1000 articles – 300 vidéos et fichiers sur l'intelligence collective. Toutes les portes qui ouvrent à l'intelligence et la conscience collective. Plus de 100 démarches vers l'IC, 50 outils collaboratifs, et plus de 500 articles co-création, co-développement, facilitation, agilité, innovation, mobilisation de l'IC, conduite du changement, plus de 100 vidéos et diaporamas bref c'est la caverne d'Ali Baba du coaching collectif.
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La clé de développement de notre institut passe par la création d’uneinfrastructure d’apprentissage efficace. « Clé de développement quipeut être utilisée en toute circonstance comme pour le développement de l’IFIC et en particulier dans nos micros-projets personnels, professionnels ou relationnels ou encore dans le contexte professionnel, amical ou familial. »
Voici 8 fondements de base pour développer les principes d’intelligence collective et de conscience collective des diverses technologies sociales :
1 Création d’un noyau dur apprenant :
Ce noyau dur (de 3 à 7 personnes) au sein de l’IFIC ou partout ailleurs doit refléter au mieux l’ensemble de l’IFIC pour donner un sens; des chercheurs en IC, des enseignants apprenants, des industriels de la production et du service soucieux de développer l’apprenance, des chefs d’entreprise, des coachs praticiens du collectif, formateurs en technologies, des consultants en organisations, des bénévoles du monde solidaire, des thérapeutes, des clients curieux, des sportifs de la zone, des spirituels ouvert et non dogmatiques, etc. Bref ce noyau dur est composé de passionnés dont la raison d’être est de contribuer à l’émergence de l’intelligence collective par la pratique.
2 Pratiquez, pratiquez, pratiquez :
Pratiquez les outils sociaux partout où nous avons les deux pieds en dedans et en dehors de l’IFIC:
Professionnel : Produire une performance d’excellence dans son environnement immédiat dans un contexte collectif et introduire de nouveaux outils, processus, règles favorisant l’IC au quotidien.
Personnel : être un agent de changement reconnu par l’exemple et être son propre leader par un développement personnel de qualité. Reconnaitre l’importance d’un travail sur soi. Pratiquez quotidiennement des exercices favorisant votre feeling, votre perception du tout, votre finesse.
Relationnel: Améliorer la qualité relationnelle entre tous par la réflexion, le dialogue et l’action. Connaitre et intégrer les outils de communication avancée et les principes de base invariants des technologies sociales. Se créer aussi ses propres outils.
3 Trouver des terrains d’exercices et des outils :
Sans s’exercer rien ne peut émerger. L’IFIC est un excellent terrain d’apprentissage. Apprendre les nouvelles technologies, en découvrir, les tester, repérer les outils les plus efficaces en fonction du contexte et pratiquez sur des terrains d’exercice partout où vous le pouvez. Partagez vos retours d’expérience et feedbacks comme un jeu d’entraide et faites-vous superviser pour affiner vos approches.
4 Créer une architecture d’apprentissage en interne :
Sortez de l’IFIC est pratiquez. Quel que soit le lieu, créez un noyau apprenant entre copains, amis, agents de changement, passionnés, en famille, en couple. Détectez les environnements favorisants les espaces de réflexion, de partage, d’entraide, d’engagement. Participez, créez et favorisez ces lieux en présentiel ou à distance au travers de vos micro-projets ou vos communautés. Exercez-vous tout le temps.Et dans votre quotidien tout simplement.
5 Des principes partagés et un objectif :
Incarner une raison d’être de l’IFIC et une vision qui rassemble. La qualité de l’objectif et de l’intention dépend du contenu de l’IFIC et de la qualité des liens que nous partageons tous ensemble. Construire l’objectif sur les aspirations les plus élevées de l’ensemble des membres.
6 Incarnez notre passion et notre raison d’être :
L’auto-organisation ne s’organise pas toute seule, elle implique de créer activement ses propres conditions d’évolution. Impulsez, inspirez ne suffit pas si personne ne tient le tout.Créez et investissez-vous dans un espace qui vous passionne et vous inspire par exemple les micro-projets IFIC. Organisez-vous et partagez avec les autres espaces et créez du lien avec tous les espaces de façon transversale. Nommez la personne qui tient le tout.
7 Centrez-vous sur les perceptions et que les perceptions :
Repérez les « Que puis-je apporter ? » et les « Que puis-je prendre, recevoir ? » et les répartir dans les espaces IFIC (pionnier, apprenants, actions, ou étendu). Plus l’espace est élevé en terme d’expérience plus le don est important. Impératif pour conforter une organisation comme l’IFIC :
1. Apport d’un don initial à l’IFIC d’un capital intellectuel partagé qui donne le ton (qui suis-je et qu’est-ce que j’apporte ?).
2. Instaurez des pratiques partagées permettant de percevoir (les principes de base)
3. Reconnaitre et apprécier les contributions de chacun au champ de connaissances communes.
8 La création de valeurs et un capital
Créez le capital intellectuel et relationnel de l’IFIC et proposez des programmes de formations aux nouveaux outils et méthodes. Participez ensemble aux programmes d’ingénierie sociale pour accompagner ou coacher les organisations. Contribuez à promouvoir l’IFIC par la circulation des compétences et le renforcement de l’IFIC.
Le développement des archives en accès libre, défendu par les mouvements pour l’open access, et de l’auto-archivage des publications scientifiques sont significatifs des besoins de la recherche scientifique en terme de communication et de diffusion. Permettre à tous l’accès aux publications scientifiques semble être un élément favorisant la visibilité des travaux de recherche et cela sur une échelle de temps beaucoup plus courte qu’au travers des processus classiques de publication. L’open access en particulier fait l’objet de nombreux débats transverses à toutes les disciplines scientifiques et nécessite d’être cadré et pensé dans le contexte historique de la publication scientifique. Cette nouvelle pratique de l’édition scientifique est symptomatique des modifications sociétales induites par l’accès libre aux contenus partagés intentionnellement sur l’Internet, et se rapproche donc des débats sur le téléchargement gratuit, la diffusion des œuvres et la protection des droits d’auteurs.
Open access. source: http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Open_Access_PLoS.svg
ArXiv : réponse de l’open access face à la lenteur de la publication
L’année 1991 marque la naissance d’ArXiv, le 1er serveur de prépublications électroniquesd’articles scientifiques en open access. L’objectif de ce site était la mise en ligne par les auteurs de brouillons d’articles ou d’articles scientifiques en cours de publication. Très rapidement une demande d’archivage à long terme des articles sur ArXiv s’est manifestée révélant un réel besoin dans ce domaine.
L’avènement d’ArXiv marque le début des initiatives favorisant l’open access comme des alternatives à la diffusion de l’information scientifique et technique par les seules maisons d’édition. Nous verrons que les initiatives vers l’open access, sans avoir forcément pour but de concurrencer les maisons d’édition, doivent souvent leur apparition à un manque de la part des maisons d’édition ou bien à un besoin. ArXiv, par exemple, pallie la lenteur du processus de publication en rendant les textes accessibles à tous pendant le long processus de publication. A l’heure où les avancées scientifiques sont internationales et se réalisent par petits pas rapides, l’accélération de l’accès aux nouvelles publications était nécessaire pour l’émulsion de la recherche à l’échelle internationale.
La diffusion gratuite des découvertes reste la méthode la plus efficace pour résoudre les problèmes communs à l’intérieur d’une discipline scientifique donnée. Richard Barbrook
Néanmoins, ArXiv apparait aussi parfois comme le moyen de contourner les abonnements auxquels il est nécessaire de souscrire pour accéder aux publications. L’utilisation de cette base de dépôt de prépublications comme une base en open access met en avant la difficulté qui peut être rencontrée pour accéder aux publications lorsque l’utilisateur ne fait pas partie ‘une institutions bénéficiant des moyens nécessaires à l’obtention des abonnements aux revues les plus indispensables.
Le motif même de la publication scientifique est pourtant la diffusion de résultats, de données dans un contexte d’avancées scientifiques et techniques internationales.
L’open-access soutenu par les institutions et les gouvernements
Le mouvement de l’Open access est né dans les années 1990 d’une mobilisation de la communauté savante (chercheurs, bibliothèques…) en faveur d’un accès libre et gratuit à l’information scientifique de manière à faciliter la diffusion et le développement du savoir. Plus tard ce mouvement s’est considérablement amplifié. Il a ensuite été soutenu par des prises de positions officielles émanant d’un grand nombre de fondations scientifiques, de responsables d’universités et de gouvernements au travers de déclarations internationales.
Le premier mouvement se déclarant explicitement de l’open access fut le mouvement Open Archives Initiave (OAI) en 1999. Il fut suivi, 3 ans plus tard, du Budapest Open Access Initiative (BOAI), de la Déclaration de Budapest pour l’accès ouvert, de la charte ECHO, lalettre ouverte des chercheurs appelant à la constitution d’une « Public library of Science », la déclaration de Bethesda pour l’édition en libre accès. Les objectifs de ces initiatives sont l’accès libre aux publications scientifiques sans aucune restriction et l’archivage à long terme.
Conférence sur l’open access 2011 http://www.berlin9.org/
De très importants organismes de financement de la recherche jouèrent également un rôle en définissant des politiques imposant aux chercheurs qu’ils financent de diffuser librement et gratuitement les articles qu’ils publient (le Wellcome Trust en Angleterre en 2003, le National Institute of Health -NIH aux USA en 2005 et depuis peu le Fonds Wetenschappelijk Onderzoek en Belgique).
AVIS DE L’ACADÉMIE DES SCIENCES CONCERNANT LA COMMUNICATION SCIENTIFIQUE DIRECT
Texte adopté par l’Académie des sciences le 5 juillet 2005
Du fait de ces prises de positions institutionnelles et gouvernementales, plusieurs sites institutionnels de dépôts de thèses et d’articles furent créés et depuis début 2011 la plupart des établissements utilisent le dépôt des thèses de doctorat sur le serveur thèses-en-ligne (TEL) qui permet aussi l’auto-archivage en ligne des habilitations à diriger des recherches (HDR).
Vous êtes seul juge de sa diffusion sur internet. Vous pouvez décider de cette diffusion tout de suite (dès la soutenance), ou après une période dite d’embargo […] A partir de la date que vous aurez déterminée, le texte intégral de votre thèse sera automatiquement accessible depuis :
- le catalogue Sudoc
- le catalogue des bibliothèques de Paris-Sud 11
- TEL(Thèses en ligne), partie dévolue aux thèses de HALarchive ouverte pluridisciplinaire de la recherche française
- DART Europe: E-theses Portal, catalogue des thèses électroniques européennes (18000 thèses de 300 Universités de 19 pays fin 2010)
- Depuis toutes les bases qui auront décidé de moissonner les références issues de STAR selon le protocole OAI
Cette diffusion sera assurée par la bibliothèque : une fois la Demande d’hébergement de fichier électronique remplie, vous n’avez aucune autre démarche à faire auprès de HAL ou TEL par exemple.
Vous avez le droit de changer d’avis sans avoir à vous justifier dans un sens (finalement vous faites une demande d’hébergement) ou dans l’autre (vous demandez le retrait par lettre recommandée avec accusé de réception à l’adresse suivante : Université Paris Sud 11, Bât. 300, 91405 Orsay cedex).
TEL est un environnement particulier de l’archive ouverte pluridisciplinaire (HAL) destiné au dépôt et à la diffusion d’articles scientifiques de niveau recherche, publiés ou non. HAL, quant à elle, est une plate-forme commune de dépôt de publications et d’écrits scientifiques issue d’unaccord inter-établissement signé en 2006 par l’ensemble des universités et des Grandes Ecoles par l’intermédiaire de leurs Conférences, et les organismes de recherche que sont le CEMAGREF, le CIRAD, le CNRS, l’INRA, l’INRIA, l’INSERM, l’Institut PASTEUR et l’IRD. Néanmoins, le pourcentage de scientifiques français déclarant déposer leur texte sur les archives ouvertes est encore relativement faible (voir le premier article MyScienceWork sur les usages des scientifiques).
Une carte du développement des archives ouvertes dans le monde devrait être mise en ligne en juin 2011 en remplacement de sa version bêta: http://www.openaccessmap.org/#
De plus, en 2005 le congrès américain et la chambre des représentants ont voté une loi qui impose que les articles rendant compte de recherches financées par les organismes dépendant de l’état fédéral soient disponibles en accès libre pour tous (après un délai). Les exigences politiques ont obligé les éditeurs scientifiques à se soumettre à cette loi. De la même manière au Royaume Uni, le comité de la maison des sciences et technologies a recommandé la mise en place de plateformes d’auto-archivages institutionnelles sur lesquelles les scientifiques subventionnés par ces institutions devront obligatoirement déposer une copie de leurs publications.
L’open access : vers une nouvelle pratique de la communication scientifique
La rémunération du travail d’édition en open-access se pose alors comme la question centrale. Mais pour discuter de cette interrogation, il est au préalable nécessaire de distinguer deux tendances selon lesquelles se décline l’open access.
Dans le premier cas, dit « la Voie verte », les auteurs et leurs établissements prennent en charge l’auto-archivage, c’est-à-dire le dépôt dans des archives ouvertes (AO) à la manière des établissements belges qui ont développé des répertoires institutionnels (ex : ORBI de l’uni liège,DIAL de l’Université catholique de Louvain, DI-fusions de l’Université libre de Bruxelles). Il y aurait aujourd’hui plus de 1400 AO dans le monde (une carte mondiale des répertoires institutionnels est disponible). D’après Heather Morrison, l’auto-archivage aurait augmenté de171 % entre début janvier et fin mars 2011 ! Dans ce cadre, le dépôt des articles se fait sous forme électronique sur un serveur de l’institution, celui-ci étant librement et gratuitement accessible au monde entier via l’Internet. L’auteur conserve ses droits mais concède à l’institution et aux lecteurs un certain nombre de droits (copie, téléchargement, partage, lien…) Par contre dans le scénario où le scientifique ne publie ses résultats que sur des archives institutionnelles, sans passer par un travail d’édition classique, il faut alors trouver le moyen de contrôler la qualité des textes soumis ainsi que l’homogénéité des formats. Cependant, en général, et c’est le cas pour les archives Belges citées au-dessus, le dépôt en archives institutionnelles se fait en parallèle d’une soumission de l’article à une revue d’édition classique dont les termes à propos des droits d’auteurs le permettent.
La croissance de l’open access entre 1993 et 2009. Source: M. Laakso et al. PLoS ONE 6, e20961 (2011)
Dans le second cas, dit « la Voie d’or », la publication passe par des plateformes d’édition d’une revue en open access (ex : Public Library of Science PLoS ONE, PubMed pour les travaux en biologie et en médecine développée par le gouvernement américain, OpenEdition pour les sciences humaines et sociales francophones: revues.org, Biomed Central, Scielo au Brésil…). Ces revues en open access se financent, pour la plupart, selon un modèle dit inversé dans lequel les frais de publication –puisqu’il en est forcément– sont à charge de l’auteur ou de leurs institutions et non plus à charge de l’abonné qui peut dès lors accéder gratuitement aux documents. Le prix moyen d’une publication sur PloS ONE est 1350 dollars.
[..] il semble bien que la solution qui nous semble la plus évidente, la plus naturelle parce que la plus proche de la tradition, le paiement à la consultation (« pay-per-view »), soit un échec commercial à chaque fois qu’il a été mis en œuvre par un éditeur. Il semble bien que ce mode de consultation, qui titille aussi beaucoup les éditeurs grand public pour des raisons évidentes, soit inadapté aux usages et besoins des chercheurs et des étudiants. [...]
La publication numérique analyse M. Minon, n’est jamais « gratuite ». Toute la question est de savoir qui la finance : l’utilisateur ou le producteur. La question du financement « par l’aval » ou « par l’amont » de la publication scientifique est en effet cruciale, parce qu’elle implique au premier chef des acteurs différents : un financement par l’amont équivaut souvent à la mise en place de structures éditoriales au sein des universités et organismes de recherche ; structures financées sur fonds publics et prenant en charge le travail que font habituellement les sociétés d’édition. C’est dans cette perspective que l’accès à l’information peut-être gratuit pour l’utilisateur (mais pas obligatoirement), contrairement à ce que peuvent proposer des éditeurs commerciaux contraints de tirer leurs revenus de la distribution de l’information. L’opposition entre financement en amont ou en aval mise en valeur par Marc Minon doit cependant être modérée par la conscience que l’édition scientifique commerciale n’est pas un secteur économiquement autonome : nombre de textes publiés dans ce cadre sont fortement subventionnés par le secteur public…
Comme exemple d’archive institutionnelle performante nous pouvons citer Archimer, l’archive institutionnelle de l’Ifremer, qui depuis 2005 offre un ensemble d’outils bibliométriques et plus d’une base de dépôt en open access à ses membres. Depuis septembre 2010, les membres de l’Ifremer ont l’obligation de déposer leur publication sur Archimer qui recense à ce jour plus de80 % des publications de cette institution qui a par ailleurs favorisé la diffusion de données océanographiques à tous.
La question de la qualité des contenus s’est évidemment posée au moment du début des mouvements pour le libre accès. Dans ce domaine plusieurs solutions sont disponibles. Tout d’abord l’évaluation par les pairs est tout aussi possible en open access qu’avec l’édition traditionnelle tant est que suffisamment de scientifiques de toutes disciplines adhèrent au système. L’open access propose aussi des solutions d’évaluation en aval ; c’est-à-dire après publication (open peer review, independent review). Dans ce dernier cas, deux voies se dégagent : soit l’évaluation est faite par des pairs soit via un système de commentaires et de notations mis à la disponibilité des lecteurs qui peuvent alors collaborer à l’évaluation du texte. De nombreuses initiatives ont développé ce genre d’évaluation, comme par exemple Faculty of 1000 (F1000), une base de dépôt en open access et surtout une plateforme de post-reféré sur laquelle des experts membres du comité jugent de la qualité d’une publication (de biologie et de médecine) après que celle-ci soit publiée.
De plus, des indices de notation des revues en open access ont aussi été développés et montrent que certaines de ces revues se positionnent plutôt bien et offrent un contenu de qualité. De fait, la qualité du contenu des publications en open access est donc véritablement fiable bien qu’il soit toujours intéressant pour un lecteur de s’intéresser au procédé d’évaluation mis en place autour des textes qu’il consulte.
Projections vers l’avenir
Force est de constater que des crises importantes ont ébranlé les éditeurs scientifiques depuis quelques années en parallèle de quoi les attentes morales et commerciales de leurs ‘clients’ imposent l’évolution de leur pratique. La question est donc de savoir si nous allons vers la fin des maisons d’édition ou bien si celles-ci vont s’adapter aux nouveaux outils et aux nouvelles exigences personnelles, institutionnelles et gouvernementales. D’un autre côté, une nouvelle adaptation de l’édition favoriserait une meilleure socialisation de la science via les outils collaboratifs. Il est aussi nécessaire de permettre aux usagers de se réapproprier leurs publications. Pour cela, il serait bénéfique à tous de permettre aux auteurs l’accès à des données sur l´impact et le taux de diffusion de leurs publications. Par exemple, les auteurs pourraient prendre connaissance du nombre de personnes ayant lu un article mais aussi des commentaires que l’article aurait suscités ainsi que des autres articles que ces lecteurs ont lus ou jugés intéressants. Tout cela s’inscrit dans un besoin de personnalisation de la bibliographie ce qui, par ailleurs, pallierait le manque d’organisation dans la pratique de la bibliographie exprimée par de nombreux scientifiques.
En parallèle de l’open access, de nouvelles pratiques sont peu à peu apparues dans le travail de recherche scientifique :
- e-science (collaboratif, participatif) :Open Labs, Open Data (datasets, protocoles de recherche, résultats bruts d’expérimentation, cahier de manip 2.0)
- les réseaux sociaux scientifiques (Research gate, MyScienceWork)
- les réseaux sociaux institutionnels
- blog de chercheur (33%), microblogging (conference reporting)
- social bookmarking (plateforme de partage de références bibliographique : Mendeley,citeUlike, Connetea, 2collabs, zotero, Citeulike + ZeitGeist = CiteGeist), endnote, bibtex + journal picks
Ces divers outils feront l’objet d’un prochain article sur MyScienceWork détaillant les nouvelles pratiques des scientifiques.
En conclusion, les besoins de la communication scientifique montrent que l’open access est une chance à saisir afin de maximiser la visibilité de la recherche pour un impact plus important et plus rapide des résultats scientifiques. Il est en effet probable que la mise en ligne simple et rapide des résultats de la recherche favorise l’interdisciplinarité et accroisse l’audience et la visibilité d’un auteur. En outre, les revues en open access devraient apporter une meilleure transparence des processus pre- et post-publication pour une meilleure appropriation d’un article par ses auteurs.
Le développement de l’open access fait partie d’un processus d’intégration des nouvelles pratiques de l’Internet menant la recherche vers une meilleure socialisation des pratiques scientifiques vitale à l’air du trop-plein d’information. Cette nouvelle pratique de la diffusion scientifique répond à un besoin mais aussi à des inquiétudes exprimées quant à l’intégrité des éditeurs scientifiques les plus importants (voir notre article MyScienceWork sur l’édition scientifique).
Les débats autour de l’accès libre aux publications font partie de ces nombreux débats opposant les législations protégeant les droits d’auteurs des biens informationnels et culturels à l’ouverture au libre accès par exemple le téléchargement musical, les logiciels libres et les journaux d’actualité et quotidiens. Il faut s’attendre à de nombreux remaniements de la société vis-à-vis de l’ouverture des médias numériques ainsi qu’une adaptation des métiers et des outils. Dans le cas de l’édition scientifique ce sont des sociétés très importantes dont le fond même est remis en cause et qui résultera soit en une refonte du système de publication au sein des maisons d’édition soit à leur disparition au profit de nouveaux modèles économiques.
* Les journaux en open access sont nombreux et la tâche de les énumérer est complexe car les formats sont multiples. Le chiffre de 6000, qu’avance Heather Morrison, utilise une définition très large du journal en open access. Il est parfois critiqué. Nous avons retenu une barre inférieure de 1400 pour les différentes estimations du nombre de journaux en open access.
[9] Defrosting the digital library: Bibliographic tools for the next generation web, Hull, D., S. R. Pettifer, and D. B. Kell, PLoS Comput Biol 4 (10), (2008), DOI:10.1371/journal.pcbi.1000204
[13] Open Access and Scholarly Communication: What new librarians should know, Information Studies Department Colloquium: « What new librarians should know about open access and scholarly communication », UCLA, 2010, http://www.youtube.com/watch?v=0XRSY61gdyY
MyScienceWork blog est dédié à l’édition de billets d’actualité autour de la recherche professionnelle multidisciplinaire. La ligne éditoriale consiste à réaliser une toile autour de thématiques scientifiques. Par exemple la recherche en nanotechnologies peut être expliquée du point de vue d’un biologiste, d’un chimiste, d’un physicien mais aussi par celui d’un sociologue, d’un philosophe etc. Approfondir les différentes facettes d’une discipline pour la rendre plus riche et donc complexe est le challenge relevé par l’équipe de MyScienceWork.
Nous nous engageons à promouvoir une science horizontale, pour que la pluridisciplinarité ne soit plus assimilée à l’éparpillement des connaissances mais à une source de richesse.
L’ensemble de l’équipe MyScienceWork se mobilise pour répondre au besoin de favoriser la communication, l’échange et les connaissances entre scientifiques.
Les discussions que nous avons pu avoir avec les instances dirigeantes d’universités et écoles d’ingénieurs montrent qu’il existe un manque en terme de solutions de communication. Ainsi, les thématiques de recherche devenant de plus en plus multidisciplinaires, les chercheurs de différents laboratoires sont amenés à travailler ensemble. Ces institutions ont pleinement conscience de la nécessité de valoriser les découvertes scientifiques de leurs chercheurs, de renforcer l’image et la performance de leur propre communauté et interagir avec leurs structures partenaires. L’apparition de nouveaux centres de recherches multidisciplinaires, d’association d’universités via les PRES, de nouveaux pôles de compétitivité doivent coïncider avec la mise en place de nouvelles solutions adaptées.
C’est pourquoi nous avons créé un réseau social professionnel innovant à destination des chercheurs et des ingénieurs de toutes disciplines confondues. MyScienceWork est un site internet qui a pour objectif de faciliter l’interdisciplinarité et la diffusion de la connaissance scientifique.
Tout d’abord, MyScienceWork est un réseau social adapté à chaque scientifique. A titre gratuit, chacun aura la possibilité d’élaborer sa propre fiche individuelle professionnelle. Chacun y intégrera son profil, son CV mais aussi la substance de son travail (mémoires, thèse, articles, livres, présentations de conférences, poster…). Des groupes de travail, des congrès, des évènements, des actualités mais aussi des offres d’emploi scientifiques seront mis à la disposition de chaque utilisateur. MyScienceWork a également l’ambition de renforcer la diffusion de textes en « open access » ou «archives libres» aux scientifiques. 25 bases de données scientifiques clefs sont reliées au site proposant ainsi 15 millions d’articles en ligne, et la possibilité de les organiser dans sa propre bibliothèque personnalisée. Le réseau MyScienceWork permettra de renforcer les liens des utilisateurs avec des spécialistes de leurs thématiques de recherche mais aussi d’élargir leurs connaissances en communiquant avec des scientifiques du monde entier.
La philosophie de MyScienceWork est avant tout de devenir un site multidisciplinaire et ouvert à l’ensemble de l’Europe. 30 disciplines sont concernées: informatique, physique, médecine, droit, philosophie, psychologie, sciences humaines, économie, science politique…et le site sera, quant à lui, disponible en 5 langues.