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Les organismes qui développent de plus en plus de conscience, quelque soit l’environnement dans lequel ils plongent et trouvent des solutions adaptatives, font appel à l’intelligence collective pour survivre. En ce sens la valeur de la conscience et son éveil permettent d’inventer de nouvelles solutions afin de subsister dans un environnement de plus en plus complexe, voir hostile.

La conscience humaine et individuelle ne semble pas capable d’aborder la conscience collective d’un groupe dans son ensemble. Eveiller son état de conscience individuelle, et donc, par voie de conséquence celle de l’ensemble, c’est donc entrer indirectement en contact avec la complexité du système et créer les conditions d’accueil d’une transformation de soi et de l’ensemble, en vue de s’adapter à l’environnement.

Une organisation collective ouvre à chacun des membres du système une multitude de possibilités. Dans un collectif, chaque membre, seul et responsable, doit prendre des décisions dans le champ infini de possibles et de choix. Le choix des décisions dépend sans en avoir conscience de l’intention collective et influence la finalité de l’ensemble. Cela advient bien souvent au-delà d’un raisonnement conscient.

Le processus de raisonnement, d’accès à la connaissance, se crée dans un espace conscient du cerveau, après une compétition acharnée des profondeurs entre les schémas mentaux individuels et collectifs représentatifs de la réalité. C’est la même chose qui semble se produire au cœur de la conscience collective et donc du cerveau collectif. Nos schémas mentaux sont-ils vraiment individuels ou culturels ?

Le traitement émergeant à la conscience individuelle est produit dans un espace profondément non conscient où la raison n’a pas de siège. Face à une situation complexe ou en cas de surinformation, le néocortex décroche pour laisser émerger une action « motrice » dans un espace non conscient. Un espace non conscient (qui sous tend le mental) d’une capacité bien plus grande de traitement, sans contrôle conscient de l’attention. Dans cet espace non conscient, il y a certaines actions que nous privilégions par la manière dont l’intelligence collective associe et organise certaines actions plutôt que d’autres. Les actions émergent dans quelque chose qui se révèle de l’intuition collective. La solution individuelle s‘impose d’elle-même et pourtant font partie de l’ensemble sans que nous en prenons conscience.

L’intelligence collective est l’ensemble des solutions individuelles qui s’impose avec un plaisir collectif et se relève de l’intuition collective.  Elle émerge d’une ambiance harmonieuse dans l’action et donne sens au tout. Cette connexion collective qui englobe le tout se passe dans le lien qui unit chaque individu et l’ensemble. Elle se ressent comme un fluide, un flux, une synergie. L’intelligence collective désigne donc les capacités cognitives d’un groupe résultant des interactions multiples entre des membres ( agents de changement).

Les organisations doivent s’adapter entre l’affirmation de leur identité collective et l’environnement contrariant qui s’impose à eux. Le système cherche à exprimer son identité et son appartenance pour donner un sens à l’action dans une finalité intentionnelle.  Cela pose le principe de l’évolution. Si des agents de changement évoluent, l’équipe évolue, le tout évolue, le système évolue. Des agents au comportement très simple peuvent ainsi accomplir des tâches apparemment très complexes grâce à un mécanisme fondamental appelé synergie créative.

La clarté sur les automatismes et conditionnements provenant de l’apprentissage libère l’esprit et laisse une place importante à la créativité dans la situation d’urgence. En s’appuyant sur ces automatismes, l’esprit ose explorer de nouvelles zones de conscience non encore parcourues. Dans cette exploration, le sens de l’ensemble émerge dans le partage d’une émotion dont le traitement est bien plus rapide que le raisonnement. Nous agissons donc dans l’interaction à la fois en tant qu’individu et en tant que partie de l’action supérieure qui est l’équipe. La créativité s’associe systématiquement à l’émotion et au ressenti (à l’intelligence du corps). L’émotion collective, très contagieuse et plaisante, procède dans un espace non conscient en offrant littéralement des solutions nouvelles à appliquer dans la réalité en action.

La créativité collective fait appel à la créativité individuelle pour agir dans la réalité environnante. Sa capacité à inventer, interagit et émerge dans l’interaction entre les membres d’une équipe et avec le tout. La créativité nécessite un état de conscience particulier pour oser sortir d’une zone de confort et entrer en harmonie. Sans conscience il n’y a point de créativité accrue.

L’intelligence collective, c’est ce qui se passe quand rien n’empêche la psyché groupale de fonctionner. Elle émerge dans l’interaction, le lien à soi et aux autres, pour créer du neuf et s’auto-adapter dans l’action qu’elle représente et auquel elle s’identifie.  Elle se remarque par sa capacité à interagir au sein d’un groupe et avec l’environnement, dans un espace incontrôlable par l’élément le plus simple qui la compose : l’individu. Un individu ne peut influencer seul le système, parce que le système est plus que l’individu. L’individu n’a aucune conscience de la globalité du système. Il y a trop d’interactions entre les membres d’une équipe pour dire à chacun ce qu’il faut faire. C’est dans des règles simples entre les membres que l’intelligence collective s’exprime avec force et sens. Tous les outils favorisant l’interaction entre membre selon des règles simples et élémentaires favorisent l’intelligence collective.

Entre ordre et désordre le système recherche la quête d’une harmonie et d’une stabilité. Une sorte de phénomène de « respiration » lorsqu’elle se manifeste, organise l’ensemble en fonction d’un but en interaction entre chaque individu d’un groupe. L’harmonie interagit avec l’individu, entre les individus et l’ensemble de l’organisation. Le phénomène se joue dans un déséquilibre, entre sécurité et insécurité, pour accéder à un espace collectif harmonieux totalement inconnu des individus. Les individus le sentent mais n’arrivent pas à y mettre de la conscience. Le phénomène reste non conscient aux membres.

Un climat relationnel ne peut être perçu dans le lien qui relie chaque individu d’une équipe. Il est nécessaire  de prendre du recul, de la hauteur pour observer l’ensemble. Un regard trop proche ne permet pas de comprendre la stratégie d’action d’un groupe. Les éléments portés à la connaissance des membres d’un groupe font qu’ils ne possèdent qu’une perception partielle de l’environnement et n’ont pas conscience de la totalité des éléments qui influencent le groupe. L’intelligence collective réfléchit sur elle même et se passe de leaders : la psyché groupale devient le leadership du groupe.

Examiner l’intelligence collective agir entre individus et l’environnement dessine la forme d’un système complexe. Pour comprendre le phénomène, un observateur (méta coach) doit avoir une perception globale du système dans lequel chaque membre ne comprend pas la totalité. Il doit transmettre aux inidividus les informations nécessaires sur le système et où ils se situent en rapport avec la vision d’ensemble et le but à atteindre. Le rôle de l’observateur est donc de  situer l’action de chaque membre d’une équipe au regard de l’interaction. Chaque individu doit connaitre son rôle pour favoriser l’interaction et interagir avec les autres. Lorsque les éléments sont réunis, un réseau relationnel se tisse, il permet de faire converger les actions de chacun dans une stratégie redoutable d’efficacité. L’efficacité du système est la capacité de passer d’une phase (individuelle) à une autre (collective) avec agilité de façon anticipée. C’est avant tout un acte de ressenti et non conscient.

Pour bien comprendre et faire appliquer le schéma de réussite d’une équipe, il faut que chaque membre, ait la capacité de déchiffrer le jeu en action entre le tout, les individus et soi. Un langage souvent assis sur quelques règles simples et élémentaires. Sous certaines conditions particulières, la synergie créée par la collaboration fait émerger des facultés de représentations, de création et d’apprentissages supérieures à celles des individus isolés. Pour déchiffrer ses facultés et le comportement  des autres, afin d’agir ensemble, il faut accueillir de l’information, des signes corporels ou verbaux. L’intelligence collective est avant tout corporelle (inaccessible au conscient) en produisant et en recevant de l’information imperceptible au conscient sous forme de signaux faibles, en décodant les signes pour son équipe. En jouant la transparence, l’efficacité d’une équipe devient opérante.  Le jeu se passe à un autre niveau de compréhension, dans l’esprit de chaque individu, et dans un espace collectif interconnecté, se passant à un autre niveau de conscience bien plus global et collectif. Comprendre et prendre conscience du langage corporel d’un groupe lors d’une émergence de l’intelligence collective rend de grands services au groupe.

L’expression individuelle sera d’autant plus performante que le collectif est performant. Il est important de mettre en harmonie l’expression individuelle avec l’expression collective. Un collectif fort est un collectif qui favorise généreusement les talents complémentaires d’un groupe. Le sens de l’ensemble est une mise en valeur des points forts de chacun. Cela passe souvent par des prises de conscience individuelle et rarement collective. La prise de conscience collective arrive souvent après coup, jamais dans le moment. Le sens de l’harmonie ou de la résolution d’une action collective est très lié avec la sensation du corps et opère de façon efficace, équilibré, sans consommer d’énergie excessive et sans entrave. Le coach ressent souvent cet état particulier de recharge (des accus) lors d’une émergence. Une forte énergie envahit le tout.

Douée d’une volonté, d’une finalité et de quelques règles élémentaires simples, l’intelligence collective émerge dans un comportement global de l’organisation : psyché groupale, cerveau collectif, système. Des procédures et apprentissages répétés conditionnent grandement cette émergence.

L’étude de l’intelligence collective implique aussi l’étude des limites des interactions entre membres de chaque groupe.



  1. L’intelligence, d’abord, sa définition
    1. Faculté de connaître, de comprendre
    2. Ensemble des fonctions mentales ayant pour objet la connaissance conceptuelle et rationnelle
    3. Aptitude (d’un être vivant) à s’adapter à des situations nouvelles, à découvrir des solutions aux difficultés qu’il rencontre
  2. Mon choix
    L’intelligence est la faculté d’adaptation, de création et d’innovation qui fait appel à l’ensemble des capacités d’un être vivant.
    Ce qu’elle n’est pas : une fonction mentale. Ce serait nier toutes les façons qu’a un organisme vivant de percevoir son environnement, de se percevoir et de choisir la réponse la plus adaptée. Ce qu’elle n’est pas : la reproduction par l’instinct réparti (les fourmis, les abeilles,…). Il n’y a pas d’intelligence sans conscience.
  3. Rôle de l’intelligence
    Elle est d’assurer la survie, le confort et le déploiement de la Vie dans une complexité croissante (néguentropie).
    Assurer la pérennité de l’espèce humaine, car il y a un moteur qui dépasse chaque espèce : la course de la matière vers la vie et la complexité.
  4. Les composantes de l’intelligence
    1. Les intelligences multiples de Gardner
    2. Les huit intelligences de Peter Koestenbaum
    3. Les logiques de fonctionnement de Maurice Legrand

L’intelligence collective

  1. Définition
    « L’intelligence collective est la faculté qu’a un ensemble humain de transformer son environnement par sa façon de le considérer et de l’aborder » Jean Taillardat
  2. « De l’intelligence du monde à l’intelligence collective », l’intelligence collective primitive : les Hopis. « Un travail de « pensée » effectué avant, pendant et après la mise en œuvre d’une action, doit permettre de nourrir la vision partagée de ce qui va être réalisé, où cela va être réalisé, quand et par qui, mais aussi et surtout de faire « justement » les choses, à savoir en accord avec le corps social qui a la charge de sa réalisation et l’espace naturel (vivant) dans lequel il s’inscrit. »
  3. « Par-delà l’intelligence collective, la conscience collective. La science moderne nous expose à la fin de la dualité A – non A. L’introduction quantique du tiers inclus nous pousse à intégrer la transdisciplinarité dans nos regards sur le monde. Le monde n’est pas l’individu, ou le social, ou l’intelligence individuelle, ou l’intelligence collective, ou le scientisme, ou le symbolisme, il est tout à la fois. L’évolution de l’humanité est une auto-transcendance. C’est tout le problème du rapport entre l’éveil individuel et l’éveil collectif qui est au centre de notre évolution possible. Et l’évolution aujourd’hui ne peut être que celle de la conscience… La révolution aujourd’hui ne peut être qu’une révolution de l’intelligence, transformant notre vie individuelle et sociale en un acte esthétique autant qu’éthique, l’acte de dévoilement de la dimension poétique de l’existence. »

Les conditions de l’Intelligence Collective

  1. L’appartenance, domaine du « cerveau limbique »
    1. Des liens affectifs de fraternité : la conscience d’appartenir au monde du vivant, d’être en lien intégral avec lui autant qu’avec sa communauté d’action (exemple des hopis ou des groupes projets exploitant la totalité des intelligences)
    2. La confiance grâce à une égalité vécue (pas de relations de « pouvoirs sur »). Tous les concours ont la même valeur intrinsèque, chaque contribution est utile, aucune n’est inutile.
    3. Des rythmes communs, de la synchronicité. Le temps est intégré comme une dimension à la fois intellectuelle et cosmique. Tout est vibration et particule.
  2. L’activation des talents ou intelligences multiples. Le scientisme et son rationalisme fermé nous ont coupé des autres dimensions de notre relation au monde. Le réel nous étant définitivement caché, Le mieux que nous puissions faire est de l’aborder avec la totalité de notre conscience, qui est à la fois raisonnable, relationnelle, imaginaire et symbolique.
  3. Des compétences au sens de Guy Le Boterf dans le « portefeuille de compétences » et de Pierre Lévy dans son arbre de la connaissance. Techné et métis se rejoignent dans l’expérience que nous avons de notre action sur le monde. Tout acte de la vie quotidienne mobilise des compétences, ou des talents.
  4. Des outils de communication
    1. Groupes de pensée et de « prières ». Dans une compréhension « quantique » de la réalité, la pensée fait partie des phénomènes « naturels » et interagit avec les autres phénomènes.
    2. Petites communautés d’apprentissage (PCA). Cette technique permet de partager en petits groupes – idéalement trois personnes, la compréhension et les points de vue sur tel ou tel aspect d’une question, d’un projet, d’une discours, d’enrichir les points de vue de chacun par celui des autres, avant que chacun se « retire en soi » pour exprimer ce qu’il a appris du partage avec les autres.
    3. Techniques Métaplan. Le Métaplan et ses émanations sont des méthodes de discussion par écrit ou la pensée de l’un n’efface pas celle de l’autre mais coexiste avec elle. Les pensées sont collectivement rassemblées en « baskets » et donnent lieu à des discussions complémentaires « stockées ».
    4. Groupes Balint. Mis au point par le Dr Balint pour enrichir les compétences de médecins isolés dans leurs pratiques, cette méthode consiste à se centrer sur un cas présenté par l’un des membres du groupe Balint. Les autres participants se comportent comme des analysants qui « poussent » le médecin dans ses retranchements » jusqu’à mettre en évidence la logique qui l’a amené à faire son diagnostic et à prescrire son ordonnance.
    5. Philipps 6×6. Sur un sujet choisi par les participants, ils s’organisent en groupes de 6 qui réfléchissent chacun de son côté, présentent sans discussion le point où ils en sont au bout de six minutes, et ce six fois de suite, chaque groupe étant progressivement enrichi par les réflexions les uns des autres.
    6. World café (cf. annexe)
    7. Forums ouverts
    8. Innovation search. Par exemple, on regroupe une quarantaine de personnes représentatives de l’entreprise pendant trois jours. On les expose à des conférenciers sur l’ensemble des domaines qui concernent l’entreprise avant de les faire « créativer » sur toutes les actions possibles. En trois jours, on récolte plus de 2000 suggestions, traitées par un groupe de dix experts pour arriver à une quarantaine d’actions expérimentées et mises en œuvre.

Le coaching de l’IC

  1. Le coaching de l’IC est une activité spécifique, qui n’a rien à voir avec le team building ou le coaching d’équipe. Il se rapproche plus du coaching d’organisation dans une approche d’OD (organization development ; développement des organisations) ou de coaching de créativité et innovation.
  2. J’ai volontairement ignoré les techniques pratiquées sur internet, parce qu’elles ne remplissent pas à mon avis les conditions de l’IC, en particulier la communauté affective, la relation de confiance, la fonction symbolique des représentations et le projet commun. Au contraire, je remarque des déviations trop fréquentes qui conduisent plus à la bêtise collective qu’à l’IC. Mais je suis prêt à changer d’avis. Je précise que j’utilise google group avec mes associés et les membres de mes réseaux.
  3. Le coach d’IC doit s’assurer que les participants pratiquent les différentes intelligences telles qu’identifiées par Gardner ou Koestenbaum.
  4. La première action consiste à confronter les participants de la communauté à un ensemble d’exercices mentaux issus des méthodes de développement cognitifs ou de gestion mentale (opérations mentales, PEI, ARL, Tanagra, cubes de Miallet, APIH,…)
  5. La suivante est de les mettre en mouvement physique pour leur faire expérimenter l’intelligence somatique. Je retrouve une partie des jeux pratiqués autrefois dans les villages, courses en planches, jeux de bois, franchissement d’obstacles, etc. qui rassemblent les intelligences logiques, autant que les intelligences d’équipes et les énergies.
  6. Pour stimuler la créativité et les fonctions symboliques, le coach utilise les pratiques narratives…
  7. Il me semble fondamental de ne pas en rester avec la production collective d’idées. Nous réservons systématiquement du temps pour la récupération individuelle des échanges collectifs, à travers les PPM (petites pensées du matin), les PPS (petites pensées du soir), les best of (périodes d’appropriation des idées et de leurs applications concrètes).
  8. L’IC bien comprise ne peut pas se contenter d’un one-shot. L’accompagnement d’une communauté se fait dans le temps pour que « son niveau d’intelligence » s’élève progressivement jusqu’à produire une efficacité pérenne, comme c’est le cas des Hopis de Colombie

Conclusion

  1. L’IC est la condition de survie de l’espèce humaine dès lors qu’elle s’appuie sur la transdisciplinarité chère à Basarab Nicolescu (cf. annexe)
  2. Le coaching le plus élevé est libérateur de talents. Les écosystèmes les plus « intelligents » sont ceux qui intègrent la diversité comme élément majeur d’évolution. Comme le dit Maurice Legrand, un ecosystème vivant est organisé. Il y a un ordre pour faire des apports utiles, fixé par les deux notions de compatibilité et de complémentarité. Le taux de compatibilité et de complémentarité des écosystèmes « performants » est supérieur à 75 %. « Une équipe doit compléter un fonctionnement individuel en renforçant l’utilité de chacun, elle ne doit en aucun cas désorganiser l’ecosystème en modifiant/diminuant les responsabilités de chacun dans l’organigramme fonctionnel et dans la chaine des processus ».
  3. Un outil de diagnostic des talents : le MAP-UP http://www.themaconsultants.fr/tag/coaching
    1. Le MAP-UP intègre les travaux de Paul Diel sur la psychologie de la motivation, approche de la psychologie des profondeurs
    2. Ceux de Debailleul (en particulier) sur la symbolique des contes
    3. Et ceux de Maurice Legrand sur les logiques de fonctionnement issues de la neuropsychologie
    4. La combinaison des talents concourt à la transdisciplinarité.
      Le Map’UP met en évidence 18 logiques de fonctionnement interconnectées. Ces logiques sont exprimées en près de 6000 verbes d’action complétées par les attributs spécifiques. En fait, il existe 12000 verbes d’action et Gérard Ochem, le créateur du MAP’UP, ne retient comme Maurice Legrand que les verbes positifs. Le MAP’UP permet de repérer la spécificité de chacun et l’ensemble des logiques mises en œuvre ou pas.
  4. Le management humain prôné par Maurice Legrand est fondé sur cette vérité que l’intelligence croît tout au long de la vie dès lors qu’elle est entretenue, qu’elle n’est pas non plus réservée aux élites diplômées. Il rappelle les trois fondements des droits de l’homme et de notre république que sont la liberté, l’égalité et la fraternité – massacrés par notre société proprement inhumaine et sans lesquels il ne peut y avoir de réelle IC : liberté de participation et d’expression, égalité des personnes quant à leurs points de vue et arguments, fraternité au sein de la communauté de travail et avec la communauté humaine, et perception d’une unité fondamentale avec la Nature.

Jean taillardat


Le Dr. Howard Gardner, co-directeur du Projet Zéro et professeur en éducation à l’Université Harvard, fait depuis de nombreuses années de la recherche sur le développement des capacités cognitives de l’être humain. Il est en rupture avec la théorie commune traditionnelle qui repose sur deux croyances fondamentales : la capacité de connaissance est déterminéeet l’intelligence des individus peut être décrite adéquatement en la quantifiant (QI).

Dans son étude sur les capacités des êtres humains, Gardner a établi des critères qui permettent d’identifier si un talent correspond à une forme d’intelligence. Chaque type d’intelligence doit posséder un trait de développement, être observable chez certaines populations comme les prodiges ou les «idiots savants», fournir une évidence de localisation dans le cerveau et pouvoir être symbolisé dans un système.

Alors que la plupart des gens possèdent le spectre entier des intelligences, chaque individu démontre des traits distinctifs personnels sur le plan cognitif. Nous possédons une quantité variable de chacune des huit intelligences. Nous les combinons et les utilisons de diverses façons qui nous sont très personnelles. Réduire les programmes de formation en éducation à la prépondérance des intelligences linguistiques et mathématiques minimise l’importance des autres formes d’acquisition du savoir. C’est ainsi que de nombreux étudiants qui n’arrivent pas à démontrer les intelligences académiques traditionnelles développent une faible estime d’eux-mêmes et leurs richesses peuvent ainsi demeurer inexploitées et perdues pour eux-mêmes et pour la société.

Non seulement les recherches de Gardner nous révèlent une gamme plus étendue des intelligences humaines que ce que nous croyions précédemment, mais elles ont aussi généré une définition pratique et rafraîchissante du concept d’intelligence. Au lieu de voir «l’intelligence humaine» en terme de score à un test standardisé, Gardner la définit ainsi :

  • la capacité de résoudre les problèmes que chacun rencontre dans la vraie vie;
  • la capacité de générer de nouveaux problèmes et de les résoudre;
  • la capacité de réaliser quelque chose ou d’offrir un service qui en vaut la peine dans la culture de celui qui le fait.

La définition de Gardner de l’intelligence humaine fait ressortir la nature multiculturelle de sa théorie. Voici les huit formes de l’intelligence qu’il propose (pour le moment)…

1. L’intelligence logico-mathématique

On la reconnaît par : une force dans les habiletés en résolution de problèmes et en mathématiques. Celui ou celle qui la possède pose les questions «pourquoi» et «comment», veut raisonner sur les choses, veut savoir «ce qui arrivera ensuite» et pense de façon «séquentielle».

Pistes pour en favoriser l’expression : travailler à l’ordinateur, programmer, classer des objets, pratiquer les sciences et la lecture, aimer les discussions et l’exploration, résoudre des mystères, jouer avec des mots, déchiffrer des codes, visiter des musées, résoudre des énigmes, proposer des problèmes qui nécessitent la réflexion et des activités de calcul.

Hubert Reeves est un bon exemple de ce type d’intelligence.

2. L’intelligence spatiale

On la reconnaît par : une puissante imagination. Celui ou celle qui la possède aime : concevoir, dessiner, lire des graphiques, élaborer des affiches, faire des casse-têtes représentant des images ainsi que des labyrinthes, organiser l’espace, les objets et les surfaces. Il/elle a besoin d’images pour comprendre.

Pistes pour en favoriser l’expression : pratiquer l’art et les sports, créer des diagrammes d’organisation d’idées, monter des vidéos et des films, construire des cartes et des chartes, faire du théâtre, pratiquer la planche à voile, la sculpture, le patin à roulettes, la danse, la bicyclette, la conduite et la peinture.

Leonard de Vinci est un bon exemple de ce type d’intelligence.

3. L’intelligence interpersonnelle

On la reconnaît par : de grandes habiletés dans les relations interpersonnelles. Celui ou celle qui la possède aime parler et influencer, est habituellement le/la leader d’un groupe ou l’organisateur/organisatrice, communique bien, est habile en résolution de conflits, a une bonne écoute, est habile à négocier et est persuasif/persuasive.

Pistes pour en favoriser l’expression : se faire des amis facilement, préférer les situations gagnant/gagnant, mener les discussions, pratiquer l’enseignement par les pairs et la collaboration, diriger les projets, conseiller les amis, comprendre les préoccupations des autres, manifester de l’empathie.

René Lévesque est un bon exemple de ce type d’intelligence.

4. L’intelligence corporelle-kinesthésique

On la reconnaît par : le désir de bouger, la tendance à être en mouvement constant ou à s’impliquée activement pour être bien. Celui ou celle qui la possède a besoin de se lever, de bouger, de toucher et de prendre les choses dans ses mains.

Pistes pour en favoriser l’expression : s’étirer, faire des jeux de rôles et des jeux dramatiques, faire de l’exercice, du théâtre, faire de l’artisanat, planifier des événements extérieurs, danser, jouer et faire du sport.

Margie Gillis est un bon exemple de ce type d’intelligence.

5. L’intelligence verbo-linguistique

On la reconnaît par : l’amour du langage et de la parole. Celui ou celle qui la possède parle constamment, a une bonne mémoire des dates et des noms, aime raconter des histoires, aime écouter des histoires, aime la diversité des voix et se rappelle des histoires drôles.

Pistes pour en favoriser l’expression : faire des présentations, aimer argumenter et persuader, faire des discours, jouer des rôles, dialoguer, écrire, faire des comptes-rendus, amorcer la conversation, écouter des enregistrements, lire des livres où il y a des dialogues.

Gilles Vigneault est un bon exemple de ce type d’intelligence.

6. L’intelligence intrapersonnelle

On la reconnaît par : l’amour de la solitude. Celui ou celle qui la possède aime réfléchir, a une bonne compréhension de ses forces et de ses faiblesses, est habile dans la définition d’objectifs et se sent bien lorsqu’il/elle est seul(e).

Pistes pour en favoriser l’expression : écrire un journal, relaxer, apprendre sur soi-même, pratiquer des exercices de concentration, réfléchir, méditer, se réserver des temps de solitude.

Gandhi est un bon exemple de ce type d’intelligence.

7. L’intelligence musicale-rythmique

On la reconnaît par : le plaisir de faire de la musique, des sons ou des rythmes. Celui ou celle qui la possède aime fredonner, battre le rythme et parfois chanter.

Pistes pour en favoriser l’expression : garder le rythme, assister à des concerts, utiliser une musique de fond lors de la pratique de d’autres activités, chanter, faire de la musique, écrire des chansons, se donner des slogans d’équipe, utiliser et jouer d’instruments de musique.

Paul McCartney est un bon exemple de ce type d’intelligence.

8. L’intelligence naturaliste

On la reconnaît par : l’habileté à organiser, sélectionner, regrouper, lister.

Pistes pour en favoriser l’expression : concevoir des systèmes, structurer des idées, poser des questions, mettre les choses en ordre, regrouper les gens (selon les styles d’apprentissage, les intelligences multiples), jardiner, concevoir des décorations intérieures, faire de la recherche scientifique, enseigner, administrer, enquêter, entraîner, faire un travail d’enquête, explorer et faire des remue-méninges.

Charles Darwin est un bon exemple de ce type d’intelligence.

Type d’intelligence Métiers potentiels
Verbale-linguistique Enseignante, avocate, historienne, animatrice, journaliste, bibliothécaire.
Logique-mathématique Ingénieure, comptable, fiscaliste, économiste, médecin, chimiste, avocate.
Visuelle-spatiale Peintre, architecte, pilote, infographiste, conceptrice de logiciels, photographe.
Interpersonnelle Enseignante, psychologue, infirmière, travailleuse sociale, conseillère touristique.
Intrapersonnelle Philosophe, chercheure, ingénieure, thérapeute, romancière.
Corporelle-kinesthésique Athlète, mécanicienne, danseuse, menuisière, entraîneure sportive, chirurgienne.
Musicale Musicienne, chanteuse, chorégraphe, technicienne du son.
Naturaliste Chef de cuisine, botaniste, vétérinaire, anthropologue, géographe, chimiste, ingénieure.

Développer des intelligences multiples

D’après Peter Koestenbaum

La morale est rentable

Avant tout l’intelligence est ce qui permet de se mouvoir librement au sein de la réalité. C’est la faculté d’adaptation à son plus haut niveau. Elle vous apporte le succès parce qu’elle vous rend opératoire dans les innombrables recoins du réel.

L’homme réellement intelligent agit avec ce que les Italiens de la Renaissance appelaient sprezzatura, ce qui signifie facilité, élégance, sagacité et sûreté nées du talent et de l’expérience.

Si vous obtenez l’expansion d votre esprit (par l’étude et la pratique des intelligences multiples), que va-t-il se passer ? A quoi cette recherche peut-elle vous aider dans le business ?

La philosophie influencera la rentabilité en modifiant la conscience des dirigeants, dans les directions suivantes :

  1. la créativité : les cadres vont devenir plus inventifs. Leur esprit, libéré, imaginera de nouvelles solutions. Ils feront confiance à leur intuition, qui est la porte d’accès à l’inconscient, qui est expérience engrammée.
  2. l’énergie : ils travailleront dans l’enthousiasme, la joie, l’espoir, l’élan.
  3. la communication : ils feront naître chez les autres l’élan, la confiance, la loyauté, l’engagement.
  4. la clarté : ils contrôleront plus facilement leurs pensées, gagnant lucidité, vivacité, pénétration, brillant.
  5. l’éthique : il n’y a pas de véritable leadership sans une intégrité inattaquable et un sens achevé de l’équité.



Ateliers d’Intelligence Collective

Les ateliers d’intelligence collective ont pour objectif de maximiser le potentiel d’échange, d’apprentissage, de compréhension, de convivialité, de conscience et de plaisir des participants, au niveau collectif comme au niveau individuel. Ils impliquent de transformer nos habitudes et nos pratiques héritées d’une culture organisationnelle hiérarchisée et centralisée. Dans l’espace de l’intelligence collective, les processus ascendants sont privilégiés, il n’existe pas de différence de statut entre les participants.

Enfin, il existe une charte d’écologie sociale acceptée et pratiquée par les participants.

L’espace

L’espace est convivial et accueillant. Des fleurs, de l’art, des objets divers en font un lieu de vie. Un juste équilibre entre décoration et sobriété est recherché.

Les participants s’installent en ¾ de cercle. Chacun doit pouvoir voir et percevoir les autres. Dans certains cas on utilisera des chaises, dans d’autres on s’installera à même le sol sur de confortables coussins et tapis. Les tables en cercle sont déconseillées car elles "coupent les gens en deux" et par conséquent limitent la perception subjective corporelle. Des tables sont néanmoins mises à disposition pour celles et ceux qui en ont absolument besoin.

Il est recommandé de ne pas dépasser 20-25 participants. Une ouverture d’¼ de cercle est laissée pour permettre aux un et aux autres d’entrer au coeur du cercle lorsque nécessaire, et pour pouvoir visualiser des projections, un tableau ou une scène lorsque le cas se présente.

La convergence des regards vers un centre, en plus de créer un espace holoptique (1) fait du cercle un espace « sacré ». Sacré, non pas au sens religieux mais parce que des événements engageant les destinées individuelles et collectives vont s’y dérouler. Cet espace appartient à tous, il engage la responsabilité de chacun, respect et solennité sont garants de son existence

La relation

La relation à soi

L’entrée dans un cercle d’intelligence collective commence par un travail sur soi. Quelques questions utiles que chacun peut explorer :

  • Que suis-je venu faire ? Quelles sont mes intentions ?
  • Ai-je besoin de prouver quelque chose ? De convaincre quelqu’un ?
  • Quelles sont mes tensions intérieures, mentales comme physiques ? Qu’est-ce qui agite mes pensées ?
  • Suis-je prêt à écouter et recevoir les autres, ou bien cette idée génère-t-elle des peurs ?
  • Quelles sont, en définitive, mes peurs ?
  • Qu’est-ce qui me fait plaisir à l’idée de participer à ce cercle ?
  • Qu’est-ce que j’ai envie d’offrir, de partager ?

Cette visite intérieure n’est pas seulement intellectuelle et mentale. Elle est également très physique. Visiter son corps, le détendre, respirer profondément par le ventre jusqu’à trouver un rythme calme et apaisé… Ce voyage intérieur nous révèle nombre de tensions que notre intellect oublie ou masque. Ces tensions génèrent à leur tour des pensées qu’il est utile de comprendre et de regarder avec autant de lucidité possible, et ainsi de suite… pour les laisser s’évaporer. Respirer… se relaxer. Etre là, ici et maintenant

La relation aux autres

L’autre est-il/elle une personne à combattre et/ou convaincre ? L’autre représente-t-il/elle un danger pour soi ? Ou bien l’autre est-il/elle une richesse à découvrir ?

Suis-je moi-même une forteresse, un champ d’orties, une intériorité qu’il ne faut à aucun prix dévoiler ? Suis-je une raison sociale, c’est-à-dire le porte-drapeau de mon entreprise ou organisation ? Ou suis-je avant tout une personne qui va ouvrir ses richesses aux autres, telle une table avec des mets à partager (les sucrés comme les amers) ?

Être dans cette posture ouverte est une condition indispensable pour l’intelligence collective. Est-ce à dire que tout le monde doit être d’accord et s’apprécier, et tomber dans d’impossibles consensus ? Est-ce bien réaliste, alors que beaucoup de meetings sont organisés à cause de la divergence et de l’opposition des participants ?

Pour y répondre, considérons une salle avec des participants en cercle. Au centre se trouve un objet aux formes complexes. Suivant l’angle duquel on l’observe, certains y voient des triangles verts, d’autres des ronds rouges, d’autres des carrés jaunes, d’autres des formes concaves, d’autres encore des formes convexes. Si l’on demande à chaque participant de décrire cet objet, on obtiendra autant de descriptions différentes. Certaines descriptions seront plus ou moins semblables, suivant la proximité spatiale des témoins.

Dans l’ancien paradigme, on obtiendra un conflit. Chacun trouvera légitime son point de vue puisqu’il est fondé sur des expériences sincères et indiscutables de perception de l’objet. Le groupe se placera dans un contexte de « débat » et de tensions qui donneront raison aux plus astucieux, aux majorités, aux plus puissants, à ceux qui détiennent la parole… peu importe le processus de sélection.

Dans le contexte de l’intelligence collective, les participants savent qu’ils ont affaire à un objet trop complexe pour appartenir à une seule perception. L’objet ne devient accessible qu’à travers une reconstitution collective fondée sur les expériences individuelles. Est-ce à dire que chacun devient d’accord ? Certainement pas puisque les expériences individuelles sont divergentes. Ce qui change cependant, c’est la posture individuelle. Au lieu de combattre l’autre ou chercher à le convaincre, on tente de re-construire l’objet complexe et de travailler collectivement sur cet objet complexe. La méthodologie, ainsi que les résultats obtenus sont très différents de ce qui se produit en contexte classique.

Les questions sociales et politiques sont typiquement, et par nature, des objets complexes que personne ne peut appréhender individuellement. Aujourd’hui, le sort de l’humanité joue encore dans l’ancien paradigme, il suffit d’écouter les débats politiques ou d’observer une chambre des députés pour le constater. Quant au nouveau paradigme, il se nomme « l’aperspectivisme ».

C’est après avoir eu une expérience directe et pratique de l’aperspectivisme que l’on peut en saisir toute la mesure. Celles et ceux qui n’ont pas encore pratiqué cette approche opposent en général un certain scepticisme.

Les méthodes

L’action d’un(e) facilitateur/trice est fondamentale pour catalyser le processus d’intelligence collective. Son rôle consiste à favoriser le contexte d’émergence, à aider les personnes dans leur processus d’expression et de participation, à refléter les processus collectifs en cours (apprentissage, tensions, enjeux, etc).

Les actes rituels participent également à l’instauration d’un contexte. Qu’il s’agisse d’un conseil des anciens dans une tribu ou des assemblées des grandes républiques, ils instaurent solennité et transcendance.

Le contexte culturel est évidemment le premier levier à prendre en compte. Néanmoins, dans les sociétés occidentales laïques, les anciens rites religieux ou républicains n’ont pas encore été remplacés par des rites adaptés aux exigences du XXIème siècle, des rites qui expriment la dimension sacrée et inaliénable de l’Humain, sa diversité, et le placent face à sa propre condition d’humanité et de responsabilité dans le collectif. De tels rites doivent opérer un travail autant social qu’intérieur et intime. Ils restent pour la plupart à inventer.

Là encore soulignons le travail du corps, qui nous remet en contact avec nous-mêmes et avec les autres : respiration, yoga, jeu, fête… Trop souvent, les rencontres demeurent exclusivement intellectuelles, orientées projet (illusion de l’utilitarisme) et oublient que l’essentiel reste « invisible aux yeux », comme l’exprimait Saint-Exupéry.

Il est proposé de suivre des règles acceptées de tous. La charte d’écologie sociale en est un exemple

Le déroulé

Voici un déroulé possible.

  • Bienvenue du facilitateur
  • Annonce de l’ouverture de l’espace sacré et solennel (choisir forme rituelle adaptée)
  • Permettre aux uns et aux autres de se rencontrer, prendre physiquement conscience de la présence de « l’autre » : se saluer, se rencontrer, chanter…
  • Temps de méditation (ou minute de silence, ou prière, suivant la sensibilité culturelle des uns et des autres)
  • Chacun exprime très rapidement (en fonction du temps imparti), ce pourquoi il est venu
  • Le facilitateur reformule l’idée de départ pour laquelle les gens sont réunis. C’est l’objet sur lequel on commence à travailler.
  • L’échange commence. Si des exposés/conférences préliminaires sont prévus, ils seront abordés comme une contribution au débat, non comme des éléments centraux.
  • Agenda : il peut être soi prédéfini, soit formulé par le groupe. Dans les 2 cas, une large plage doit être laissée au débat.
  • Débat, échanges : le facilitateur, ou une autre personne, est chargé de l’attribution de la parole, dans un but d’équité. L’utilisation d’un bâton de parole (cela peut être le micro placé au centre du cercle) est très efficace, ce processus auto-organise la distribution de parole et instaure une relation de « don de parole » plutôt que de « prise de parole ».
  • Temps de la conclusion : la parole est une fois de plus donnée rapidement à chaque participant(e) afin de faire partager aux autres ce qu’il/elle a tiré de l’événement et de l’avenir qu’il compte donné dans ses propres actions.
  • Méditation / Pause silence, chant, humour, jeu de scène ou prière
  • Clôture de la cérémonie, fermeture de l’espace collectif

Dans un meeting d’intelligence collective, ce qui se passe après la rencontre est aussi important que ce qui se passe durant la rencontre, car la rencontre se déroule dans un espace-temps limité. Si chaque participant a pu correctement exprimer ses attentes, ses découvertes, ses compétences, ce qu’il a à offrir, alors l’essentiel se déroulera ultérieurement dans les rencontres interpersonnelles, car ces personnes auront envie de se rencontrer et de prolonger la relation, même si ce sont des désaccords qui en sont à l’origine.

La prise interactive de notes projetées sur écran, la création d’un site interactif (wiki? par exemple) pour construire l’expérience et la mémoire dynamique collective, sont également fortement recommandés.

Conclusion

L’expérience de l’intelligence collective passe par la construction d’une vision partagée sur les enjeux d’un tel processus, par un apprentissage individuel et collectif de méthodologies, d’outils et de technologies. Elle se fonde sur une pratique de l’aperspectivisme et une pratique précise du Dialogue (2)

On vient pour donner et partager, non pour prendre et lutter. Cette condition d’abondance et de pluralité représente probablement la posture individuelle la plus difficile à adopter, mais la plus féconde.

Notes

(1) Espace holoptique : un espace dans lequel chaque participant peut tout voir (transparence), mais également percevoir la manifestation émergeante du groupe, et par conséquent engager une relation dynamique entre le niveau individuel et le niveau collectif. Une équipe de sport, un groupe de jazz, un meeting en cercle avec un nombre limité de participants offrent des conditions holoptiques.

(2) Lire « Dialogue » de David Bohm, un chef d’oeuvre sur la question, malheureusement toujours pas traduit en Français.


Les ondes cérébrales et le cerveau…

Comprendre les bases du fonctionnement cérébral nous aide à mieux nous comprendre et à utiliser à bon escient des outils tels que ceux que nous utilisons dans les expériences exceptionnelles de conscience très élargie ou d’expériences extraordinaires. Nous verrons que le niveau d’énergie et l’alignement lors d’une expérience reste important  pour introduire de la conscience à des niveaux vibratoires correspondant aux différents stades ondulatoires du cerveau. En particulier, lorsque le cerveau entre en résonance et en conscience dans le lieu de traitement de l’information le plus puissant du cerveau, notre inconscient.

Le cerveau est certes un territoire énigmatique, mais depuis une cinquantaine d’années, la science a élucidé certains de ses mystères. Aujourd’hui, on utilise non seulement des produits pharmaceutiques pour intervenir dans sa chimie, mais aussi diverses technologies électriques, électromagnétiques pour en modifier les mécanismes physiques.

Ainsi, simplement en écoutant des enregistrements conçus à cet effet ou à l’aide de petits appareils émettant des signaux lumineux, semblables à des stroboscopes, on peut accélérer ou ralentir les ondes cérébrales ou encore synchroniser les ondes de l’hémisphère droit avec celles de l’hémisphère gauche.

Les effets recherchés sont variés, et pas toujours orthodoxes sur le plan scientifique : améliorer le sommeil ou les fonctions immunitaires, surmonter la timidité, apprendre en accéléré, développer la créativité, mais aussi atteindre ce qu’on appelle des états « non ordinaires » de conscience – notamment pour faire des rêves éveillés ou des voyages hors du corps. Précisons que non ordinaire ne veut pas dire artificiel, mais qu’il s’agit plutôt d’états peu courants – on pourrait dire exigeant une disponibilité peu compatible avec notre mode de vie habituel.

Mentionnons par ailleurs que le cerveau est divisé en deux hémisphères, puis en plusieurs aires, chacune ayant une fonction importante : aires du langage, de la sensibilité corporelle, de l’émotion, etc. En ce qui concerne les hémisphères, on sait qu’ils fonctionnent le plus souvent dans une relative indépendance, et que le gauche, généralement dominant, est le siège de la logique et du rationnel, tandis que le droit est celui de la créativité.

La fréquence des ondes cérébrales varie donc selon le type d’activités dans lequel on est engagé, mais les individus non entraînés ont relativement peu de contrôle sur celles-ci. Trop de stress, par exemple, et le système nerveux n’accepte pas de se détendre au moment indiqué; les ondes cérébrales continuent alors de se maintenir dans la fourchette bêta et il est impossible de trouver le sommeil…

D’autre part, on avance que les meilleures ressources mentales pour la créativité et la solution de problèmes se situeraient dans la fourchette des ondes thêta, auxquelles, malheureusement, on n’accède pas facilement.

Mécanismes de la conscience

La conscience en tant que telle semble se produire dans le cerveau lors de l’interaction d’une triple matrice électrique, électromagnétique et chimique. Cela signifie que notre conscience dépendrait à la fois des interactions chimiques dans le transfert d’information neuronal que de l’activité nerveuse, électromagnétique cérébrale (intérieure) et extérieure (géomagnétisme, champs magnétiques artificiels,…). Le cerveau comme le corps a besoin d’harmonie, de rythmes pour fonctionner pleinement. Tout déséquilibre entraîne stress, maladie et mort. Le stress, les excès d’alcool, de drogues, le manque de sommeil, (dérèglements dans les cycles circadiens) influencent à leur tour la chimie du cerveau, et ferment un cercle vicieux qui détraque complètement les mécanismes de la conscience.

Influences extérieures

La complexe électromagnétique du cerveau peut être influencé par l’activité géomagnétique. L’activité géomagnétique est à son tour influencée par l’activité solaire et celle-ci pourrait à son tour être influencée par l’activité d’autres corps planétaires, stellaires ou galactiques. En somme les mécanismes de notre cerveau évoluent au sein d’un système ouvert. Plus proche de nous, le champ magnétique terrestre est uniforme dans certains lieux et singulier dans d’autres. Cela peut expliquer en partie certains comportements « exotiques » de notre conscience en certains lieux dits « chargés ».

Fréquences         Longueur d’onde

0,1-3 Hz              100000 Km à 1000000 km

3-30 Hz               10000 km à 100000 km

30-300 Hz           1000 km à 10000 km

Quand le cerveau prend le rythme

Plusieurs phénomènes extérieurs peuvent affecter le rythme des ondes cérébrales. La science a découvert que c’est généralement un effet de résonance qui est en cause, comme lorsqu’une note jouée au piano fait vibrer à l’unisson une corde de guitare. Le battement régulier des tambours de même que le chant grégorien ou des activités physiques rythmées comme la marche procurent, à la longue, cet effet. Désormais, la technologie moderne permet d’atteindre ces résultats en un rien de temps. En effet, certains types de pulsations sonores émises directement dans les oreilles peuvent induire, accélérer ou ralentir la fréquence des ondes en fonction du résultat recherché.

Pour améliorer la qualité de détente et favoriser le sommeil, par exemple, on « invite » le cerveau à ralentir le rythme de ses ondes, qui pourrait graduellement passer de 14 à 4 Hz. On peut aussi améliorer la cohérence de l’influx nerveux des neurones, ce qui se traduit sur l’EEG par des ondes d’une plus grande amplitude.

Une technologie au service des deux hémisphères

Modifier le rythme des ondes cérébrales, c’est une chose, mais faire adopter le même rythme par les deux hémisphères du cerveau, c’est un pas de plus, semble-t-il. La théorie veut que plus les hémisphères fonctionnent au même rythme, plus grand est le bien-être. On croit même qu’un fonctionnement « intégré » des deux hémisphères favorise de meilleures performances mentales et intellectuelles, puisque la logique (cerveau gauche) et la créativité (cerveau droit) agissent alors en synergie.

La synchronisation des ondes cérébrales est également utilisée dans le domaine de la motivation, tant pour les hommes d’affaires et les sportifs, que pour celles et ceux voulant atteindre des objectifs personnels. On parle d’ailleurs d’« entraînement mental » et de « neurodynamique ».

Explorer l’insondable

Le travail d’exploration des ondes cérébrales et plus particulièrement la recherche d’états non ordinaires de conscience est utilisée de plusieurs manières pour le développement de la personne sur les plans psychologique et spirituel.

Les différents états modifiés de la conscience

La conscience instinctive du cerveau reptilien IC :

Liée à l’instinct de survie

L’instinct de survie englobe des comportements indispensables, qui vont des besoins vitaux (comme la faim, la soif ou le sommeil) à la peur (de l’inconnu, de la mort). Cet instinct particulier est essentiel à la survie et permet en milieu hostile de fuir face à une menace, pouvant mettre sa vie ou celle de son espèce en danger. Les réflexes, qui ne sont pas commandés par la raison, sont  aussi l’expression d’un instinct de survie. En cas de danger immédiat ou dans le feu de l’action, l’Homme se voit par exemple accomplir des prouesses physiques dont il se croyait incapable. Sa rapidité d’exécution est alors remarquable, tout comme sa faculté à traiter instantanément l’information reçu.

Liée à l’instinct de reproduction

L’Homme est un animal, et comme n’importe quel animal sexué, son instinct de survie le pousse à se reproduire afin de transmettre son patrimoine génétique à sa descendance. C’est ainsi, qu’au delà des enveloppes charnelles et mortelles, se tisse l’extraordinaire chaîne qu’est la Vie.

La conscience de la conscience collective

Association

La conscience collective se développe et s’enrichit dans l’ouverture, l’échange, et la diversité… L’Homme éprouve alors le besoin d’appartenir à un groupe, de s’associer à autrui, de sentir qu’il est rattaché à un réseau. L’union faisant la force, l’instinct de survie est mis temporairement au repos. La notion de meute, de collectivité, de société, prend alors tout son sens. L’individu s’implique ainsi dans une niche "sociale, familiale, amicale" à laquelle il s’identifie, et via laquelle il apprend à se découvrir.

Idées / Information

Le cerveau permet à la conscience de se développer plus rapidement via sa capacité à : Recevoir l’information (via les 5 sens)

• Retenir (mémoire, apprentissage)

• Analyser (reconnaissance, traitement)

• Produire (communication, création, réflexion)

• Contrôler (fonctions mentales et physiques).

Les associations d’idées et l’information qui en découle permettent à la conscience d’obtenir une construction mentale de la réalité perçue.

Conscience de soi  limbique

Ego / Moi-je

L’ego est la conscience que l’on a de soi-même, il est le résultat d’une construction mentale et émotive de l’être. Utile au développement de l’individu, la conscience tendra néanmoins à transcender cette base égotique, siège des émotions et de certaines illusions. Cette demeure "construite de toute pièce" peut en effet s’avérer aliénante pour la conscience, la privant alors de cette liberté qui lui est par ailleurs destinée…

La conscience d’un pilotage automatique

On a tous senti à un moment ou un autre sa propre conscience se détacher d’une réalité sensorielle et corporelle, pour aller voguer vers d’autres contrées. C’est ce qui arrive par exemple lorsque, au volant de votre voiture, vous mettez votre corps en mode "pilotage automatique" et partez visiter un autre monde, fait de pensées et de rêveries.

La conscience de  la concentration à la transcendance

La conscience parvient via cette focalisation à transcender les archétypes qui la conditionnent, et à s’extraire des différentes distractions/divagations/illusions auxquelles elle s’est essayée. Ainsi développée, la conscience pourra s’orientée librement vers une vision beaucoup plus pénétrante et transcendante de la réalité..

La conscience transcendée ou sensation de continuité de la conscience

Apparemment les états très profonds  les l’émotion, la cognition, la conscience de soi, et les souvenirs sont encore possibles, des sensations de bien être, la vision d’un tunnel, de proches décédés, l’apparition d’une lumière blanche…

Pour beaucoup de scientifiques, ces "expériences aux frontières de la mort" seraient plutôt liées à une dernière agonie du cerveau. Le manque d’oxygénation du cerveau (anoxie), et l’élévation du taux de dioxyde de carbone (hypercapnie) viendraient alors expliquer les hallucinations et cette fameuse lumière blanche qui représenterait pour certain au langage source de la conscience. La sécrétion d’endorphines serait quant à elle responsable de cette ultime sensation de paix et de félicité ressenti au seuil de la mort.

La "continuité de la conscience" par-delà la mort cérébrale et donc physique. La conscience ainsi détachée poursuivrait alors son élévation, son voyage, jusqu’au bout de la nuit dans une vision religieuse et spirituelle et de croyances.

Les 5 niveaux de représentations des états vibratoires de la conscience.

La conscience expérimente des réalités différentes de celle à laquelle elle se réfère habituellement (à travers le mental, le corps et ses cinq sens). Sa perception tout comme sa relation au monde s’en retrouve alors très modifiée. Depuis les années 1970, les EMC font l’objet d’études, de recherches et d’expériences poussées. L’augmentation ou la perte progressive d’une vigilance (corporelle, sensitive, ou encore mentale) de la conscience, trouve un parallèle entre "le ralentissement de l’activité cérébrale" et "l’accès à de nouveaux états de conscience"

Cinq phases d’activité:

1. ondes gamma [25 à 65 Hertz]

Les sens, l’intellect, l’intuition, ou encore la mémoire sont mis harmonieusement et synchroniquement à l’œuvre. L’émission de ce type d’ondes, à oscillations rapides, reflèterait en quelque sorte la pleine conscience à travers l’être. La production d’ondes gamma témoigne d’une  intense activité neuronale et mentale. On retrouve l’apparition de ces ondes rapides pendant les phases de création, lors de la résolution de problèmes, ou encore lors d’une attention soutenue.

Etat de Présence

  • Conscience      – Activité mentale intense -
  • Cohérence      – Apprentissage / Création
  • Equilibre         – Sérénité
  • EHC                – Hyperconscience (voir Onde delta)

2. ondes bêta [12 à 25 Hertz]

Notre cerveau dans l’action, lorsque nous nous réfléchissons, nous apprenons. Notre cerveau fonctionne alors en plein régime.

Etat de vigilance

  • Conscience instinctive  – Défense / Nutrition / Reproduction
  • Conscience collective   – Notion de groupe / Association d’idées
  • Conscience de soi       – Ego / Mental / Libre-arbitre

3. ondes alpha [7 à 12 Hertz]

Le sujet est alors assoupi, mais demeure très sensible aux stimuli extérieurs.

Etat de Détachement

  • Pilotage automatique   – Détachement de l’esprit
  • Etat Hypnotique           – La conscience au repos
  • Etat méditatif              – Le lâcher-prise

4. ondes thêta [4 à 7 Hertz]

Profondément endormi.

Etat d’Ouverture

  • Méditation       – Eveil / Brèves illuminations
  • Transe            – Elévation de la conscience, élargissement, expansion-
  • E.H.C.             – Expérience Hors du Corps -

5. ondes delta [1 à 4 Hertz]

Plus la fréquence descend en dessous de 4 cycles par seconde, et plus nous sombrons dans des états s’approchant de la mort physique… Les états d’hyperconscience apparaissent à ce niveau. C’est dans ce lieu que les divisions cellulaires et la production de l’hormone de croissance apparaissent, d’où l’importance du sommeil chez l’enfant.

Etat de Contact

  • Rêve lucide                   – La conscience dans l’inconscient -
  • Somnambulisme            – L’inconscient dans la conscience -
  • Sommeil profond           – Nettoyage / Régénération -
  • Coma                           – Le monde inconscient -
  • E.M.I.                           – Expérience de Mort Imminente –
  • E.C.E                            – Expérience extraordinaire de conscience
    • EHC                             – Etat d’hyperconscience

Un peu de physique…

Ondes cérébrales et Electroencéphalogramme (EEG)

Les ondes cérébrales sont des fluctuations du potentiel électrique entre différentes parties du cerveau ou l’activité cérébrale est mesurée avec un EEG. Des électrodes sont placées sur des emplacements spécifiques sur le cuir chevelu (double zones occipitales, temporales, centrales et frontales) pour détecter et enregistrer les impulsions électriques de l’activité cérébrale.

La fréquence est le nombre de vagues (ou de crêtes) d’une ondulation en une seconde. Elle peut être comparée aux fréquences radio. L’amplitude représente la puissance des impulsions électriques produites par le cerveau. Le volume ou l’intensité de l’activité d’onde cérébrale est mesuré en microvolts.

L’EEG décrypte les basses fréquences, bandes de fréquence :

BETA (13-30Hz) et GAMMA (+ de 30Hz)

Les ondes BETA et GAMMA correspondent à l’état de veille.

Les ondes GAMMA (au dessus de 36 Hz, jusqu’à approximativement 80Hz) est le seul groupe de fréquence présent dans chaque partie du cerveau. Quand le cerveau doit traiter simultanément l’information de différents secteurs, l’activation d’une fréquence de 40Hz favorise l’information entre les secteurs exigés pour un traitement simultané. Une bonne mémoire est associée à l’activité de 40Hz, tandis qu’une insuffisance d’ondes de 40Hz crée des incapacités d’étude.

Etats subjectifs : pensée, haute activité mentale incluant la perception et la conscience.

Etats comportementaux : intégration de pensées.

Corrélations physiologiques : corrélations "liantes", traitement de tâches complexes.

Le rythme BETA (au dessus de 12Hz) est le rythme qui dominant quand nous avons les yeux ouverts, écoutons et pensons au cours de la résolution de problèmes analytiques, jugements, prise de décision, et traitement des informations relatives au monde qui nous entoure.

Localisation : lobes temporaux et en états subjectifs sur les lobes occipitaux et frontaux.

Comportements associés : tâches et comportements associés détendus pourtant focalisés, intégrés.

Corrélations physiologiques : un rythme croissant améliore les capacités d’attention.

États subjectifs : la pensée, état averti.

Corrélations physiologiques d’activité mentale : effets alertes, actifs, mais non agités, peut augmenter des capacités mentales, la vigilance, haut QI en ondes BETA (au-dessus de 18 hertz)

Rythme BETA médian ;

États subjectifs de sentiment : la vigilance, agitation.

Etats comportementaux : activité mentale, maths, planification, etc…

Corrélations physiologiques : activation générale des fonctions d’esprit et de corps.

THETA (4-8Hz), ALPHA (8-12Hz),

Le passage des ondes THETA à ALPHA correspondrait à l’état onirique.

C’est dans cet état que semblent se produire les phénomènes Psi. Ils se produisent à la lisière du rêve et de l’état de veille. Ondes de la relaxation profonde et de plein éveil, atteinte notamment par les personnes expérimentées « managers, sportifs, mystiques, ou par surgissement spontané ».

Les ondes THETA ont une fréquence de 3,5 à 7,5 hertz et sont en liaison avec la créativité, intuition, la rêverie, et fantaisie et est un dépôt pour la mémoire, les émotions et les sensations. Les ondes THETA sont fortes pendant la méditation, la prière, et la conscience spirituelle. Il reflète l’état entre la complétude et le sommeil. Le rythme THETA est relié au subconscient ou préconscient. Il est anormal chez les adultes éveillés mais est parfaitement normal chez les enfants jusqu’à 13 ans.

Le rythme THETA est censé refléter l’activité du système limbique et de la région de l’hippocampe. On observe ce rythme dans l’inquiétude, l’activation et l’inhibition comportementale. Quand le rythme THETA fonctionne normalement il favorise les comportements de l’étude et de la mémoire.

Localisation : habituellement régional, peut impliquer beaucoup de lobes, peut être latéralisé ou répandu.

États subjectifs : intuition, création, imagination, langage figuré, pensées en changement, assouplissement, l’unité, "sapience", mais aussi distraction.

Corrélations physiologiques : curation, intégration des effets de l’esprit/corps. Si ce rythme est augmenté, peut induire des états de transe. Si supprimé, peut améliorer la concentration et l’attention.

Les ondes ALPHA (8-12 hertz) favorisent les ressources mentales, aident dans la capacité de coordination mentale. Dans cet état on peut se déplacer rapidement et efficacement. Au moment où les ondes ALPHA prédominent on est calme et à l’aise. Les ondes ALPHA jettent un pont entre conscient et préconscient. C’est le rythme principal de la détente chez les adultes. On rapporte que des rythmes d’alpha sont dérivés de la matière blanche du cerveau. La matière blanche est la matière du cerveau qui relie tous les neurones. Les ondes ALPHA sont plus en activité dans la région occipitale, dans le cortex et dans sa bande périphérique.

Cette fréquence est liée à l’extraversion, la créativité, et le travail mental. Quand ce rythme est avec dans les gammes normales, on est calme et nous avons une vision claire du monde. On augmente la fréquence ALPHA en fermant les yeux ou en respirant profondément et on la diminue par la pensée ou le calcul.

La formation d’Alpha Thêta peut créer une intensification sensorielle, la pensée abstraite et le sang-froid.

Localisation : régionale, implique habituellement le lobe entier

Etats subjectifs : détente, non agitation, tranquillité, état méditatif.

8Hz : conscience intérieure de l’individu, intégration de l’esprit et du corps.

10-12Hz : centrage, focalisation, curation, raccordement esprit/corps.

Paradoxalement, les ondes alpha favorisent l’état Psi.

Cette fréquence semble favorable à l’exploration atypique du potentiel cognitif humain.

C’est être comme dans un état de connexion avec le monde, autrui.

DELTA (4Hz et -),

Les ondes DELTA correspondent à un état inconscient.

Les ondes cérébrales DELTA sont les plus basses (0,1>3Hz). Une activité de moins de 4Hz se manifeste lors du sommeil profond à mouvements oculaires rapides et pendants des processus anormaux, et ceux hypnagogiques et empathiques.

Les ondes DELTA sont impliquées dans notre capacité d’intégration et de laisser aller. Elles reflètent l’esprit sans connaissance ou de sensation d’un tout connaissant. C’est le rythme dominant des enfants en bas âge, de moins de un an. Il tend à être le plus haut en amplitude pour les ondes les plus lentes. Nous augmentons nos ondes DELTA afin de diminuer notre conscience du monde physique. Ce qui ne veut pas dire  que la conscience disparait.

Caractéristiques : états subjectifs bilatéraux, sommeil, sommeil profond, hypnose, rêve lucide, transe, tâches associées inconscientes, léthargie, immobilité, états de profonde détente.

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