence collective d’une organisation, sa capacité à adopter les bonnes idées qui vont lui permettre de se développer plus vite que les autres, est le résultat de son niveau de technologie organisationnelle. Il faut une spécialisation des rôles, une allocation des richesses et talents, des règles collectives qui favorisent à la fois l’apprentissage et l’innovation. Nous ne pouvons pas diriger l’organisation, elle se dirige toute seule, elle s’auto-organise, ou plutôt s’auto-réorganisé.

Si l’on arrive à mobiliser les acteurs sur une idée, alors l’accélération de la diffusion de cette idée peut être phénoménale. Toute l’énergie que les acteurs auraient mise pour lutter et freiner à l’éclosion de l’idée est utilisée pour la faire réussir.

Comment développer une architecture collaborative au sein d’une organisation donnée ?

1er étape:
Changer de point de vue sur les idées et ce qui les fait réussir. Regarder différemment la situation en adoptant le paradigme de l’intelligence collective. Acceptation de règles d’échanges mode IC.

2ème étape:
Travailler sur soi et adopter une stratégie qui cherche à utiliser l’énergie propre de l’organisation plutôt que vouloir la soumettre. Adapter la stratégie de transformation à la nature intelligente de l’organisation actuelle et future.

3ème étape:
Travailler son idée pour qu’elle puisse s’imposer comme but collectif désirable. Faire de son idée collective un objet de désir collectif.

4ème étape:
Agir intelligemment, engager les acteurs dans la quête de ce but et entretenir la controverse pour qu’elle aille le plus vite et le plus profondément possible. L’idée n’est ni de contraindre, ni d’argumenter, c’est de conscientiser par la mise en action. Donc accélérer la transformation par la stimulation de l’intelligence collective.


BATIR UNE EQUIPE

LE COACH

CONDUITE DU CHANGEMENT


Les organismes qui développent de plus en plus de conscience, quelque soit l’environnement dans lequel ils plongent et trouvent des solutions adaptatives, font appel à l’intelligence collective pour survivre. En ce sens la valeur de la conscience et son éveil permettent d’inventer de nouvelles solutions afin de subsister dans un environnement de plus en plus complexe, voir hostile.

La conscience humaine et individuelle ne semble pas capable d’aborder la conscience collective d’un groupe dans son ensemble. Eveiller son état de conscience individuelle, et donc, par voie de conséquence celle de l’ensemble, c’est donc entrer indirectement en contact avec la complexité du système et créer les conditions d’accueil d’une transformation de soi et de l’ensemble, en vue de s’adapter à l’environnement.

Une organisation collective ouvre à chacun des membres du système une multitude de possibilités. Dans un collectif, chaque membre, seul et responsable, doit prendre des décisions dans le champ infini de possibles et de choix. Le choix des décisions dépend sans en avoir conscience de l’intention collective et influence la finalité de l’ensemble. Cela advient bien souvent au-delà d’un raisonnement conscient.

Le processus de raisonnement, d’accès à la connaissance, se crée dans un espace conscient du cerveau, après une compétition acharnée des profondeurs entre les schémas mentaux individuels et collectifs représentatifs de la réalité. C’est la même chose qui semble se produire au cœur de la conscience collective et donc du cerveau collectif. Nos schémas mentaux sont-ils vraiment individuels ou culturels ?

Le traitement émergeant à la conscience individuelle est produit dans un espace profondément non conscient où la raison n’a pas de siège. Face à une situation complexe ou en cas de surinformation, le néocortex décroche pour laisser émerger une action « motrice » dans un espace non conscient. Un espace non conscient (qui sous tend le mental) d’une capacité bien plus grande de traitement, sans contrôle conscient de l’attention. Dans cet espace non conscient, il y a certaines actions que nous privilégions par la manière dont l’intelligence collective associe et organise certaines actions plutôt que d’autres. Les actions émergent dans quelque chose qui se révèle de l’intuition collective. La solution individuelle s‘impose d’elle-même et pourtant font partie de l’ensemble sans que nous en prenons conscience.

L’intelligence collective est l’ensemble des solutions individuelles qui s’impose avec un plaisir collectif et se relève de l’intuition collective.  Elle émerge d’une ambiance harmonieuse dans l’action et donne sens au tout. Cette connexion collective qui englobe le tout se passe dans le lien qui unit chaque individu et l’ensemble. Elle se ressent comme un fluide, un flux, une synergie. L’intelligence collective désigne donc les capacités cognitives d’un groupe résultant des interactions multiples entre des membres ( agents de changement).

Les organisations doivent s’adapter entre l’affirmation de leur identité collective et l’environnement contrariant qui s’impose à eux. Le système cherche à exprimer son identité et son appartenance pour donner un sens à l’action dans une finalité intentionnelle.  Cela pose le principe de l’évolution. Si des agents de changement évoluent, l’équipe évolue, le tout évolue, le système évolue. Des agents au comportement très simple peuvent ainsi accomplir des tâches apparemment très complexes grâce à un mécanisme fondamental appelé synergie créative.

La clarté sur les automatismes et conditionnements provenant de l’apprentissage libère l’esprit et laisse une place importante à la créativité dans la situation d’urgence. En s’appuyant sur ces automatismes, l’esprit ose explorer de nouvelles zones de conscience non encore parcourues. Dans cette exploration, le sens de l’ensemble émerge dans le partage d’une émotion dont le traitement est bien plus rapide que le raisonnement. Nous agissons donc dans l’interaction à la fois en tant qu’individu et en tant que partie de l’action supérieure qui est l’équipe. La créativité s’associe systématiquement à l’émotion et au ressenti (à l’intelligence du corps). L’émotion collective, très contagieuse et plaisante, procède dans un espace non conscient en offrant littéralement des solutions nouvelles à appliquer dans la réalité en action.

La créativité collective fait appel à la créativité individuelle pour agir dans la réalité environnante. Sa capacité à inventer, interagit et émerge dans l’interaction entre les membres d’une équipe et avec le tout. La créativité nécessite un état de conscience particulier pour oser sortir d’une zone de confort et entrer en harmonie. Sans conscience il n’y a point de créativité accrue.

L’intelligence collective, c’est ce qui se passe quand rien n’empêche la psyché groupale de fonctionner. Elle émerge dans l’interaction, le lien à soi et aux autres, pour créer du neuf et s’auto-adapter dans l’action qu’elle représente et auquel elle s’identifie.  Elle se remarque par sa capacité à interagir au sein d’un groupe et avec l’environnement, dans un espace incontrôlable par l’élément le plus simple qui la compose : l’individu. Un individu ne peut influencer seul le système, parce que le système est plus que l’individu. L’individu n’a aucune conscience de la globalité du système. Il y a trop d’interactions entre les membres d’une équipe pour dire à chacun ce qu’il faut faire. C’est dans des règles simples entre les membres que l’intelligence collective s’exprime avec force et sens. Tous les outils favorisant l’interaction entre membre selon des règles simples et élémentaires favorisent l’intelligence collective.

Entre ordre et désordre le système recherche la quête d’une harmonie et d’une stabilité. Une sorte de phénomène de « respiration » lorsqu’elle se manifeste, organise l’ensemble en fonction d’un but en interaction entre chaque individu d’un groupe. L’harmonie interagit avec l’individu, entre les individus et l’ensemble de l’organisation. Le phénomène se joue dans un déséquilibre, entre sécurité et insécurité, pour accéder à un espace collectif harmonieux totalement inconnu des individus. Les individus le sentent mais n’arrivent pas à y mettre de la conscience. Le phénomène reste non conscient aux membres.

Un climat relationnel ne peut être perçu dans le lien qui relie chaque individu d’une équipe. Il est nécessaire  de prendre du recul, de la hauteur pour observer l’ensemble. Un regard trop proche ne permet pas de comprendre la stratégie d’action d’un groupe. Les éléments portés à la connaissance des membres d’un groupe font qu’ils ne possèdent qu’une perception partielle de l’environnement et n’ont pas conscience de la totalité des éléments qui influencent le groupe. L’intelligence collective réfléchit sur elle même et se passe de leaders : la psyché groupale devient le leadership du groupe.

Examiner l’intelligence collective agir entre individus et l’environnement dessine la forme d’un système complexe. Pour comprendre le phénomène, un observateur (méta coach) doit avoir une perception globale du système dans lequel chaque membre ne comprend pas la totalité. Il doit transmettre aux inidividus les informations nécessaires sur le système et où ils se situent en rapport avec la vision d’ensemble et le but à atteindre. Le rôle de l’observateur est donc de  situer l’action de chaque membre d’une équipe au regard de l’interaction. Chaque individu doit connaitre son rôle pour favoriser l’interaction et interagir avec les autres. Lorsque les éléments sont réunis, un réseau relationnel se tisse, il permet de faire converger les actions de chacun dans une stratégie redoutable d’efficacité. L’efficacité du système est la capacité de passer d’une phase (individuelle) à une autre (collective) avec agilité de façon anticipée. C’est avant tout un acte de ressenti et non conscient.

Pour bien comprendre et faire appliquer le schéma de réussite d’une équipe, il faut que chaque membre, ait la capacité de déchiffrer le jeu en action entre le tout, les individus et soi. Un langage souvent assis sur quelques règles simples et élémentaires. Sous certaines conditions particulières, la synergie créée par la collaboration fait émerger des facultés de représentations, de création et d’apprentissages supérieures à celles des individus isolés. Pour déchiffrer ses facultés et le comportement  des autres, afin d’agir ensemble, il faut accueillir de l’information, des signes corporels ou verbaux. L’intelligence collective est avant tout corporelle (inaccessible au conscient) en produisant et en recevant de l’information imperceptible au conscient sous forme de signaux faibles, en décodant les signes pour son équipe. En jouant la transparence, l’efficacité d’une équipe devient opérante.  Le jeu se passe à un autre niveau de compréhension, dans l’esprit de chaque individu, et dans un espace collectif interconnecté, se passant à un autre niveau de conscience bien plus global et collectif. Comprendre et prendre conscience du langage corporel d’un groupe lors d’une émergence de l’intelligence collective rend de grands services au groupe.

L’expression individuelle sera d’autant plus performante que le collectif est performant. Il est important de mettre en harmonie l’expression individuelle avec l’expression collective. Un collectif fort est un collectif qui favorise généreusement les talents complémentaires d’un groupe. Le sens de l’ensemble est une mise en valeur des points forts de chacun. Cela passe souvent par des prises de conscience individuelle et rarement collective. La prise de conscience collective arrive souvent après coup, jamais dans le moment. Le sens de l’harmonie ou de la résolution d’une action collective est très lié avec la sensation du corps et opère de façon efficace, équilibré, sans consommer d’énergie excessive et sans entrave. Le coach ressent souvent cet état particulier de recharge (des accus) lors d’une émergence. Une forte énergie envahit le tout.

Douée d’une volonté, d’une finalité et de quelques règles élémentaires simples, l’intelligence collective émerge dans un comportement global de l’organisation : psyché groupale, cerveau collectif, système. Des procédures et apprentissages répétés conditionnent grandement cette émergence.

L’étude de l’intelligence collective implique aussi l’étude des limites des interactions entre membres de chaque groupe.


Le cercle, processus de décision:

Le cadre:

Processus de choix:

Le double lien:

Le processus chaordique

Notion d’équivalence:

Comment mettre en place la sociocratie:


Qu’est ce que l’hyperconscience ?

L’hyperconscience, çà se vit, çà ne s’explique pas.

Nous inscrivons notre réalité culturelle et professionnelle et le sens de nos actions dans un état de conscience. Cette  conscience est multi- dimensionnelle : il est à la fois une conscience d’être, sensorielle, de soi, hors de soi, de l’autre ou interpersonnelle, une conscience culturelle, collective, émotionnelle, relationnelle, une conscience scientifique et rationnelle, une conscience morale, intuitive, créative et imaginaire, une conscience religieuse et spirituelle,  une conscience de survie, conscience du corps, du cœur et de la tête, etc..

L’hyperconscience est une forme de conscience vaste, pleine et entière, c’est la création d’un pont entre toutes ces rôles de conscience que nous incarnons, l’hyperconscience est en quelque sorte une fusion en soi-même de ces multiples consciences en une seule.  C’est une intégration de l’ensemble des consciences vers une super conscience.

C’est aussi une conscience plus vaste de son inconscient et donc de ces schémas mentaux

Qu’est ce que le coaching transpersonnel ?

Le coaching transpersonnel, c’est un coaching en état d’hyperconscience.

Toutes nos actions quotidiennes sont inscrites dans une conscience collective et groupale. Une sorte de conscience ou tout prend source et au-delà de nos identités. Le coaching transpersonnel est un coaching à la source de l’être, au-delà la pensée symbolique et émotionnelle et rationnelle. C’est un coaching au cœur de la profondeur de l’être. Il se passe dans un espace d’hyperconscience. Il utilise le même type de questionnement qu’un coaching normal sauf que celui-ci se passe dans un état de conscience d’un ordre supérieur.

Qu’est ce que l’intelligence collective ?

L’intelligence collective, c’est l’accès à l’état d’hyperconscience grâce au coaching transpersonnel.

C’est la prise de conscience qu’il existe au-delà de nous une forme d’intelligence invisible qui régit toute la conscience collective dans laquelle nous baignons. Le coaching transpersonnel réalisé dans un espace d’hyperconscience fait prendre conscience de cette forme d’intelligence collective. Favoriser l’émergence de cette forme d’intelligence est un outil de l’hyperconscience.


Le groupe construit un monde intérieur en cherchant une identité collective ayant sa propre psychologie, sa propre conscience collective et son propre inconscient collectif. Il porte en lui un état de conscience résultant des consciences individuelles en jeu au moment de la rencontre et des expériences vécues dans le groupe. Plus son histoire et son monde interieur s’affine vers une vision et un sens qui donne vitalité et énergie au groupe au travers de valeurs, plus le groupe consolide ses bases.

Chaque individu amène au sein du groupe avec lui son état d’être du moment avec toute la vitalité associée aux expériences actuelles positives ou négatives. La première étape consiste donc à chaque rencontre à nettoyer ses scories amenées de l’extérieur, qui appartiennent ou pas aux individus (reflet systèmique).

Puis, laisser la carapace se fissurer avec humilité et patience est indispensable pour créer les conditions d’une consolidation d’un esprit de corps, émotionnel et d’une conscience collective acceptée par tous. Oser aborder les protections, les peurs, les blessures, son système de défense, les stratégies pour obtenir de la reconnaissance et l’amour font partis du chemin vers l’IC. Oser rencontrer ces peurs avec amour et compassion pour soi, consciemment ou inconsciemment, est une des conditions pour laisser éclore l’IC au cœur d’un groupe.

Pourquoi mettre en place des règles ?

Cette bienveillance envers soi invite à ne pas s’imposer de disciplines trop rigides. Les règles d’IC minimales sécurisantes et aidantes indispensables à la bonne marche du groupe vers les sommets doivent être acceptées par tous au fur, à mesure de l’évolution et des difficultés rencontrées dans l’harmonisation des énergies. Il est indispensable que ces règles souples soient appliquées et revendiquées par tous et à tout moment pour le fonctionnement harmonieux du groupe vers l’IC. 

Tout le conditionnement que nous amenons dans le groupe génère une quantité d’attentes, de besoins, d’illusions qui interfèrent en permanence avec la connexion à l’IC en rendant parfois impossible son contact. Or le fondement de l’IC consiste à réorienter l’attention dans le présent pour rétablir l’alignement corps-cœur-conscience en considérant qu’il n’y ait plus rien à revendiquer. Dès que le groupe lâche son emprise dans la véritable connaissance de soi, une sorte de vitalité remplie d’amour provient de cet espace de paix profond au cœur de ‘IC se révélant à mesure du lâcher prise.

La connexion à l’IC passe par une reconnexion à soi, à l’être, à la quiétude, à la joie profonde quand le mental et les pensées n’occupent plus le devant de la scène et doivent trouver une continuité fluide dans l’espace quotidien. Vivre une émergence n’est pas le but en soi, mais bien l’élargissement du meilleur de soi même, dans tous les domaines de son existence et dans l’espace pacifié de notre histoire personnelle. (A la seule réserve que nous ayons la lucidité et l’honnêteté de reconnaitre que sur le chemin notre ego ou nos programmations neuronales conditionnées manipulent cette quête intérieure. Prendre conscience de ce fait est une des grandes étapes d’éveil d’un coach en IC.)

Les règles permettent d’accroitre une vigilance collective des comportements automatiques et conditionnés. Cette vigilance, humilité et compréhension est nécessaire sur ce chemin d’évolution personnel et encore plus en groupe. Trop d’énergie mentale obstruent radicalement l’ouverture à l’être.

Les règles permettent d’être en chemin et son utile que sur le chemin dans l’instant. Il ne sert à rien de les utiliser à posteriori ! La règle est applicable dans le présent et prendre conscience de son utilisation est déjà une forme d’éveil à soi. Et le chemin est juste « laisser faire et laisser », juste devenir l’espace dans lequel émerge un mouvement inconnu de la conscience, juste un total abandon avec ses sens en éveil en se laissant traverser par le flux plus grand que soi de l’intelligence collective. Juste prendre le recul nécessaire pour observer ce qui se joue en soi et au cœur du groupe.

Dans une émergence, un sentiment de détente éphémère est ressenti, quand le petit moi se détourne de ses préoccupations, de ses obsessions. Il est étonnant de voir à quelle vitesse l’esprit retourne à ses activités habituelles dans le mental en échappant totalement à la conscience du sujet et de son ressenti.

L’écueil consiste à vouloir obtenir quelque chose, parvenir à être quelqu’un d’autre, fuir certains aspects de soi-même ou de son environnement alors qu’il est juste question de se tenir là, ouvert, réceptif, contemplatif, se donner à l’instant présent et goûter ce qui est là : notre nature essentielle au-delà de tout jugement.

Parvenir à nourrir cet élan vers l’IC, cette impulsion à vivre l’émergence comme une force directrice est la seule façon de se laisser saisir et savourer l’intense liberté et créativité. Les règles permettent donc de nous aider à focaliser sur l’essentiel dans la concentration d’étendue d’un lâcher prise.

La mode est à l’accumulation d’outils et n’y font rien de plus que remplir de confusion: formation, supervision personnelle ou en groupe, thérapie individuelle, thérapie de groupe, expérimentation, échanges entre coachs. Nous sommes tous curieux d’observer combien l’attention qu’un groupe est facilement absorbée par le désir de maitriser des techniques, des méthodes, d’acquérir davantage de techniques que d’apprendre à se mettre à nu dans sa fragilité, sa vulnérabilité dans le moment présent.

Se remettre en cause face la sécurité qu’apportent les outils « les béquilles » extérieurs à soi, afin de se déconditionner, est indispensable pour entrer dans un espace de lâcher prise total. Cette capacité de remise en cause de soi est admirable parce qu’elle va permettre de développer et susciter un ancrage puissant dans le corps. La grande qualité perceptive qui en résultera sera un appui précieux pour soutenir au sein des turbulences de la vie une vigilance alerte et joyeuse. Avec cet ancrage il sera plus facile d’entrer en conscience dans cet état de fluidité, de liberté, de joie et de conscience collective.

La sagesse nous suggère de se réserver chaque jour un moment de calme propice au vide en soi pour se reconnecter avec soi, à l’intimité avec soi et à l’expression de l’union du groupe.


Création de règles pour aider un noyau de coachs afin d’accroitre la maturité du nous en l’IC.

Création d’un monde intérieur au cœur de la personne « nous » :

La création de la « personnalité du nous » demande un certain nombre d’adaptation, de réglages et d’ajustement avant de lâcher dans l’action le « nous » , du faire et de l’agir dans le monde extérieur. La « personne nous » sera un reflet systémique de l’état de conscience culturel construit et représenté par le « monde intérieur du nous » constitué des consciences individuelles des pairs.

Apprendre l’IC et s’en servir en tant que coach passe par une remise en cause profonde de sa façon d’être présent. Pendant cette phase préparatoire un certain chaos apparait dans le groupe. Les résistances sont en action et le chaos s’installe. Ce qui fait dire « Il n’y a pas d’IC sans chaos ». Accepter le chaos fait partie intégrante de l’IC. L’émergence et la transformation de l’homéostasie apparait souvent par surprise au moment où nous y attendons le moins.  Le coacha donc pour rôle de mettre les conditions en place pour que l’émergence apparaisse.

Un des premiers écueils est le réglage d’un alignement « esprit/cœur/corps » autrement dit entre « le mental/émotion/conscience d’être ». Les coachs passent tous entre différents stades d’échanges « débat/dialogue/émergence créatrice».

Comment passer de l’excellence individuelle (moi je, moi je) à l’excellence collective (nous nous, nous nous) ?

Phasage du passage en IC.

1ere phase: Observer le Jugement (désir, choix, but, frustrations, etc..)

2eme phase: Observer la chronologie du vacillement du jugement et apparition de la conscience d’être (vibration entre mental et conscience, aller retour mental & conscience, début de lâcher prise, réduction des peurs et anxiété, réduction de la projection, suspension du « tu », centration sur le je, l’espace s’élargit, le silence s’approfondit, une forme de liberté émerge doucement, etc…)

Rôle du coach : Intervention extérieur pour le basculement

3 eme phase: Conscience d’être (plaisir, tranquillité, plénitude, présence accrue, fluidité, ouverture, position sans choix, sans désir, sans but, libre d’être. Les mots émergent dans l’instant en harmonie avec le groupe. Un forme d’attention sans tension émerge, intemporel et impersonnel, je suis là !  Elargissement de la conscience.

Rôle du coach : Vigilance et attention


Expériences en IC entre coach:


Nous mettons sans le savoir en place l’intelligence collective et nous prenons conscience du travail intérieur que nous devons mener chacun pour accéder à l’IC. Les expériences que nous vivons dans notre corps sont d’une très grande révélation pour nous. Ce travail vers l’IC est du même ordre qu’une thérapie de groupe. Vous avez certainement perçu ma position de coach durant cette rencontre mensuelle, un peu en retrait et ouvert à ce qui surgit dans le présent.

Entrer dans l’intelligence collective c’est entrer dans l’enfant qui sommeil en soi. Cet enfant sans personnalité, sans choix, sans désir. Une enfant en contact avec le ravissement, l’étonnement totalement présent à ce qui se passe. Ce que nous faisions enfant, c’était totalement par amour, pure joie, pure tranquillité par jeu. Nous étions entièrement pris dans l’acte. Plus rien n’existez que l’acte dans la surprise du moment. Un état d’hyperconscience en plein éveil.


En tant qu’enfant, c’est seulement plus tard lorsque ma mémoire s’est remplie que les choses ont changé. Cet état de plénitude de l’enfance a été enseveli sous toute l’agitation, les désirs, les peurs, les besoins, tout ce qui s’est cristallisé autour de ce qu’on appelle la personnalité.  Tant que je veux faire des choses, çà vient de ma mémoire et engendre de la peur car la pensée voyage du passé vers l’avenir et n’est jamais dans le présent. La peur c’est vouloir refaire le connu.Vouloir, c’est vouloir refaire le connu et donc il est impossible d’entrer dans le champ du possible. Ce genre de vie dans lequel nous nous sommes laissés enfermer a été volontariste.

Notre travail de coach est bien évidemment de se positionner à la périphérie du champ du possible, de le repousser et de se positionner dans cette zone inconnu de soi. C’est comme en groupe en coaching d’équipe pour faire émerger l’IC.

Cet état d’enfermement est celui de l’ego. Or l »égo n’existe pas, c’est une illusion culturelle. Pas un seul ego n’est capable de sculpter ou de courrir. C’est la vie qui le fait, c’est notre corps qui lui est présent à ce qui se passe vraiment. L’ego est un fiction, un concept mental et culturel très pratique pour les modalités et nécessaire pour échanger dans nos structures et systèmes. Échanger en groupe avec l’IC, c’est échanger en dehors de l’ego, c’est échanger en conscience.

Je repensais à nos échanges et notamment à la dualité Mental / Conscience que nous évoquions au sein de la théorie U. Comment les regarder ensemble, en fusionnant le mental et la conscience, de manière alternative dans un lien fluide et présent. Il y a un croisement de regard intéressant à faire, et je pense notamment avec le Masculin /Féminin. Le mental, plutôt symbole de masculin, et la conscience, posture d’accueil, symbole de féminin.

Le mariage ou la communion du mental et de la conscience amenant à un instant de connexion à l’intelligence collective et de création d’IC, comme le mariage intérieur du masculin et du féminin crée le Soi au sens du lien. La pensée devient pure et neuve, elle émerge dans l’inconnu du moment, dans l’instant de la vie. Elle se connecte directement avec les sens en éveil à ce qui émerge en alignement avec l’esprit, le coeur et le corps ou la conscience, le coeur, la volonté.

Dans la vie il n’y a que la vie. Et dans la vie s’est de réaliser que nous n’avons jamais le choix. Quand nous réalisons cela, nous prenons soudain conscience de l’urgence de ne rien faire immédiatement. Laisser venir et laisser faire.

Notre mental saute d’un objet à l’autre. Le mental cherche a remplir le vide avec ce qu’il connait. Quand le regard se pose comme peut le faire un sculpteur ou un musicien, le sujet (lui) et l’objet (sculpture, le violon )s’effacent très vite. Dans l’acte nous sommes rien d’autre que pur regard, pure attention. cela est d’une totale simplicité, et c’est pourtant le plus difficile à comprendre. Car ce n’est pas de l’ordre de la pensée rationnelle. Dans le regard véritable surgit le sujet, l’objet et la perception qui les relie. Un acte de coaching vrai au fond ! Le coaching est un art !

Au fond avec le mental je suis quelqu’un de séparé et cette séparation avec la réelle réalité et le présent me détourne de la reconnaissance de la valeur de l’instant présent. Je suis présent aux pensées dans mon mentale et donc dans le souvenir de ma mémoire et par conséquent absent au présent. 

Chaque pensée est donc en elle même une façon de me rappeler à moi même. Et entre deux pensées, in n’y a rien, pas de moi. La mémoire n’a pas de concept à mettre la dessus. Au fond c’est la base de la pathologie de chacun ou d’un groupe, ce prendre pour quelqu’un de séparé du reste du monde !

L’intelligence collective est une manière de se détacher, de laisser les choses s’en aller. L’expérience de l’intelligence collective est une expérience de pure esprit, libérer du monde, et incroyablement plein de bonheur, de calme intérieur. Un accès à l’Intelligence collective vous fera découvrir des états très beaux et vraiment remplis de plein de sens.

Cette connexion à l’intelligence collective passe par l’apparition d’un merveilleux silence de l’esprit, son immobilité et sa clarté. Avant le jaillissement d’une émergence spontanée dans le moment présent de l’intelligence de groupe, l’effort de tous est dirigé vers l’abandon, dans le développement de la capacité de l’esprit à lâcher prise. Vous gardez votre attention sur le moment présent, au point où vous ne savez même pas quels jours où quelle heure il est. Tout ce que vous savez c’est à quel moment nous sommes justes maintenant.

C’est la grande valeur que l’on donne à ses propres pensées collectives qui est le principal obstacle à l’attention silencieuse en coaching d’organisation. Lorsque le groupe abandonne tout le passé et tout le futur, c’est comme s’ils devenaient vivants et le groupe ressent dans son corps une sensation très particulière de plénitude. Vous êtes ici et vous êtes très attentifs dans une attention soutenue uniquement dans le présent.

Un moyen efficace d’éliminer le discours intérieur de chacun est de développer une attention plus fine sur le moment présent comme nous le faisons en tant que coach: sans but, sans choix, sans opinions, sans but, sans projections, sans appréciations à ce qui se passe. Le collectif regarde chaque moment de manière si serré qu’il n’a simplement pas le temps de commenter ce qui vient juste de se passer. Une pensée est souvent une opinion à propos de ce qui vient de se passer : « ceci est bien », « ceci est grossier », « qu’est-ce que c’était ! », « j’aime ceci », « je n’aime pas cela », etc… Lorsque vous êtes en train de noter une expérience qui vient de se passer ou d’en faire un commentaire, vous n’êtes pas en train de faire attention à l’expérience qu’il est là maintenant.

Une autre technique utile pour développer le silence intérieur et développer l’IC est de reconnaître en chacun de vous l’espace entre chaque pensée, ou entre la période de discussions internes. Observez bien avec une attention aiguisée quand une pensée se termine et avant qu’une autre commence là, maintenant ! Ce lieu est de l’attention silencieuse et l’émergence de l’IC ! C’est pour cette raison que le temps semble ralentir et la mémoire semble vaciller. Les mots, les phrases, les idées émergent dans l’instant sans aucune analyse. Les mots, les phrases, les idées se mélangent dans une grande fluidité en les membres présent vivant l’expérience. Il n’y a plus aucun droit d’auteur ! C’est le groupe qui devient l’auteur de sa création et non plus l’individu.

Cela peut n’être que momentané au début, puis au fur et à mesure que vous reconnaissez ce silence fugace en vous, vous vous y habituez. Et à mesure que vous y habituez, le silence dure de plus en plus longtemps. Vous commencez à apprécier le silence, lorsque vous l’avez enfin trouvé, et c’est pour cela qu’il grandit en vous. L’émergence de l’IC commence donc à l’intérieur de chacun. Le rôle du coach est de mettre les conditions en place pour que cela émerge en chacun de nous et au milieu du groupe. En se rappelant que le silence est timide. Si le silence vous entend parler à propos de lui, il s’évanouit immédiatement.

Le silence est tellement plus producteur de sagesse et de clarté que la pensée, que le coach doit être d’autant attentif à ce qui se passe. Sa présence et sa propre entrée dans le moment présent favorise l’entrée en IC, en cohésion juste par son attitude. Le coach est le vecteur qui emporte le groupe en IC. Lorsque que le coach manifeste en lui un état de silence contagieux et lorsque chaque membre du groupe réalise cela, le silence devient plus important et plus attrayant. La conscience collective aura alors tendance à aller vers ce silence, le chercher constamment, au point où elle ne s’engage dans le processus de penser que lorsque c’est vraiment nécessaire, lorsqu’il y a une raison intuitive collective à cela.

À ce niveau de connexion, on trouve que les progrès arrivent sans effort. Nous devons juste sortir du chemin, laisser tomber et regarder ce qui se passe. L’esprit et la conscience se dirigera automatiquement, si seulement nous le laissons faire, vers cette unité de conscience simple, paisible et très agréable. Ceci est l’unité de l’esprit d’équipe dans l’instant, l’unité dans le calme.

En retirant sagement l’importance que l’on donne à la pensée, et en réalisant la plus grande perspicacité de l’attention silencieuse, nous ouvrons la porte du silence intérieur collectif. Dans cette attention silencieuse du juste maintenant, nous faisons l’expérience d’une grande paix, de joie et beaucoup de sagesse tous ensemble.

Le corps possède sa propre intelligence et c’est dans cette liberté du ressenti immédiat et instantané que réside l’intelligence collective. L’intelligence collective fait que la pensée réflexive n’a plus de raison d’être, la pensée collective arrive à une fin sans connexion au passé et au futur. L’esprit du groupe émerge du vide sans puiser dans la mémoire et le conditionnement, il est neuf et se réunit dans le jaillissement de l’intelligence. L’intelligence de l’équipe est connectée à un état de pure attention à la totalité du mouvement de la vie. Lorsque l’on se connecte à cette intelligence, la conscience gagne en intensité et en longueur, elle entre dans un champ inconnu et pénètre dans les activités quotidiennes avec un regard neuf. Dans cette forme de pensée collective immédiate, il n’est plus nécessaire d’interpréter les symboles, de les analyser, ils sont compris sur le vif et disparaît avec la perception directe de leur actualité. Au début, on peut avoir l’impression de penser et de rêver davantage avec une grande vélocité. La conscience ordinaire passe en mode hyperconscience.

Ensuite, c’est tout le jour et toute la nuit que l’attention opère en chacun de nous. Le domaine du silence s’épanouit dans la conscience avec amplitude. Le sommeil et l’état de veille ne font qu’un seul et même mouvement. Puis il commence à s’infiltrer dans les rêves sans troubler le sommeil.

Plus on est attentif, plus on avance dans la connaissance de soi et plus l’ordre se rétablit dans les registres de la mémoire. C’est lorsque l’être social est « lavé du moi » que ce qui est au-delà de tout conditionnement, du temps et de la pensée entre en existence. L’intelligence est liberté et l’action de la pensée est toujours dans le champ du conditionnement.

Ainsi tout le mouvement collectif de la vie intérieure et extérieure du groupe fait parti du champ de l’attention commune. Il est possible d’entendre, de voir et de ressentir avec intensité en même temps avec la conscience. Cette attention silencieuse est à la fois partout et nulle part en même temps. Une sensation lumineuse peut se produire au niveau du centre du cœur pour les plus sensibles comme une sorte d’ouverture de soi, comme si les barrières de l’ego collectif s’effaçaient pour laisser passer une douce présence que l’on appelle la félicité.

La cessation des activités de la pensée de chacun survient naturellement par l’épuisement du contenu de la totalité de l’inconscient. Quand il y a plus de contenu, le contenant n’a plus de raison d’être ; ceci est la conséquence de la connaissance de soi et du nous. Le nous, nous habite. C’est cette conscience personnelle de soi qui crée des divisions illusoires entre l’esprit et le corps, le penseur et la pensée, le conscient et l’inconscient, immobilité et le mouvement.

La pure attention ne peut pas être orientée, elle n’a pas de direction même si elle vient d’elle-même à se concentrer. La pure attention n’a aucun but. Le désir de tenir un résultat vers un but renforce la conscience personnelle de soi et entretient un état de tension cérébrale. L’effort de concentration, où l’hypnose et ses dérivés, comme la visualisation, peuvent amener une certaine conscience physique qui n’est pas la conscience authentique de l’intelligence collective. Sans une expansion de la conscience authentique, il n’y a pas de renouvellement, pas de sensibilité et de spontanéité donc pas de création. La conscience authentique vient de la pure attention dans le silence de la pensée ; elle ne peut donc être dirigée par un coach. Le coach ne peut que mettre les conditions en place et répandre son état de présence.

La conscience authentique est dans l’état d’unité. La pensée n’est pas intelligence. Le penseur est division, la division entraîne des conflits d’intention. L’intelligence au delà du moi est quand le penseur n’est plus. La totalité de la vie est présente à elle-même dans son unité intemporelle, et présent à la totalité du présent, sans qu’il y ait notion de centre, d’intérieur et l’extérieur.

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