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” Il ne faut jamais blâmer la croyance des autres, c’est ainsi qu’on ne fait de tort à personne. Il y a même des circonstances où l’on doit honorer en autrui la croyance qu’on ne partage pas “

Traduction simultanée en français 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 … Read More

via Gnothi Seauton (Connais-toi, toi-même)


Tout d’abord, il faut définir ce que sont l’une et l’autre.

Étymologiquement, la conscience est la « connaissance« . L’intelligence vient de intellegere : « comprendre« . Mais il n’y a rien à comprendre s’il n’y a de connaissance au préalable. C’est la première différence fondamentale : la conscience ne saurait se confondre avec l’intelligence, puisqu’elle la précède nécessairement. Con-naître, c’est « naître avec ». Com-prendre, c’est « prendre avec » : on ne peut « prendre » que ce qui est « né », ce qui existe. L’intelligence est conséquemment la faculté de comprendre le réel. La conscience est la faculté de s’y adapter : comment appréhender le réel pour le comprendre sans la volonté préliminaire d’adaptation ? La conscience est en quelque sorte le sillon labouré, et l’intelligence est le grain semé qui porte du fruit.

Il y a donc naturellement une interconnexion étroite entre conscience et intelligence : la première éveille la seconde ; celle-ci élargit le champ de la connaissance, et ainsi de suite.

Si la conscience est libre, elle n’est pas autonome : elle est aussi la conscience de l’autre. Cette conscience est mutuelle et collective.

L’intelligence libre se confronte également à celle de l’autre : confrontation n’est pas nécessairement contradiction ! (Celle-ci engendre l’affrontement, non la confrontation.) La conscience de l’autre en éclaire les différences : la confrontation est donc l’examen de ces différences pour en déceler la complémentarité.

La confrontation de deux ou plusieurs intelligences libres et harmonieuses multiplie l’intelligence de chacun et fait émerger l’intelligence collective ainsi que le champ de sa conscience collectif. Selon le fameux mot de Saint Exupéry, c’est « regarder ensemble dans la même direction. »

Bien entendu, cette pleine harmonie n’existe que sur le papier ! Le réel nous fait prendre conscience qu’existe une propension à opposer conscience et intelligence : il nous faut comprendre d’où émane cette opposition. Elle n’émane pas nécessairement de l’autre…

Toute opposition est une tentative de séparation. Toute séparation naît d’une confusion entre plusieurs éléments qui n’ont pas pu -ou su- être distingués : seule la distinction (soit l’établissement formel des différences) permet l’union. La jonction de deux éléments identiques n’est pas une union : c’est une fusion. Et, toute confusion a pour origine une inversion.

Dans le cas présent, postulons que l’intelligence prenne une conscience imbue d’elle-même. Cela signifie déjà qu’elle revendique la première place au détriment de la conscience. Celle-ci nous informe que c’est là une situation des plus courantes : c’est bien sûr le fruit séduisant de l’orgueil…

Malgré lui, l’orgueil permet justement d’établir une seconde différence entre conscience et intelligence : c’est l’ivraie qui vient se mêler au grain semé. De fait, il rend « ivre » l’intelligence ! Mais il ne peut l’atteindre… du moins, pas directement. Il peut la pervertir en s’attaquant à la conscience, qu’il peut toucher. On sait que l’orgueil génère un obscurcissement de la conscience, non de l’intelligence en soi. Plus la conscience est amenuisée et plus l’intelligence devient livrée à elle-même. Décentrée de la conscience, elle se recentre sur elle-même : le réel intérieur va alors prendre le pas sur le réel extérieur, infiniment plus vaste. Or, la conscience est l’expression intériorisée du réel extérieur. La nature ayant horreur du vide, l’intelligence va compenser cette perte en se fabriquant sa propre conscience sur le modèle de son réel intérieur.(Dans le langage courant, c’est ce qu’on appelle « se donner bonne conscience ».)

Il va sans dire que cette conscience de contrebande va incliner l’intelligence à s’opposer au réel extérieur, puisque celui-ci correspondra de moins en moins à ce qu’elle en perçoit. inéluctablement, l’intelligence se déconnecte du réel et fabrique de l’idée. Elle prend ainsi une tournure idéologique, qui n’est rien d’autre que la tentative de substituer au réel extérieur le produit d’un réel intérieur faussé par une conscience tordue.

La liberté de conscience est en soi un bien précieux, qu’il convient d’entretenir par une constante vigilance.  Et cela commence par le respect de l’ordre entre conscience et intelligence : cet ordre nous est antérieur, supérieur et extérieur. Mais elle ne vaut que pour une conscience droite : une liberté de conscience faussée ne peut que diviser l’intelligence au lieu de la multiplier. La sienne, et celle des autres. Une intelligence tournée sur elle-même se veut antérieure, supérieure et extérieure : elle dénie toute liberté de conscience à une intelligence extérieure… une conscience droite lui étant particulièrement insupportable.

La liberté de l’intelligence est un bien non moins précieux : sans intelligence, la liberté n’est qu’un leurre parce qu’elle s’appuie sur l’intelligence de l’autre : c’est la porte ouverte à la manipulation. De fait, une intelligence prisonnière d’une conscience idéologique cherche également à se confronter à une intelligence extérieure : si la nature peut se corrompre, elle ne change pas fondamentalement. Mais cette conscience n’éclaire plus les différences : elle les annule en les opposant. Substituant au réel extérieur le produit d’un réel intérieur, elle cherche à se reproduire chez l’autre. Elle peut y parvenir aisément, à proportion de la malléabilité de l’intelligence qu’elle rencontre.

Il existe cependant une exception notable : pourvue d’une conscience droite, l’intelligence de l’autre ne supporte pas l’inversion. Il s’attache à restaurer l’ordre entre conscience et intelligence. En ce sens, elle restaure de surcroît la liberté de conscience… chez lui comme chez l’autre. Ce qui présente une difficulté majeure, car l’autre va prendre peur en interprétant cette immixtion comme une violation de conscience ! Le paradoxe n’est qu’apparent, la conscience « violée » étant idéologique. Pour son détenteur, c’est nonobstant une « conscience », celle qui lui reste et le rassure : même faussée, elle conserve en effet son statut « protecteur » de l’intelligence… tout en trahissant cette dernière. Se voulant autonome, cette conscience va donc protéger sa fausse liberté en plaquant son réel intérieur sur le réel extérieur tel qu’elle le perçoit. Autrement dit, elle cherche à semer le doute sur la conscience droite, jetant l’anathème sur l’intelligence extérieure… en la qualifiant d’orgueilleuse !

Pour conclure, une ultime différence entre conscience et intelligence est perceptible. Le cerveau est l’organe physiologique de l’exercice de l’intelligence rationnelle, ainsi que le siège de sa mémoire. De même, est-il l’organe mémoriel de ce qui provient de la conscience : ce qui se traduirait en langage informatique par une mémoire de stockage… en langage psychanalytique par l’inconscient. Mais le cerveau N’EST PAS l’organe de l’exercice de cette conscience. Rappelons que cette dernière anime l’intelligence : elle est principe de vie. En langage informatique, c’est la mémoire vive.

  • Que se passe-t-il quand un cœur cesse de battre, fût-ce momentanément ? Nous perdons conscience.
  • Que se passe-t-il quand nous nous donnons « bonne conscience » ? Nous nous fermons le cœur… à notre propre conscience comme à celle d’autrui.
  • Que se passe-t-il quand, au contraire, nous avons mauvaise conscience ? Nous nous fermons également le cœur… quand nous la compensons justement par la « bonne conscience ». Selon notre degré de repentir et notre désir sincère de rédemption, nous nous attachons toutefois à le rouvrir.
  • Que se passe-t-il quand nous travaillons à garder une conscience droite ? Nous nous ouvrons le cœur à cette conscience comme à ce qui la dépasse en hauteur, en largeur et en profondeur.

Les grands leaders ont généralement un point commun : une profonde connaissance d’eux-mêmes. Ils connaissent leurs qualités naturelles, qu’ils utilisent à bon escient, et ne sont pas dupes de leurs faiblesses, qu’ils compensent en utilisant les talents des autres. F. D. Roosevelt.

Leadership & Conscience

Parfois, dans notre vie ou dans ma journée, nous pouvons accueillir la réalité présente, sans peur et sans filtre ; à d’autres instants, nous sommes imprégnés de certaines habitudes mentales et affectives et nous ne nous rendons pas compte de ne percevoir qu’une partie de la réalité. Dans le premier cas, nous allons pouvoir agir dans un juste leadership, dans le second, nos projections vont obscurcir nos décisions. Comment devenir conscients de quand, comment et pourquoi nous nous décentrons ?

Le Leadership “visionnaire” pour changer le monde

À un certain moment de notre vie, nous avons tous probablement ressenti le désir de changer le monde. Ce désir émane généralement d’une “vision” qui pressent que, d’une manière ou d’une autre, nous avons les moyens de contribuer à rendre le monde meilleur. De telles visions impactent fortement la direction et le sens que nous donnons à nos vies et à notre travail. Elles stimulent en effet notre motivation et notre dynamique de changement à de nombreux niveaux.

Créer un monde auquel les Hommes ont envie d’appartenir

Impacter le monde autour pour un monde meilleur. Rendre chacun plus responsable. Rendre chacun co-créateur du changement. Les compétences évoquées dans cette session ont été modélisées et inspirées par des leaders et managers du monde entier. Ces compétences incluent communiquer, interagir et gérer les relations internes à une organisation, un réseau ou un système social.

La conscience de soi émotionnelle, au fondement du leadership

« Je ne peux plus supporter les atermoiements de ce collaborateur », s’emporte cette dirigeante. Sa colère lui semble la « juste » réponse à la pression que les conséquences d’erreurs à répétition de la part du collaborateur exercent sur elle, entre autre.

Dans le déroulé de son coaching, elle identifie que la situation génère surtout pour elle de l’inquiétude et que, avant tout, il est nécessaire d’adopter des mesures protectrices pour la structure. Elle prend conscience de la confusion entre colère et peur et fait l’expérience de la distinction des émotions, comme élément fondateur de son processus décisionnel. Elle intègre cette expérience et modifie les rôles et la répartition des fonctions, ces deux points étant au moins aussi déterminants pour la problématique que les défaillances individuelles du collaborateur. A défaut, en suivant sa colère première, elle prenait le risque, en sanctionnant le collaborateur, d’aggraver le problème plutôt que le solutionner, de radicaliser les relations et de se créer un nouveau problème. Reconnaissance de la dimension émotionnelle inhérente et inévitable à la pertinence de nos pensées et à la congruence dans nos actions et juste appréciation de son intensité sont des cartes d’atout majeur pour la réussite des décideurs.

Toute action est la résultante du processus de conscience vigilante orientée sur le monde extérieur et sur les objets inscrit dans le champ de focalisation de notre attention « perception d’un stimulus ? Émotion ? Pensée ? Action ».

Au mieux nous comprenons le sens de telle émotion (principalement joie, tristesse, colère, peur) par rapport à une situation donnée, au mieux nous pouvons y faire face de façon appropriée. Nos émotions traduisent la satisfaction de nos besoins ou nos frustrations.

Les dirigeants, les managers et les équipes ont besoin de se sentir en sécurité pour agir, d’être informés pour avoir une vision, stimulés pour décider ou encore de se sentir considérés pour négocier. En outre, si la satisfaction de nos besoins nous motive elle est corrélée à l’orientation de nos stratégies et des nos actions ; cette orientation est le fruit de la rencontre de nos valeurs avec notre environnement. De cette rencontre émerge l’énergie que nous investissons pour agir dans notre milieu.

Propre à l’autoévaluation, la distinction entre valeurs et besoins est nécessaire au leader pour ajuster ses décisions, conduire les processus de développement et fluidifier ses relations. « Le respect des engagements pris et l’image d’excellence de l’entreprise sont pour moi omniprésents et j’attends de mes collaborateurs qu’ils agissent en fonction ». Bien sur, ce dirigeant est fondé à affirmer ces valeurs. Mais il s’aperçoit aussi que l’impact de leur rappel sur ses collaborateurs est vite limité.

D’une part, la traduction d’un problème à travers le prisme du décalage présupposé entre valeurs et actions constitue une façon parmi d’autres de se représenter la situation ; d’autre part, la discipline affirmée comme une valeur en soi n’a jamais alimenté la capacité de résolution de problème de qui que ce soit ; elle provoque plus de révolte ou de soumission que d’autonomie. En revanche, lorsque ce leader expérimente d’exprimer ses besoins comme par exemple « j’ai besoin que ce dossier soit bouclé pour la date D pour que je puisse me préparer pour ma rencontre à la date D + n avec nos partenaires », il obtient une écoute différente, ce qui alimente un processus de résolution de problème et de régulation.

L’élévation de son niveau de conscience de soi est la clé qui ouvre des options nouvelles, favorables à la créativité, à la pertinence des actions et à la solidarité au sein de son équipe.

Car la confiance est un processus collectivement construit et les protagonistes d’un système nécessitent espace et temps pour en faire l’expérience. Le « manque de confiance en soi » peut être temporairement masqué par une apparente fermeté d’esprit : dans ce cas l’affrontement énergétivore d’idées et de volontés antagonistes prend le pas sur la confrontation et la régulation.

L’inhibition est une autre façon, fuyante, d’éviter la confrontation souvent en pareil cas confondue avec l’affrontement. La confrontation ouvre un processus de différenciation et de rencontre ; la régulation est un processus de résolution de problème au sein duquel chacun exprime ses pensées, ses sentiments, ses besoins et pose ses demandes. Plus tard, chacun pourra en évaluer les résultats.

C’est ainsi que la conscience de soi constitue le ferment de la confiance en l’autre. « Depuis que j’ai pris le temps de mieux me connaître, je suis plus à l’aise dans les relations avec mes collaborateurs et mes partenaires » reconnaissait ce membre d’un Comité de Direction. La conscience de lui-même dont il a fait l’expérience en se challengeant a ouvert un espace de relations constructives avec son équipe et de développement.



Technologie de l’esprit pour accroître la performance sociale et l’intelligence collective

Une « technologie de l’esprit » qui permet de faire émerger les modèles mentaux qui nous empêchent de mettre en place les changements qui nous tiennent à coeur, au plan personnel et collectif (développée par le professeur Kegan de l’Université Harvard).

La pleine conscience est un état de conscience venu du fond des âges. Pratiqué dans tous les cultures, nous redécouvrons cette façon d’être en contact avec la réalité sensible dans de nombreuses approches et en particulier dans le cadre de la redécouverte des bases de l’émergence de l’intelligence collective. au fond être en plaine conscience c’est être en lien avec soi et l’extérieur de soi. C’est à dire en contact avec l’environnement de l’organisation sans laquelle chaque manager évolue.

Est-il possible que pour maîtriser les disciplines de l’organisation apprenante il faille aller au-delà de l’acquisition de connaissances et le développement d’habiletés pour apprendre à changer sa façon de percevoir et de donner un sens au monde c’est-à-dire changer le stade de développement de sa conscience?

Est-il possible que pour implanter un changement durable tant au plan personnel qu’organisationnel il faille apprendre à reconnaître la complexité de nos modèles mentaux et à rendre conscients ceux qui sont en contradiction avec les changements qui nous tiennent à coeur? Est-il possible que la pratique de la pleine conscience puisse aider à apprendre à changer sa façon de percevoir et de donner un sens au monde?

La prise en compte des enjeux complexes auxquels font face les managers demande beaucoup plus que l’acquisition de savoirs formels et la maîtrise d’habiletés spécifiques. Elle demande surtout des changements dans la conscience des managers, dans leur façon d’appréhender la complexité de la réalité, dans leur capacité à intégrer des perspectives plus larges et moins restrictives, et dans la promotion d’un mode de leadership plus transformationnel.

La théorie du développement de la conscience appliquée à la gestion, propose d’expérimenterons des approches et des pratiques éprouvées pour soutenir le développement de leur conscience et ainsi favoriser la transformation de leur organisation.

Mario Cayer est un fervent défenseur de cette technique de l’esprit. Directeur du programme de formation-recherche Complexité, conscience et gestion qui vise à aider les gestionnaires à exercer un leadership empreint de sérénité, d’agilité et de sagesse dans un monde du travail de plus en plus marqué par la complexité et l’incertitude.

Rappel de la pleine conscience:

L’attention juste ou pleine conscience consiste à ramener son attention sur l’instant présent et d’examiner les sensations qui se présentent à l’esprit, comment elles apparaissent, comment elles durent quelque temps, et comment elles disparaissent.

Cette pratique permet de réaliser de façon directe si une sensation est quelquefois permanente ou bien toujours impermanente. Par la suite, le pratiquant va aussi examiner la matière, les perceptions, les formations mentales, la conscience, comment toutes les choses apparaissent, comment elles durent et comment elles disparaissent.

L’observateur reste neutre et silencieux (le « silence mental ») en examinant l’apparition et la disparition des sensations agréables ou désagréables, sans juger, sans chercher à retenir la sensation agréable ou à rejeter la sensation désagréable.

L’observateur fait l’apprentissage du détachement et il se libère progressivement de la matière, de la sensation, de la perception, des formations mentales, de la conscience.

Cette pleine conscience n’est pas limitée à une pratique de méditation mais elle consiste simplement à observer les objets physiques et mentaux qui se présentent à l’esprit. Quand un objet disparait, la pleine conscience ne cesse pas, elle est tournée par l’observateur vers un objet « par défaut » : la présence, le silence.

Quand un nouvel objet apparait à l’esprit, l’attention délaisse l’objet « par défaut » et s’applique à observer attentivement le nouvel objet selon les deux aspects de sa nature, comme vérité conventionnelle et comme vérité ultime.

Voir site hyperconscience (en cours de construction) : http://hyperconscience.wordpress.com/

Coaching transpersonnel (en cours de construction): http://coachingtranspersonnel.wordpress.com/




Les organismes qui développent de plus en plus de conscience, quelque soit l’environnement dans lequel ils plongent et trouvent des solutions adaptatives, font appel à l’intelligence collective pour survivre. En ce sens la valeur de la conscience et son éveil permettent d’inventer de nouvelles solutions afin de subsister dans un environnement de plus en plus complexe, voir hostile.

La conscience humaine et individuelle ne semble pas capable d’aborder la conscience collective d’un groupe dans son ensemble. Eveiller son état de conscience individuelle, et donc, par voie de conséquence celle de l’ensemble, c’est donc entrer indirectement en contact avec la complexité du système et créer les conditions d’accueil d’une transformation de soi et de l’ensemble, en vue de s’adapter à l’environnement.

Une organisation collective ouvre à chacun des membres du système une multitude de possibilités. Dans un collectif, chaque membre, seul et responsable, doit prendre des décisions dans le champ infini de possibles et de choix. Le choix des décisions dépend sans en avoir conscience de l’intention collective et influence la finalité de l’ensemble. Cela advient bien souvent au-delà d’un raisonnement conscient.

Le processus de raisonnement, d’accès à la connaissance, se crée dans un espace conscient du cerveau, après une compétition acharnée des profondeurs entre les schémas mentaux individuels et collectifs représentatifs de la réalité. C’est la même chose qui semble se produire au cœur de la conscience collective et donc du cerveau collectif. Nos schémas mentaux sont-ils vraiment individuels ou culturels ?

Le traitement émergeant à la conscience individuelle est produit dans un espace profondément non conscient où la raison n’a pas de siège. Face à une situation complexe ou en cas de surinformation, le néocortex décroche pour laisser émerger une action « motrice » dans un espace non conscient. Un espace non conscient (qui sous tend le mental) d’une capacité bien plus grande de traitement, sans contrôle conscient de l’attention. Dans cet espace non conscient, il y a certaines actions que nous privilégions par la manière dont l’intelligence collective associe et organise certaines actions plutôt que d’autres. Les actions émergent dans quelque chose qui se révèle de l’intuition collective. La solution individuelle s‘impose d’elle-même et pourtant font partie de l’ensemble sans que nous en prenons conscience.

L’intelligence collective est l’ensemble des solutions individuelles qui s’impose avec un plaisir collectif et se relève de l’intuition collective.  Elle émerge d’une ambiance harmonieuse dans l’action et donne sens au tout. Cette connexion collective qui englobe le tout se passe dans le lien qui unit chaque individu et l’ensemble. Elle se ressent comme un fluide, un flux, une synergie. L’intelligence collective désigne donc les capacités cognitives d’un groupe résultant des interactions multiples entre des membres ( agents de changement).

Les organisations doivent s’adapter entre l’affirmation de leur identité collective et l’environnement contrariant qui s’impose à eux. Le système cherche à exprimer son identité et son appartenance pour donner un sens à l’action dans une finalité intentionnelle.  Cela pose le principe de l’évolution. Si des agents de changement évoluent, l’équipe évolue, le tout évolue, le système évolue. Des agents au comportement très simple peuvent ainsi accomplir des tâches apparemment très complexes grâce à un mécanisme fondamental appelé synergie créative.

La clarté sur les automatismes et conditionnements provenant de l’apprentissage libère l’esprit et laisse une place importante à la créativité dans la situation d’urgence. En s’appuyant sur ces automatismes, l’esprit ose explorer de nouvelles zones de conscience non encore parcourues. Dans cette exploration, le sens de l’ensemble émerge dans le partage d’une émotion dont le traitement est bien plus rapide que le raisonnement. Nous agissons donc dans l’interaction à la fois en tant qu’individu et en tant que partie de l’action supérieure qui est l’équipe. La créativité s’associe systématiquement à l’émotion et au ressenti (à l’intelligence du corps). L’émotion collective, très contagieuse et plaisante, procède dans un espace non conscient en offrant littéralement des solutions nouvelles à appliquer dans la réalité en action.

La créativité collective fait appel à la créativité individuelle pour agir dans la réalité environnante. Sa capacité à inventer, interagit et émerge dans l’interaction entre les membres d’une équipe et avec le tout. La créativité nécessite un état de conscience particulier pour oser sortir d’une zone de confort et entrer en harmonie. Sans conscience il n’y a point de créativité accrue.

L’intelligence collective, c’est ce qui se passe quand rien n’empêche la psyché groupale de fonctionner. Elle émerge dans l’interaction, le lien à soi et aux autres, pour créer du neuf et s’auto-adapter dans l’action qu’elle représente et auquel elle s’identifie.  Elle se remarque par sa capacité à interagir au sein d’un groupe et avec l’environnement, dans un espace incontrôlable par l’élément le plus simple qui la compose : l’individu. Un individu ne peut influencer seul le système, parce que le système est plus que l’individu. L’individu n’a aucune conscience de la globalité du système. Il y a trop d’interactions entre les membres d’une équipe pour dire à chacun ce qu’il faut faire. C’est dans des règles simples entre les membres que l’intelligence collective s’exprime avec force et sens. Tous les outils favorisant l’interaction entre membre selon des règles simples et élémentaires favorisent l’intelligence collective.

Entre ordre et désordre le système recherche la quête d’une harmonie et d’une stabilité. Une sorte de phénomène de « respiration » lorsqu’elle se manifeste, organise l’ensemble en fonction d’un but en interaction entre chaque individu d’un groupe. L’harmonie interagit avec l’individu, entre les individus et l’ensemble de l’organisation. Le phénomène se joue dans un déséquilibre, entre sécurité et insécurité, pour accéder à un espace collectif harmonieux totalement inconnu des individus. Les individus le sentent mais n’arrivent pas à y mettre de la conscience. Le phénomène reste non conscient aux membres.

Un climat relationnel ne peut être perçu dans le lien qui relie chaque individu d’une équipe. Il est nécessaire  de prendre du recul, de la hauteur pour observer l’ensemble. Un regard trop proche ne permet pas de comprendre la stratégie d’action d’un groupe. Les éléments portés à la connaissance des membres d’un groupe font qu’ils ne possèdent qu’une perception partielle de l’environnement et n’ont pas conscience de la totalité des éléments qui influencent le groupe. L’intelligence collective réfléchit sur elle même et se passe de leaders : la psyché groupale devient le leadership du groupe.

Examiner l’intelligence collective agir entre individus et l’environnement dessine la forme d’un système complexe. Pour comprendre le phénomène, un observateur (méta coach) doit avoir une perception globale du système dans lequel chaque membre ne comprend pas la totalité. Il doit transmettre aux inidividus les informations nécessaires sur le système et où ils se situent en rapport avec la vision d’ensemble et le but à atteindre. Le rôle de l’observateur est donc de  situer l’action de chaque membre d’une équipe au regard de l’interaction. Chaque individu doit connaitre son rôle pour favoriser l’interaction et interagir avec les autres. Lorsque les éléments sont réunis, un réseau relationnel se tisse, il permet de faire converger les actions de chacun dans une stratégie redoutable d’efficacité. L’efficacité du système est la capacité de passer d’une phase (individuelle) à une autre (collective) avec agilité de façon anticipée. C’est avant tout un acte de ressenti et non conscient.

Pour bien comprendre et faire appliquer le schéma de réussite d’une équipe, il faut que chaque membre, ait la capacité de déchiffrer le jeu en action entre le tout, les individus et soi. Un langage souvent assis sur quelques règles simples et élémentaires. Sous certaines conditions particulières, la synergie créée par la collaboration fait émerger des facultés de représentations, de création et d’apprentissages supérieures à celles des individus isolés. Pour déchiffrer ses facultés et le comportement  des autres, afin d’agir ensemble, il faut accueillir de l’information, des signes corporels ou verbaux. L’intelligence collective est avant tout corporelle (inaccessible au conscient) en produisant et en recevant de l’information imperceptible au conscient sous forme de signaux faibles, en décodant les signes pour son équipe. En jouant la transparence, l’efficacité d’une équipe devient opérante.  Le jeu se passe à un autre niveau de compréhension, dans l’esprit de chaque individu, et dans un espace collectif interconnecté, se passant à un autre niveau de conscience bien plus global et collectif. Comprendre et prendre conscience du langage corporel d’un groupe lors d’une émergence de l’intelligence collective rend de grands services au groupe.

L’expression individuelle sera d’autant plus performante que le collectif est performant. Il est important de mettre en harmonie l’expression individuelle avec l’expression collective. Un collectif fort est un collectif qui favorise généreusement les talents complémentaires d’un groupe. Le sens de l’ensemble est une mise en valeur des points forts de chacun. Cela passe souvent par des prises de conscience individuelle et rarement collective. La prise de conscience collective arrive souvent après coup, jamais dans le moment. Le sens de l’harmonie ou de la résolution d’une action collective est très lié avec la sensation du corps et opère de façon efficace, équilibré, sans consommer d’énergie excessive et sans entrave. Le coach ressent souvent cet état particulier de recharge (des accus) lors d’une émergence. Une forte énergie envahit le tout.

Douée d’une volonté, d’une finalité et de quelques règles élémentaires simples, l’intelligence collective émerge dans un comportement global de l’organisation : psyché groupale, cerveau collectif, système. Des procédures et apprentissages répétés conditionnent grandement cette émergence.

L’étude de l’intelligence collective implique aussi l’étude des limites des interactions entre membres de chaque groupe.


Bien que le sujet de la conscience anime les humains depuis la nuit des temps, nous pouvons, sur un plan expérientiel et pragmatique, noter que la conscience collective nécessite toujours au moins 3 conditions pour se manifester :

1. Des richesses partagées : c’est l’idée du banquet, ou de l’auberge espagnole, lorsque chacun apporte des mets et les pose sur la table. C’est une fois qu’ils apparaissent ainsi disposés et ostensiblement visibles que le groupe peut prendre conscience de sa richesse, des ressources dont il dispose, et de celles dont il ne dispose pas encore. On sera toujours étonné, dans un groupe, de voir la richesse manifeste lorsqu’on propose aux personnes d’énoncer aux autres tout ce qu’elles savent faire, tout ce qu’elles peuvent offrir, et ce, dans le sens le plus large. Faisons l’expérience autour de nous dans le travail, alors que les gens ne se connaissent que par leur description de poste, et nous voyons que la surprise est souvent de taille.

2. Une vulnérabilité partagée : la vulnérabilité, c’est le courage de s’ouvrir à l’autre et de laisser tomber les remparts. Beaucoup confondent vulnérabilité et faiblesse, alors que ces deux termes sont antagonistes. La vulnérabilité est un acte de courage et de force intérieure. Elle fait que l’on ose se montrer tel que l’on est, avec ses imperfections, ses insuffisances, mais aussi ses réussites et qualités. La propre vulnérabilité ou insuffisance de l’un, invite l’autre à manifester son aide, son soutien.Elle invite l’autre à révéler son humanité. Elle nous montre également à quel point nous sommes tous vulnérables. Rappelons-nous ces belles paroles de Pagnol qui, notant la vantardise de son père, le surprend en « flagrant délit d’humanité », et l’aime d’autant plus ! Ainsi, un groupe, pour construire sa conscience collective, a-t-il besoin de partager cette humanité dans la vulnérabilité de chacun. C’est en général un moment « thérapeutique » où coulent les larmes, où se prononcent les joies et les souffrances, où s’humanisent les rapports.

3. Un langage partagé : les mots unissent autant qu’ils divisent. Le langage mérite qu’on y travaille car c’est le terrain où se construisent les consensus, la capacité de vivre avec l’autre. Combien de personnes, de couples, de groupes, se divisent car ils n’ont pas réalisé que c’est leur rapport individuel aux mots qui les divise. Construire un langage partagé, comprendre les différences et les subtilités des termes, inventer de nouvelles catégories et subtilités chaque fois qu’il se fait besoin, crée de l’empowerment, de la liberté. C’est un travail fastidieux, souvent ingrat et difficile, mais il est incontournable car il participe d’un processus de croissance.



Diagnostic tel que publié dans la gestion Toolbook changement par Holger Nauheimer

La théorie des systèmes complexes a montré que les composants d’un tel système partagent les caractéristiques de l’ensemble du système. Une métaphore de cette relation a été donnée par le pommier Mandelbrot, un modèle mathématique, dont chaque petite unité est composée de la même conception que les plus grands. La structure et le comportement des organisations et des miroirs des groupes de la structure du comportement humain. Comme l’humanité est universelle et d’autres caractéristiques propres, les caractères acquis, les organisations ont des qualités fixes et flexibles. Par exemple, la nécessité d’une structure juridique d’un but lucratif ou à but non lucratif-organisation dans la plupart des pays est une qualité déterminée. Comme les différents groupes ethniques, les organisations diffèrent par leur structure juridique. L’organisation interne est beaucoup plus souple. Une partie peut être prédéterminé par la « génétique » (juridique) la structure, par exemple la nécessité d’un directeur exécutif, d’autres pourraient être auto-déterminé. La manière, les différentes parties de l’organisation interagissent, est un acquis – ou «savante» de qualité. Cependant, nous savons combien il est difficile d’apprendre quelque chose de-une fois que nous avons acquises.

Les organisations et les groupes – comme des êtres humains – ont une conscience et un inconscient. Consciente sont tous les règlements écrits, la communication bilatérale entre les parties de l’organisation est officiellement organisée, la présentation des rapports, etc inconscient sont toutes les règles qui adhère à tout le monde, sans être exprimé verbalement ou par écrit. Ils pourraient, par exemple, reportez-vous la façon d’aborder supérieurs (ou inférieurs). Ou comment se fixer des objectifs prédéterminés par la haute direction. Règles de vêtements est conscient (c.-à-explicite) dans certaines organisations, et de l’inconscient dans d’autres. Personne ne parle habituellement sur ces règles inconscientes, c’est comme la peur de toucher un poêle chaud.

Sans doute, les règles inconscientes d’une organisation ont une raison d’exister. Comme l’inconscience de l’homme, ils nous aident à naviguer dans le jour la vie quotidienne sans avoir à se préoccuper de choses aussi. Sans eux nous ne serions pas en mesure de se concentrer sur les choses importantes et urgentes. Lorsque nous conduisons une voiture sans boîte de vitesses automatique, notre inconscient nous navigue à travers le processus de pressage de l’embrayage et l’accélération au bon moment. Mais, si nous changeons d’une voiture automatique, nous avons à apprendre de l’un comportement inconscient de changement de vitesses. Soit dit en passant, est de même pour les sociétés. Par exemple, de nombreux pays ont encore des problèmes à intégrer les nationalités étrangères dans leurs communautés. La loi de la citoyenneté, qui permettent aux immigrants de devenir des résidents légaux, peuvent être modifiées par décision du Parlement. Mais les gens continuent de résister contre l’intégration des étrangers »dans leur société depuis de nombreuses années, voire des décennies. Des travaux récents dans la thérapie familiale a montré comment les groupes sociaux héritent des systèmes de croyances de leurs ancêtres.

De la même manière, si l’accent, ou la tâche, ou de la structure officielle de l’évolution de l’organisation, de nouveaux comportements doivent être apprises. Pour cela, il pourrait être utile de mettre les règles inconscientes du groupe de la structure profonde à la surface. Il est fortement recommandé d’employer un étranger non biaisée à la médiation d’une telle session, et les gens doivent être préparés qu’ils se sentent beaucoup de résistance. Il est toujours plus facile de changer les règles écrites et les structures de la connaissance collective d’un groupe.

Le modèle suivant aide à structurer la conscience et l’inconscience des organisations. Il peut être appliqué conjointement avec d’autres outils dans un atelier de personnes qui sont responsables de l’amorce du changement organisationnel. Il introduit les différents niveaux de l’identité.

Chaque membre de l’organisation a sa propre identité, ses propres valeurs, des capacités et des comportements typiques. Il ou elle a une motivation personnelle de travailler pour l’organisation. D’ailleurs, il ou elle pourrait avoir d’autres priorités dans la vie, qui peut être en conflit avec l’intérêt de l’organisation.

L’organisation a aussi une identité commune qui est défini par la façon dont les gens interagissent. Il est des rôles sociaux. En outre, l’organisation est déterminée par sa tâche (parfois aussi appelé «mission»). En outre, il est le client de l’organisation (si elle n’est pas exclusivement centrée sur son intérieur, comme les clubs sociaux qui ne sont que la production de valeur pour leurs propres membres). Enfin, l’organisation est influencée par des facteurs sociaux, politiques, culturels et économiques des conditions-cadre et a pour interagir avec l’extérieur « de la société, ses représentants ou d’autres groupes et organisations. C’est ce que j’appelle «l’Univers».

Les relations directes avec le monde extérieur sont appelés à l’environnement, mais il ya quelque chose de plus. Selon la théorie du chaos, chaque action d’un individu ou un groupe d’individus provoque un effet ou une chaîne de réactions. Comme le battement de la célèbre papillon aile d’un en Amérique, ce qui pourrait changer l’état de l’atmosphère et provoquer une tornade sur la côte indonésienne. Évidemment, plus l’action, plus la probabilité d’une réaction forte. Certaines organisations ont été créées expressément pour changer le monde (par exemple, Greenpeace, Amnesty International). Organisations autres objectifs, en particulier ceux des entreprises, semblent être orientés vers les «actionnaires valeurs croissantes. Mais encore, chaque organisation a une valeur spirituelle. C’est ce que j’appelle le niveau de l’univers. Les Compagnies outil qui appartiennent à la planète élabore davantage sur ce sujet.

Figure 1: Inconscient

Sphère Conscient Inconscient
Je Qu’est-ce que j’ai l’intention de travailler pour cette organisation? Que dois-je ne veux pas savoir?
Nous Ce qui est autorisé à être connu au sujet de notre organisation? Ce qui n’est pas autorisé à être connu dans notre organisation?
Tâche Comment pouvons-nous produire de la valeur pour nos clients? Comment peut-on maintenir l’écologie et à quel coût?
Client Qu’est-ce que nos clients attendent de nous? Quelle est l’identité, quelles sont les croyances de nos clients?
Environnement Quelles sont les tendances évidentes dans notre entreprise? Quels sont les deux questions ne nous ressemble le plus à demander un oracle?
Univers Est-il rien de plus important que le succès de l’organisation? Y at-il quelque chose que nous ne le saurons jamais?

Comment fonctionne la conscience ?

Conscience et intelligence collective sont-elles une et même chose ?

Le niveau de conscience dans le quel nous baignons semble insuffisant pour nous guider vers une satisfaisante compréhension de sa complexité. Chaque espèce a des capacités cognitives limitées et la compréhension de la conscience nécessite peut-être des notions qui nous sont inaccessibles pour le moment. Albert Einstein disait « Le monde que nous avons créé est le résultat de notre niveau de réflexion, mais les problèmes qu’il engendre ne sauraient être résolus à ce même niveau conscience. »

Qu’est ce qu’un niveau de conscience ? Les niveaux de conscience sont ils infinis ? Qu’est ce que la conscience ? En quoi une croyance n’est pas la conscience ? Sommes-nous conditionnés par la conscience ? La conscience dépasse-t-elle notre propre espace cognitif ? Est-elle intemporelle et impersonnelle ? Qu’est ce que cela veut dire prendre conscience ? La conscience serait elle un organe construit et social ? Lors d’un bouleversement de la chimie du cerveau pour quelles raisons la conscience est-elle modifiée ? La conscience serait-elle le résultant du tri sélectif de milliards de milliards d’informations ?

Depuis la nuit des temps la conscience globale de l’humanité s’éveille à la réalité à grande vitesse à mesure des découvertes scientifiques. Plus les croyances tombent dans l’oubli, plus les êtres se délivrent de leur conditionnement limité en s’éveillant  à un degré de liberté psychique. Nous franchissons ces stades d’éveil collectif par saut quantique au fur et à mesure que la psyché collective change et se transforme.

Notre conscience actuelle ressemble-t-elle à celle où nous étions encore des primates ? Est-elle évolutive ? Est-elle limitée par nos croyances ? Sommes-nous incapables de nous représenter la conscience ? Comment l’activité neurale peut produire un sentiment subjectif ? Nos limites cognitives de notre outil pensée sont elles fixent ? La conscience est elle bien plus vaste que nous ne pouvons l’imaginer ? Comment est elle généré au travers et en l’être humain ?

La transdisciplinarité et la neuroscience s’intéressent de plus en plus à son existence et sont pour le moment impuissantes à élucider cette complexité de la conscience humaine. Nous savons beaucoup de choses sur les états de conscience mais nous ne savons toujours pas comment la conscience fonctionne ! Par exemple, nous savons que c’est bien consciemment qu’on accède à notre discours intérieur qui accompagne une lecture silencieuse.

Prenons comme postulat pour la compréhension du texte que la conscience englobe l’inconscient, le préconscient, le conscient et le non conscient. La conscience se représente de façon multidimensionnelle et multi référentielle et qu’elle se déploie en niveau de conscience.

(Un additif à ce texte rassemblera tous les éléments physiques du fonctionnement des neurones et du cerveau, les ondes cérébrales, les différents états de conscience, etc….)

Le cerveau, un organe social de la conscience.

La complexification des systèmes nerveux au cours de l’évolution des espèces nous amène à dire que la conscience a pu être un avantage pour résoudre les problèmes rencontrés par nos ancêtres. Comme par exemple la reconnaissant des visages et la capacité de prédire le comportement de chaque personne en groupe. Chez l’être humain normal, la rencontre avec d’autres personnes ou groupe de personnes porte le cerveau à attribuer immédiatement certains états mentaux.

Notre cerveau serait-il une machine à détecter l’intention instantanément et l’état d’autrui avant même qu’il accède au langage conscience ? Serait-il une machine à détecter efficacement les émotions d’autrui par son langage non verbal ?

La conscience humaine est très difficile à définir car elle est accessible seulement du point de vue du sujet conscient alors que les phénomènes physiques sont accessibles à tous. De plus, elle est laborieuse à définir car la conscience à un caractère ineffable, c’est-à-dire qu’on ne peut en rendre compte convenablement avec les termes du langage.

Il semblerait que l’évolution de notre conscience et de notre intellect se serait faite, tout au plus, en réponse à la complexité de ce monde social initié entre les individus, plutôt qu’en réponse à l’environnement physique. La sélection naturelle aurait donc sculpté notre capacité cognitive davantage en réaction à autrui qu’à l’environnement. Les primates et donc les humains sont des créatures hautement sociales.

Connaître les intentions des autres à tout le temps était crucial pour notre survie. Voilà pourquoi nous sommes passés maîtres dans l’art de la simulation interne de l’esprit des autres. Des neurones, appelées neurones miroirs, sont passé maitre dans cet art de la simulation (mimétisme) et font en sorte qu’il n’y a pas de frontière entre soi et l’autre. Notre capacité à décoder l’état d’esprit d’autrui a été le premier phénomène de la conscience avoir évolué et qui auraient été par la suite appliqué nous-mêmes.

Dans son évolution, considérons, là aussi, l’empathie humaine comme quelque chose de fondamental. Prenons l’exemple d’une contagion neuronale dite émotionnelle de la souffrance, l’homme tend naturellement à soulager la souffrance d’autrui pour apaiser du même coup sa propre souffrance. D’où la grande importance accordée aux neurones miroirs dans ce phénomène de la contagion émotionnelle des foules, la dynamique, de groupe, l’intelligence collective.

Ce phénomène émotionnel du même coup favorise l’émergence d’une conscience de soi, permettant de nous observer comme si l’on était un autre. La conscience de « soi » aurait émergé progressivement au cours de l’évolution à mesure que les groupes sociaux se complexifiaient et donnaient un avantage à ceux qui étaient capables de se mettre dans la peau des autres. Elle apparaîtrait chez l’homme avec les émotions primordiales comme la faim, la soif, le besoin de la sensation d’étouffement, le désir sexuel, la douleur.

La conscience serait donc une propriété émergente qui a évolué avec la fonction sociale. La conscience de nos relations aurait une origine sociale, et proviendrait davantage de la communication avec les autres. L’origine d’une action consciente n’est pas à chercher seulement dans le cerveau d’un individu, mais dans la relation permanente avec ses homologues et le reste du monde. La conscience serait un phénomène fondamentalement social lié à la communication. La conscience s’appuierait sur un phénomène d’intelligence collective !

La conscience de soi serait-elle alors le résultat d’une pression culturelle, et non pas seulement le produit du monde physique qui nous entoure mais surtout des individus avec qui l’on communique ? La conscience serait-elle alors prisonnier en quelque sorte de notre intelligence sociale et de notre conscience culturelle ?

La conscience serait-elle virtuelle et distribuée ?

Contrairement aux propriétés des phénomènes physiques, elle ne peut être exprimée avec précision en termes de masse de température. Un peu comme la vision ne fait pas percevoir les ondes électromagnétiques mais des objets lumineux. Ce qui fait dire parfois aux chercheurs que l’esprit ne serait qu’un artefact de la perception.

La conscience primaire nait d’une contagion neuronale instantanée d’une association inconsciente d’assemblées de neurones (programmes idéomoteurs de survie ou de plaisir) en relation direct avec des milliards capteurs sensoriels du corps. Elle émerge dans ici et maintenant  d’une forme de langage source primaire attachée aux fluctuations de l’environnement, et se synchronise en se concentrant sur la force des signaux et de l’expérience du sujet. A partir de ces différentes modalités sensorielles activées se forme une image sensorielle sécurisée et unifiée de l’environnement. La conscience aurait donc émergée pour nous simplifier la vie en protégeant notre intégrité.

Notre cerveau a cette capacité d’extraire une image virtuelle stable du monde parmi les informations sensorielles ambiguës et multiples (image virtuelle de ce que nous considérons être la réalité perçue). À partir de cette image stable du monde, l’homme peut choisir rapidement des comportements appropriés en fonction d’intentions et de buts à atteindre sans se soucier encore une fois de la complexité des commandes motrices à donner à son corps.

Ce cerveau avec ses deux hémisphères offre de troublantes dissociations, en fait, lorsque le cerveau est divisé, il semble que la conscience de soi l’est aussi. Ce qui reviendrait à dire que pour piloter notre existence, nous avons deux types de conscience fusionnées qui interagissent entre elles et avec l’environnement.

La compréhension du monde se ferait-elle dans l’équilibre d’une réponse alternative entre nos hémisphères ?

Si l’hémisphère droit, à cause de son implication dans l’image globale du corps, est très important pour générer ce sentiment d’être soi, l’hémisphère gauche quand à lui est spécialisé dans le langage chez la grande majorité des gens, est semble être à sa façon tout aussi essentielle à la conscience de soi.

Chaque hémisphère semble spécialiser en deux types d’états de conscience. L’hémisphère gauche aurait un état de conscience plus dissocié, plus spécialisée sur le détail, orienté vers l’action et la recherche d’objectifs. Celui-ci semble en relation étroite avec une forme de conscience collective et culturelle externe à soi. Tandis l’hémisphère droit serait inversement plus associatif, spatial et davantage spécialisé sur la globalité, le sens, la cohérence. Celui-ci semble en relation avec l’inconscient collectif et l’intelligence collective.

La fusion et l’unicité perçue de ces deux formes d’états de conscience seraient-elles un interprète qui se raconte constamment une histoire cohérente de la réalité à partir d’un imaginaire construite directement de nos actions, de nos émotions, de nos ressentis et de nos pensées ? Le processus décisionnel initié inconsciemment, pourrait-il alors être approuvé ou empêché par la conscience volontaire et vigile ou par des processus totalement inconscient ? Notre libre arbitre aurait-il ainsi le pouvoir de rejeter, parmi une multitude d’intentions surgissant au hasard dans le circuit neuronal du cerveau, toutes celles qui sont inappropriées, de toutes actions inacceptables socialement avec cette possibilité d’être stoppées avant son extériorisation ? La conscience serait en quelque sorte un monitoring ? Autrement dit, jouerait-elle un rôle de contrôleur de soi et de l’environnement, de nos pensées et de nos comportements ? La conscience que nous avons de nos propres intentions d’agir serait-elle une conséquence de l’activité du cerveau plutôt que sa cause ?

Voici un tableau comparatif non exhaustif des possibilités de représentations symbolique et métaphoriques des états de conscience.

Prise de conscience sur la réalité (insight) Monde Extérieur, Réelle réalité Non Conscient Non Possible Complexe 

Chaos

Inconnu Conscience, morale, culturelle et collective Cerveau néo cortex, pro actif, anticipation Intelligence rationnelle, analytique
Conscience environnementale 

Présence

Monde Réel 

Réalité perçue

Conscient Possible Compliqué Apprentissage, connu Conscience Volontaire, réflexive, de soi, vigile Cerveau limbique, affectif, relationnel, émotionnel Intelligence émotionnelle, relationnelle, affective
Inconscient réflexe Monde Intérieur Imaginaire rêves Inconscient Impossible Simple Intégration Inconscient collectif, conscience primaire Cerveau reptilien, survie, plaisir, facilité, réactionnel Intelligence collective, intuitive, créative

En quelque sorte notre système s’informe constamment de l’activité d’une multitude de systèmes inconscients et conscients fonctionnant en parallèle afin de coordonner toute cette activité neuronales en autorisant ou inhibant des actions déjà initiées automatiquement. Le mécanisme de conscience ne serait ainsi qu’une fine couche de commande ajoutée sur un ensemble de mécanismes non conscients largement majoritaires.

Notre conscience nous pousse à l’action.

Au fond, aucun mécanisme n’est conscient, mais il se met en marche consciemment. La conscience intervient davantage lorsque les choses ne se passent pas comme prévues, que nous faisons face à un défi nouveau ou une situation menaçante. Ainsi nous pourrions dire que la conscience aurait émergé comme un phénomène associé à un état d’hyper vigilance survenant lors de situations d’urgence mettant en jeu la vie. La conscience serait en quelque sorte un kit de survie dans l’action. Toute perception entraînant une action et toute action entraînant une perception.

Nos comportements limités et conditionnés font partis de l’univers dans lequel nous nous déployons et nous n’échappons pas à ses lois.

Par conséquence, peut-on dire que la conscience volontaire joue bel et bien un rôle dans nos prises de décisions sur le monde et sur notre libre arbitre ? Sommes nous capables de déclencher consciemment une activité cérébrale qui semble mener ensuite irrémédiablement à une action volontaire ? Où le libre arbitre relève-t-il plus de l’illusion cognitive externe à soi, en partant du principe que l’illusion n’est pas quelque chose qui n’existe pas mais plutôt quelque chose qui n’est pas ce qu’il semble être ?

La volonté consciente engendre une force active et décisive dans nos actions. En effet, lorsque l’existence de l’être est en jeu ou que le danger s’impose à lui, l’ensemble les états de conscience poussent à l’action. En réaction à un événement, nos gestes sont initiés dans les régions préfrontales du cerveau en moins de 20 millisecondes et les régions motrices qui programment le mouvement dans le détail, avant de les exécuter, sont existées avant même que nous en ayons conscience ! Ainsi dans le sport de compétition, dans le management, dans les grands groupes, la perception d’une simple intention d’autrui engendre des assemblées et des programmes neuronaux réflexes idéomoteurs, le corps inconsciemment se met en marche. Nous en avons pour preuve les faibles signaux émis par notre langage non verbal et émotionnel.

Quand une pensée surgit à la conscience juste avant une action (priorité), elle est s’harmonise avec cette action (cohérence), et quand elle n’est pas accompagnée par d’autres causes possibles pour cette action (exclusivité), la conscience est portée par des intentions au moindre objet en mouvement. Lorsqu’un mouvement apparaît dans notre champ visuel, premièrement notre cerveau décide une action en moins de 20 ms et met en branle les mécanismes qui vont mener à son exécution (rappel la prise de conscience commence à émerger au bout de 350 ms). Deuxièmement, tout en étant ignorants des mécanismes inconscients sous-jacents, nous devenons conscients d’une pensée au sujet de cette action que nous appelons intention. Troisièmement, finalement l’action survient après l’intention, et nous faisons constamment l’erreur de conclure que c’est cette intention qui a causé l’action ! Nos pensées seraient au fond que des mouvements potentiels qui ne sont pas encore actualisés.

Lorsque nous décidons d’exécuter un mouvement et que nous le faisons, les neurologues constatent que la décision est prise 350 ms avant l’action. Il semble donc que la conscience volontaire arrive beaucoup plus tard pour être à l’origine de l’action.

Et si le cerveau peut initier nos mouvements volontaires avant même l’apparition d’une volonté consciente de ses mouvements, que reste-t-il pour la conscience ? Notre conscience serait-elle subjective et serait-elle qu’une illusion ? La conscience viendrait-elle seulement après coup justifier les actions décidées par ces mécanismes inconscients, en adaptant la gestion de parole au contexte culturel et social du moment ? Est-il alors possible de dire que ceux sont les assemblées de neurones les plus actives qui forme le contenu de conscience ?

Comme nos neurones participent aux états de conscience, qui opère ?

Une très grande majorité de notre vie est réglée par des circuits cérébraux inconscients. Quand la réalité perçue s’accroit,  l’activation des neurones est largement amplifiée et réverbérée d’abord à travers le cortex frontal en 275 millisecondes, ensuite vers le préfrontal dès 300 ms. Pour qu’il y ait conscience, il semble donc qu’il faut avoir un échange en résonance entre différentes régions du cerveau. La conscience semble également surgir que lorsque des aires dites supérieures comme le cortex frontal, est relié au circuit de l’émotion et de la prise de décision.

Les neurosciences focalisent davantage sur un faisceau d’innombrables assemblées de neurones inter-reliés, dont l’activité de la plupart, demeurent inconscientes. Les opérations cognitives résultent de l’interaction d’innombrables unités neuronales interconnectées qui interagissent entre elles, sans pilote central. Un réseau de neurones peut donc servir à décrire adéquatement la cognition, et pour qu’un tel réseau puisse produire de la signification, il doit nécessairement posséder une histoire, il doit pouvoir agir sur son environnement et être sensible à ses variations. Le monde environnant est façonné par l’organisme autant que l’organisme est façonné par lui.

Dans l’évolution, le cerveau, pour facilité le traitement, à fabriquer des méta-représentations, et au lieu de produire de simple représentation sensorielle, il s’est mis créer des représentations de représentation sous forme de symbole. Pour accélérer son fonctionnement, l’architecture cérébrale lors de l’apparition et l’éveil de la conscience peut être représentée en système de cartes neuronales (banque d’expériences ou constellations émotionnels) constituées d’assemblées de neurones responsables de nos différentes possibilités perceptuelles. Lorsqu’un stimulus est reçu par l’organisme, le circuit neuronal dans les connexions réciproques, constitué de cartes perceptuelles d’assemblés de neurones, se renforcerait. Il en résulte un système de cartes neuronales étendues. Plusieurs cartes vont être activées et vont s’envoyer des signaux mutuels. Un ensemble de zones neuronales s’activent sous forme de noyau dynamique et ce noyau s’affaire pour décrire les processus conscients et permet de construire sans cesse de nouvelles significations de la réalité. La conscience a donc alors un rôle d’opérateur qui module ces dynamiques cérébrales.

La contagion neuronale, la naissance d’un état de conscience

D’après les chercheurs, la clé des processus conscients est la contagion neuronale. Elle se trouverait dans des oscillations neuronales synchronisées dans le cortex à des fréquences avoisinantes 40 Hertz. C’est de cette synchronisation temporelle de l’activité neuronale que naîtrait l’accès perceptuel conscient. L’assemblée neuronale en résonance qui devient conscient serait celle qui est en phase avec l’oscillation de 40 hertz. C’est comme si la vague ondulatoire qui rayonne dans tout le cerveau, éclairerait les zones neuronales et les mettraient en cohérence en donnant naissance à la conscience, à la manière d’un écran de radar. Cette synchronisation se diffusant dans tout le cortex un peu comme sur un radar de tour de contrôle illuminerait tous les objets sur le passage d’un cycle.

La fréquence de synchronisation de 40 Hertz du cerveau et un outil extraordinaire de synchronisation temporelle de l’activité neuronale. Celle-ci est reliée de près à l’intégration perceptuelle, à la construction des représentations cohérentes et à des processus d’attention sélective sur la réalité. Ainsi des circuits neuronaux en synchronie faisant force auront tendance à avoir une visibilité et une force associative plus grande. La conscience devient alors un outil précieux en allouant davantage de ressources cognitives à la résolution de la situation en cours et significative.

Les objets étant les différentes coalitions de neurones en compétition. La synchronisation des oscillations à 40 Hertz serait peut-être le mécanisme par lequel se résoudre cette compétition en favorisant la sélection d’une assemblée particulière de neurones dans l’espace de travail global ainsi créé.

Il faut en effet rappeler qu’il ne peut y avoir qu’une seule chose à la fois dans notre conscience. Les différentes assemblées neurones et différentes tâches qui requièrent la conscience, entrent donc dans une certaine façon en compétition les unes des autres pour passer à la portée de la conscience. La conscience pourrait avoir une fonction de déclencheur de processus inconscient. Elle donnerait ainsi accès sur demande à toute une gamme de connaissances inconscientes.

Cette oscillation démontre en état d’éveil ou de sommeil, en cas d’urgence, que la synchronisation va produire une réponse corticale en se remettant à zéro lors du balayage. Ceci dans un but de synchroniser d’autres assemblées neuronales nouvelles en lien avec la situation d’urgence. C’est l’exemple d’une personne qui marche dans la rue en réfléchissant, son cerveau en général oscille à environ 40 Hertz. Tant que les représentations mentales s’accordent avec l’environnement extérieur, le cerveau continu de mettre la scène à jour selon un rythme stable. Chaque onde qui balaie le cortex en 12,5 ms crée une image, et ces images s’enchaînent si rapidement que tout semble continu, comme l’image fixe d’un film qui devient apparemment fluide lorsqu’elles défilent assez rapidement. Mais si un véhicule surgit devant lui mettant en danger sa vie, le cycle de 40 Hertz est abruptement remis à zéro -resynchronisation du cerveau face à l’inconnu – pour incorporer les nouveaux stimuli dans l’ensemble de la scène afin que la nouvelle information puisse être prise en compte (cet arrêt sur image est un état d’hyperconscience). Au point que l’action de retrait du corps face au danger soit en totalité exécutée de façon inconsciente ! Le cerveau s’est mis en alerte instantanément et totalement inconsciemment en bouleversant la chimie du cerveau et du corps pour réagir. La personne prenant conscience de l’instant qu’après la situation critique dès que le film de la vie se remet en route !

L’espace de travail, le creuset de la conscience.

Contrairement à l’information traitée par les sous systèmes isolés qui elle demeure inconscient, certains sous systèmes neuronaux mettent en commun certains résultats de leur opération dans un même espace de travail global. L’espace de travail neuronal non localisable est en mouvement permanent et est donc un lieu d’échange d’informations. D’autres sous systèmes peuvent aussi profiter de cette information disponible et c’est cette disponibilité qui constitueraient l’émergence de la conscience. La conscience est proche d’une forme de mémoire de travail momentané permettant de prendre en compte l’interaction entre les processus conscients et inconscients observés.

À tout instant, des milliers d’objets ou programmes mentaux se forment et se défont ensemble dans le cerveau. Comme le cerveau reconstruit la réalité perçue avec l’information qu’il perçoit, les souvenirs, l’expérience, à chaque instant, il y aurait donc plusieurs états conscients possibles. Mais seulement une de ces versions multiples connaîtrait son heure de gloire et deviendrait célèbre, autrement dit conscient, l’espace d’un instant. Ce qu’on appelle le soi pourrait être considéré comme ce qui émerge de ce conflit entre la perception, l’attention, le langage etc… qui accomplit chacun leur tâche à un niveau dont une seule version atteint le seuil de la conscience.

La conscience traite l’information en profondeur entre des fonctions cérébrales indépendantes et ignorantes de ce que font les autres. Si le signal est trop faible, le traitement d’informations reste localisé dans le processeur inconscient et se dissipe rapidement, cela correspond à l’état subliminal. Si le niveau d’activation est insuffisant, elle reste sous le seuil des boucles d’auto amplification de l’espace de travail conscient. Si l’activation est assez forte et se répand dans plusieurs régions sensorielles du cerveau, et si l’attention n’est pas orientée vers un stimulus alors la formation demeure inaccessible à la conscience, un état qui peut toutefois devenir conscient s’il subit l’amplification suffisante de haut en bas.

Si l’activation est forte et l’attention focalisée sur le réel ou l’irréel (le cerveau ne faisant de différence entre le réel et l’imaginaire), dans le creuset de l’espace de travail neuronal surgit un état de conscience.

Les différents états de conscience qui font de nous un être conscient.

Il existe différentes catégories de conscience selon différents états d’éveil ou de sommeil. Nous distinguons une conscience primaire dite d’accès dont le contenu est immédiatement disponible (conscience de bas en haut) et une conscience phénoménale dont la perception fait ressentir une douleur, percevoir une couleur (conscience de haut en bas).

Une conscience de soi, c’est-à-dire de représentation de soi nous conférant une certaine unité de notre vie mentale. La conscience de soi est en constante transformation, jamais fixe, ne reposant sur aucun fondement stable. La construction de soi, dans le temps, s’amorce après l’âge de deux ans. Les nouveau-nés sont par contre incapables de faire la différence entre eux-mêmes et le reste du monde, y compris avec leur mère. Cette prise de conscience de soi se développe entre l’âge de six mois à un an en lien avec le monde et les êtres. Cela lui permettra éventuellement de se raconter, de mettre en scène et de modifier ses souvenirs à mesure que ceux-ci se dérouleront.

Une conscience réflexive ou vigilante (monitoring) dont la capacité est d’inspecter délibérément le cours de nos pensées, de faire de l’introspection, dépister notre comportement. La conscience réflexive, cette impression que c’est moi qui perçoit, est souvent présentée comme condition nécessaire à la conscience de soi, c’est-à-dire le sentiment d’être soi et pas un autre. La conscience réflexive serait nécessaire à la conscience de soi. C’est le fait de connaître mon histoire personnelle, pourquoi je suis où je suis dans l’instant présent et pourquoi je serai et à tel endroit ce soir. La conscience vigile orientée sur le monde extérieur donne souvent cette impression d’avoir un esprit détaché du corps, comme dissociée, même si elle est fausse, elle est adaptative dans la mesure où elles augmentent la valeur que nous accordons à notre existence et à celle des autres.

La conscience subjective ne serait que le produit des interactions neuronales de notre cerveau. Une prise de conscience serait un état de conscience de multiples états inconscients, composée plutôt une multitude d’entités, d’images demeurant toutes inconscientes, et qui donne accès au même moment à une information particulière qui donne sens, une sorte de prise de conscience sur le monde. La conscience serait donc des états d’inconscience et de conscience successifs dans une sorte de continuum de la conscience (film).

L’efficacité des connexions unissant les neurones se modifient en fonction de l’expérience et de la chimie du cerveau. Nous en reparlerons lors dans le chapitre du système nerveux central et les ondes cérébrales.

La science de la conscience n’en distingue que trois états d’activation. Dans le traitement de l’information : au premier niveau de traitement subliminal (l’activation de bas en haut autrement dit de l’inconscient vers la conscience) est état suffisant pour déclencher un état d’activation à grande échelle dans le réseau neuronal (souvent lié à la survie et au plaisir); en second niveau, le préconscient possède suffisamment d’activations pour accéder à la conscience mais est temporairement mis en veilleuse par manque d’attention (de haut en bas, de l’extérieur vers l’intérieur); un troisième niveau conscient, envahit l’espace de travail global lorsque des stimulus préconscients reçoit suffisamment d’attention pour franchir le seuil de la conscience. Le processus est alternatif parmi un état stable de conscience d’être et un état instable conscience de faire ou d’avoir, l’un influence l’autre.

La conscience serait-elle une fusion de deux types de perception consciente, interne et externe, mais distincte ?

Pour le maintien d’un état normal de la conscience, il semble qu’il y ait un registre optimal de stimulation extérieure nécessaire. Les niveaux de stimulation en dessous et au-dessus de ce registre semblent conduire à la production d’état modifié de conscience. Ce phénomène peut se produire avec un ennui extrême qui accompagne la privation de contacts sociaux prolongés et ou à l’inverse des états sociaux susceptibles de produire des états modifiés de conscience collective. D’autres circonstances impliquant au contraire un état d’éveil accru ou une implication mentale intense (absorption intense dans un travail, lecture, performant d’un sport) provoque également des états modifiés.

Eveiller, élargir, expanser sa conscience serait un état modifié de conscience et serait le secret d’un accès à un niveau de conscience qui permet une remise en cause du déclencheur de processus et donc de nos schémas mentaux et neuronaux. Les phénomènes d’hyperconscience apparaissent dans ce registre.

La conscience est-elle un phénomène éphémère en constante reconstruction ?

Résident nulle part et partout, la conscience reforment constamment des processus conscients qui sont fournis par différentes parties du cerveau et qui subissent les changements rapides et étendus dans la pensée humaine. Les facultés cognitives se développent parce que le corps interagit en temps réel avec un environnement donné, c’est-à-dire que la conscience modifie notre environnement tout en étant constamment façonnée par lui. Le contenu de la conscience née d’une succession rapide des événements cérébraux ne peuvent être ordonné dans le temps, mais lorsque cela survient une continuité successive de prise de conscience donne cette impression que la conscience est comme un film qui se déroule.

Un individu entre en interaction avec son environnement grâce à toutes ses perceptions personnelles mémorisées au cœur des neurones sous forme de liens entre neurones ou circuit neuronaux, programmes, ou encore croyances s’il y a eu une synchronisation entre assemblées de neurones. Cet individu entre en interférence avec une forme d’état de conscience extérieure, fluctuante, focalisée sur réalité et sur l’action, et une autre forme d’état de conscience intérieure, flottante, stable, globalisante, sur laquelle s’appuie dans un va et vient la conscience.

La conscience serait la résultante d’une constante interaction entre ce monde intérieur davantage associatif, qui donne sens, globalise, défocalise la réalité, la métaphorise dans des rêves et l’imaginaire sous forme de films et d’histoires « virtuelles », et le souvenir ou la réalité perçue d’un monde plutôt extérieur, dissocié, social, davantage focalisé sur l’action, le lien, le détail. Les prises de conscience cohérente émergeant de la synchronisation entre ces deux états de conscience et d’un ensemble d’assemblées de neurones qui décident de créer une cohérence significative (insight) dans le présent serait la conscience. Elle peut se produire dans les états de veille comme dans le sommeil (intuition du matin).

La conscience est une reconstruction permanente de la réalité. La construction se fait toujours dans le présent alors que le cerveau nous donne cette impression que cela vient du passé. La conscience influence le rappel aux souvenirs qui est loin d’être toujours le même. Un souvenir reconstruit affectera inévitablement le fonctionnement ultérieur du cerveau. Sachant que la plupart des souvenirs sont inconscients et qu’on ne peut se les remémorer consciemment, car ils sont à l’état de traces inconscientes dans le système nerveux, la majorité du temps.

La conscience structure l’attention

On dit que quelqu’un est attentif à quelque chose, lorsqu’il sélectionne cette chose en lui accordant une sensibilité plus grande qu’aux autres. Autrement dit, notre attention, nos attentes influencent nos perceptions.

Notre cerveau tente donc constamment de structurer le monde qui l’entoure avec ses propres perceptions qui sont influencées par toutes sortes d’expériences acquises préalablement de façon inconsciente ou implicite. Le processus de l’attention, qui mène à la conscience, ne se fait pas sur un réel qui existe complètement en dehors de nous mais à partir de préconception et de formes mémorisées que l’on projette sur l’environnement. (Voir chapitre sur l’explication du fonctionnement de la vision). D’où le caractère construit de toutes nos perceptions qui sont d’ailleurs à l’origine de bien des illusions d’optique.

Dans une scène, la valeur d’un objet pour un individu l’aide à extraire cet objet du chaos ambiant. Inversement l’inutilité pourrait bien renvoyer l’ensemble des objets dans le chaos inconscient des choses sans signification, même utile, que l’on croise tous les jours sans les remarquer. Le sens des choses, sa valeur affective pour un individu, influencent donc nos perceptions conscientes de cette chose.

L’illusion d’être pleinement conscient de toute la scène viendrait du fait que nous savons qu’à tout moment nous pouvons changer notre attention d’un point à l’autre de la scène pour vérifier les détails. C’est comme si nous utilisons en quelque sorte le monde lui-même comme un élément externe à soi alors qu’il se crée en soi. L’ensemble de la scène serait à tout moment traité, mais seulement des zones préconscientes nous permettraient d’aller y identifier constamment certains éléments.

Si vous ne vous attendez pas avoir quelque chose à un moment donné, vous pouvez ne pas le voir du tout, même s’il s’agit de quelque chose de gros jusqu’à créer une illusion hallucinatoire dans le cas contraire. Le monde est trop complexe pour que l’on puisse en tout temps en avoir une conscience détaillée sauf dans des états spéciaux. De nombreux processus intentionnels et inconscients sont à l’œuvre en permanence. Il n’existe pas donc une conscience, mais une multitude de niveaux de conscience, un continuum fait d’état intermédiaire.

La conscience étendue serait-elle notre intelligence ?

La conscience ne serait pas un processus unitaire mais plutôt distribué. À tout moment plusieurs assemblées de neurones concurrentes activées en parallèle entrent en compétition les unes avec les autres pour être le centre d’attention, pour être célébrées. Le soi conscient ne serait rien d’autre que cette célébrité fragile et changeante dans le cerveau en reconstruction constante.

Nos pensées conscientes dépendent substantiellement de nos perceptions viscérales. La conscience étendue, dans les degrés les plus primaires est reliée aux émotions internes au corps et expériences impliquant le corps dans son ensemble. Un stimulus devient conscient de deux façons : en orientant notre attention de manière volontaire vers un état très conscient, ou lors d’un signale fort et inattendu accompagné d’une force au cœur de l’espace de travail conscient. C’est dans ce constant monitoring des échanges entre corps et cerveau que les prises de décisions éclairées se mettent en œuvre.

Le moi est sans cesse en construction, éclairée par le passé et autant influencé par nos attentes sur le futur. La conscience étendue de ce que l’on désigne sous le terme général d’intelligence, permet d’avoir accès à un recueil de connaissance le plus large possible. L’intelligence serait davantage reliée à l’habileté de la manipulation de ces connaissances afin d’inventer de nouvelles réponses comportementales à l’environnement. C’est dans cette conscience étendue propres aux humains, que logeraient des facultés comme la créativité, la conscience élargie et expansée et la conscience morale.

Cette conscience étendue, permet de se sentir exister en tant que personne dans le temps et hors du temps. Elle est distincte de la conscience réflexive ou rétrospective qui elle dirige son attention vers tel ou tel objet, tel ou telle pensée, contre son raisonnement et son comportement.

Notre conscience serait-elle une super conscience d’éléments conscients en nous ?

Nous pouvons suggérer que la conscience d’un individu serait en fait constituée de plusieurs micros consciences correspondant aux différents états et niveaux de traitement dans le cerveau. Cette multitude de micros consciences s’intégrait dans une super conscience plus globale grâce au langage. Cette conception des multiples consciences, permettrait ainsi de concevoir la conscience comme quelque chose de réellement décentralisé, sans aucun centre cérébral d’où jaillirait la conscience.

Dans la chimie du cerveau, d’innombrables substances peuvent rendre inconscient le traitement de l’information. Ce qui est reviendrait à dire que l’éveil de la conscience c’est l’arrêt de l’anesthésie du cerveau ! De manière différente, nous pouvons admettre que l’état inconscient induit, n’est pas simplement le manque d’une chose, qu’on appellerait la conscience. Les inputs sensoriels conscients produiraient donc une activité cérébrale bien plus étendue que des stimuli inconscients comparables. L’activation soudaine des lobes frontaux et pariétaux serait la signature typique d’une perception consciente et intuitive.

Lors d’une expansion de la conscience en mode associé dit « hyper conscient », l’attention est détournée des entrées sensorielles et est tournée vers la mémoire. La chimie du cerveau est bouleversée et la conscience s’éveille à une dimension plus large, plus libre et vaste de la réalité perçue au regard de la réelle réalité.

La vie éveillée d’une personne serait alors l’équivalent d’un rêve guidé par les sens, même si ceux à quoi nous pensons, en bout de ligne, sert à l’action. L’éveil peut être considéré comme un état de rêve modulé par des contraintes produites par des entrées sensorielles !


Les ondes cérébrales et le cerveau…

Comprendre les bases du fonctionnement cérébral nous aide à mieux nous comprendre et à utiliser à bon escient des outils tels que ceux que nous utilisons dans les expériences exceptionnelles de conscience très élargie ou d’expériences extraordinaires. Nous verrons que le niveau d’énergie et l’alignement lors d’une expérience reste important  pour introduire de la conscience à des niveaux vibratoires correspondant aux différents stades ondulatoires du cerveau. En particulier, lorsque le cerveau entre en résonance et en conscience dans le lieu de traitement de l’information le plus puissant du cerveau, notre inconscient.

Le cerveau est certes un territoire énigmatique, mais depuis une cinquantaine d’années, la science a élucidé certains de ses mystères. Aujourd’hui, on utilise non seulement des produits pharmaceutiques pour intervenir dans sa chimie, mais aussi diverses technologies électriques, électromagnétiques pour en modifier les mécanismes physiques.

Ainsi, simplement en écoutant des enregistrements conçus à cet effet ou à l’aide de petits appareils émettant des signaux lumineux, semblables à des stroboscopes, on peut accélérer ou ralentir les ondes cérébrales ou encore synchroniser les ondes de l’hémisphère droit avec celles de l’hémisphère gauche.

Les effets recherchés sont variés, et pas toujours orthodoxes sur le plan scientifique : améliorer le sommeil ou les fonctions immunitaires, surmonter la timidité, apprendre en accéléré, développer la créativité, mais aussi atteindre ce qu’on appelle des états « non ordinaires » de conscience – notamment pour faire des rêves éveillés ou des voyages hors du corps. Précisons que non ordinaire ne veut pas dire artificiel, mais qu’il s’agit plutôt d’états peu courants – on pourrait dire exigeant une disponibilité peu compatible avec notre mode de vie habituel.

Mentionnons par ailleurs que le cerveau est divisé en deux hémisphères, puis en plusieurs aires, chacune ayant une fonction importante : aires du langage, de la sensibilité corporelle, de l’émotion, etc. En ce qui concerne les hémisphères, on sait qu’ils fonctionnent le plus souvent dans une relative indépendance, et que le gauche, généralement dominant, est le siège de la logique et du rationnel, tandis que le droit est celui de la créativité.

La fréquence des ondes cérébrales varie donc selon le type d’activités dans lequel on est engagé, mais les individus non entraînés ont relativement peu de contrôle sur celles-ci. Trop de stress, par exemple, et le système nerveux n’accepte pas de se détendre au moment indiqué; les ondes cérébrales continuent alors de se maintenir dans la fourchette bêta et il est impossible de trouver le sommeil…

D’autre part, on avance que les meilleures ressources mentales pour la créativité et la solution de problèmes se situeraient dans la fourchette des ondes thêta, auxquelles, malheureusement, on n’accède pas facilement.

Mécanismes de la conscience

La conscience en tant que telle semble se produire dans le cerveau lors de l’interaction d’une triple matrice électrique, électromagnétique et chimique. Cela signifie que notre conscience dépendrait à la fois des interactions chimiques dans le transfert d’information neuronal que de l’activité nerveuse, électromagnétique cérébrale (intérieure) et extérieure (géomagnétisme, champs magnétiques artificiels,…). Le cerveau comme le corps a besoin d’harmonie, de rythmes pour fonctionner pleinement. Tout déséquilibre entraîne stress, maladie et mort. Le stress, les excès d’alcool, de drogues, le manque de sommeil, (dérèglements dans les cycles circadiens) influencent à leur tour la chimie du cerveau, et ferment un cercle vicieux qui détraque complètement les mécanismes de la conscience.

Influences extérieures

La complexe électromagnétique du cerveau peut être influencé par l’activité géomagnétique. L’activité géomagnétique est à son tour influencée par l’activité solaire et celle-ci pourrait à son tour être influencée par l’activité d’autres corps planétaires, stellaires ou galactiques. En somme les mécanismes de notre cerveau évoluent au sein d’un système ouvert. Plus proche de nous, le champ magnétique terrestre est uniforme dans certains lieux et singulier dans d’autres. Cela peut expliquer en partie certains comportements « exotiques » de notre conscience en certains lieux dits « chargés ».

Fréquences         Longueur d’onde

0,1-3 Hz              100000 Km à 1000000 km

3-30 Hz               10000 km à 100000 km

30-300 Hz           1000 km à 10000 km

Quand le cerveau prend le rythme

Plusieurs phénomènes extérieurs peuvent affecter le rythme des ondes cérébrales. La science a découvert que c’est généralement un effet de résonance qui est en cause, comme lorsqu’une note jouée au piano fait vibrer à l’unisson une corde de guitare. Le battement régulier des tambours de même que le chant grégorien ou des activités physiques rythmées comme la marche procurent, à la longue, cet effet. Désormais, la technologie moderne permet d’atteindre ces résultats en un rien de temps. En effet, certains types de pulsations sonores émises directement dans les oreilles peuvent induire, accélérer ou ralentir la fréquence des ondes en fonction du résultat recherché.

Pour améliorer la qualité de détente et favoriser le sommeil, par exemple, on « invite » le cerveau à ralentir le rythme de ses ondes, qui pourrait graduellement passer de 14 à 4 Hz. On peut aussi améliorer la cohérence de l’influx nerveux des neurones, ce qui se traduit sur l’EEG par des ondes d’une plus grande amplitude.

Une technologie au service des deux hémisphères

Modifier le rythme des ondes cérébrales, c’est une chose, mais faire adopter le même rythme par les deux hémisphères du cerveau, c’est un pas de plus, semble-t-il. La théorie veut que plus les hémisphères fonctionnent au même rythme, plus grand est le bien-être. On croit même qu’un fonctionnement « intégré » des deux hémisphères favorise de meilleures performances mentales et intellectuelles, puisque la logique (cerveau gauche) et la créativité (cerveau droit) agissent alors en synergie.

La synchronisation des ondes cérébrales est également utilisée dans le domaine de la motivation, tant pour les hommes d’affaires et les sportifs, que pour celles et ceux voulant atteindre des objectifs personnels. On parle d’ailleurs d’« entraînement mental » et de « neurodynamique ».

Explorer l’insondable

Le travail d’exploration des ondes cérébrales et plus particulièrement la recherche d’états non ordinaires de conscience est utilisée de plusieurs manières pour le développement de la personne sur les plans psychologique et spirituel.

Les différents états modifiés de la conscience

La conscience instinctive du cerveau reptilien IC :

Liée à l’instinct de survie

L’instinct de survie englobe des comportements indispensables, qui vont des besoins vitaux (comme la faim, la soif ou le sommeil) à la peur (de l’inconnu, de la mort). Cet instinct particulier est essentiel à la survie et permet en milieu hostile de fuir face à une menace, pouvant mettre sa vie ou celle de son espèce en danger. Les réflexes, qui ne sont pas commandés par la raison, sont  aussi l’expression d’un instinct de survie. En cas de danger immédiat ou dans le feu de l’action, l’Homme se voit par exemple accomplir des prouesses physiques dont il se croyait incapable. Sa rapidité d’exécution est alors remarquable, tout comme sa faculté à traiter instantanément l’information reçu.

Liée à l’instinct de reproduction

L’Homme est un animal, et comme n’importe quel animal sexué, son instinct de survie le pousse à se reproduire afin de transmettre son patrimoine génétique à sa descendance. C’est ainsi, qu’au delà des enveloppes charnelles et mortelles, se tisse l’extraordinaire chaîne qu’est la Vie.

La conscience de la conscience collective

Association

La conscience collective se développe et s’enrichit dans l’ouverture, l’échange, et la diversité… L’Homme éprouve alors le besoin d’appartenir à un groupe, de s’associer à autrui, de sentir qu’il est rattaché à un réseau. L’union faisant la force, l’instinct de survie est mis temporairement au repos. La notion de meute, de collectivité, de société, prend alors tout son sens. L’individu s’implique ainsi dans une niche « sociale, familiale, amicale » à laquelle il s’identifie, et via laquelle il apprend à se découvrir.

Idées / Information

Le cerveau permet à la conscience de se développer plus rapidement via sa capacité à : Recevoir l’information (via les 5 sens)

• Retenir (mémoire, apprentissage)

• Analyser (reconnaissance, traitement)

• Produire (communication, création, réflexion)

• Contrôler (fonctions mentales et physiques).

Les associations d’idées et l’information qui en découle permettent à la conscience d’obtenir une construction mentale de la réalité perçue.

Conscience de soi  limbique

Ego / Moi-je

L’ego est la conscience que l’on a de soi-même, il est le résultat d’une construction mentale et émotive de l’être. Utile au développement de l’individu, la conscience tendra néanmoins à transcender cette base égotique, siège des émotions et de certaines illusions. Cette demeure « construite de toute pièce » peut en effet s’avérer aliénante pour la conscience, la privant alors de cette liberté qui lui est par ailleurs destinée…

La conscience d’un pilotage automatique

On a tous senti à un moment ou un autre sa propre conscience se détacher d’une réalité sensorielle et corporelle, pour aller voguer vers d’autres contrées. C’est ce qui arrive par exemple lorsque, au volant de votre voiture, vous mettez votre corps en mode « pilotage automatique » et partez visiter un autre monde, fait de pensées et de rêveries.

La conscience de  la concentration à la transcendance

La conscience parvient via cette focalisation à transcender les archétypes qui la conditionnent, et à s’extraire des différentes distractions/divagations/illusions auxquelles elle s’est essayée. Ainsi développée, la conscience pourra s’orientée librement vers une vision beaucoup plus pénétrante et transcendante de la réalité..

La conscience transcendée ou sensation de continuité de la conscience

Apparemment les états très profonds  les l’émotion, la cognition, la conscience de soi, et les souvenirs sont encore possibles, des sensations de bien être, la vision d’un tunnel, de proches décédés, l’apparition d’une lumière blanche…

Pour beaucoup de scientifiques, ces « expériences aux frontières de la mort » seraient plutôt liées à une dernière agonie du cerveau. Le manque d’oxygénation du cerveau (anoxie), et l’élévation du taux de dioxyde de carbone (hypercapnie) viendraient alors expliquer les hallucinations et cette fameuse lumière blanche qui représenterait pour certain au langage source de la conscience. La sécrétion d’endorphines serait quant à elle responsable de cette ultime sensation de paix et de félicité ressenti au seuil de la mort.

La « continuité de la conscience » par-delà la mort cérébrale et donc physique. La conscience ainsi détachée poursuivrait alors son élévation, son voyage, jusqu’au bout de la nuit dans une vision religieuse et spirituelle et de croyances.

Les 5 niveaux de représentations des états vibratoires de la conscience.

La conscience expérimente des réalités différentes de celle à laquelle elle se réfère habituellement (à travers le mental, le corps et ses cinq sens). Sa perception tout comme sa relation au monde s’en retrouve alors très modifiée. Depuis les années 1970, les EMC font l’objet d’études, de recherches et d’expériences poussées. L’augmentation ou la perte progressive d’une vigilance (corporelle, sensitive, ou encore mentale) de la conscience, trouve un parallèle entre « le ralentissement de l’activité cérébrale » et « l’accès à de nouveaux états de conscience »

Cinq phases d’activité:

1. ondes gamma [25 à 65 Hertz]

Les sens, l’intellect, l’intuition, ou encore la mémoire sont mis harmonieusement et synchroniquement à l’œuvre. L’émission de ce type d’ondes, à oscillations rapides, reflèterait en quelque sorte la pleine conscience à travers l’être. La production d’ondes gamma témoigne d’une  intense activité neuronale et mentale. On retrouve l’apparition de ces ondes rapides pendant les phases de création, lors de la résolution de problèmes, ou encore lors d’une attention soutenue.

Etat de Présence

  • Conscience      – Activité mentale intense -
  • Cohérence      – Apprentissage / Création
  • Equilibre         – Sérénité
  • EHC                – Hyperconscience (voir Onde delta)

2. ondes bêta [12 à 25 Hertz]

Notre cerveau dans l’action, lorsque nous nous réfléchissons, nous apprenons. Notre cerveau fonctionne alors en plein régime.

Etat de vigilance

  • Conscience instinctive  – Défense / Nutrition / Reproduction
  • Conscience collective   – Notion de groupe / Association d’idées
  • Conscience de soi       – Ego / Mental / Libre-arbitre

3. ondes alpha [7 à 12 Hertz]

Le sujet est alors assoupi, mais demeure très sensible aux stimuli extérieurs.

Etat de Détachement

  • Pilotage automatique   – Détachement de l’esprit
  • Etat Hypnotique           – La conscience au repos
  • Etat méditatif              – Le lâcher-prise

4. ondes thêta [4 à 7 Hertz]

Profondément endormi.

Etat d’Ouverture

  • Méditation       – Eveil / Brèves illuminations
  • Transe            – Elévation de la conscience, élargissement, expansion-
  • E.H.C.             – Expérience Hors du Corps -

5. ondes delta [1 à 4 Hertz]

Plus la fréquence descend en dessous de 4 cycles par seconde, et plus nous sombrons dans des états s’approchant de la mort physique… Les états d’hyperconscience apparaissent à ce niveau. C’est dans ce lieu que les divisions cellulaires et la production de l’hormone de croissance apparaissent, d’où l’importance du sommeil chez l’enfant.

Etat de Contact

  • Rêve lucide                   – La conscience dans l’inconscient -
  • Somnambulisme            – L’inconscient dans la conscience -
  • Sommeil profond           – Nettoyage / Régénération -
  • Coma                           – Le monde inconscient -
  • E.M.I.                           – Expérience de Mort Imminente –
  • E.C.E                            – Expérience extraordinaire de conscience
    • EHC                             – Etat d’hyperconscience

Un peu de physique…

Ondes cérébrales et Electroencéphalogramme (EEG)

Les ondes cérébrales sont des fluctuations du potentiel électrique entre différentes parties du cerveau ou l’activité cérébrale est mesurée avec un EEG. Des électrodes sont placées sur des emplacements spécifiques sur le cuir chevelu (double zones occipitales, temporales, centrales et frontales) pour détecter et enregistrer les impulsions électriques de l’activité cérébrale.

La fréquence est le nombre de vagues (ou de crêtes) d’une ondulation en une seconde. Elle peut être comparée aux fréquences radio. L’amplitude représente la puissance des impulsions électriques produites par le cerveau. Le volume ou l’intensité de l’activité d’onde cérébrale est mesuré en microvolts.

L’EEG décrypte les basses fréquences, bandes de fréquence :

BETA (13-30Hz) et GAMMA (+ de 30Hz)

Les ondes BETA et GAMMA correspondent à l’état de veille.

Les ondes GAMMA (au dessus de 36 Hz, jusqu’à approximativement 80Hz) est le seul groupe de fréquence présent dans chaque partie du cerveau. Quand le cerveau doit traiter simultanément l’information de différents secteurs, l’activation d’une fréquence de 40Hz favorise l’information entre les secteurs exigés pour un traitement simultané. Une bonne mémoire est associée à l’activité de 40Hz, tandis qu’une insuffisance d’ondes de 40Hz crée des incapacités d’étude.

Etats subjectifs : pensée, haute activité mentale incluant la perception et la conscience.

Etats comportementaux : intégration de pensées.

Corrélations physiologiques : corrélations « liantes », traitement de tâches complexes.

Le rythme BETA (au dessus de 12Hz) est le rythme qui dominant quand nous avons les yeux ouverts, écoutons et pensons au cours de la résolution de problèmes analytiques, jugements, prise de décision, et traitement des informations relatives au monde qui nous entoure.

Localisation : lobes temporaux et en états subjectifs sur les lobes occipitaux et frontaux.

Comportements associés : tâches et comportements associés détendus pourtant focalisés, intégrés.

Corrélations physiologiques : un rythme croissant améliore les capacités d’attention.

États subjectifs : la pensée, état averti.

Corrélations physiologiques d’activité mentale : effets alertes, actifs, mais non agités, peut augmenter des capacités mentales, la vigilance, haut QI en ondes BETA (au-dessus de 18 hertz)

Rythme BETA médian ;

États subjectifs de sentiment : la vigilance, agitation.

Etats comportementaux : activité mentale, maths, planification, etc…

Corrélations physiologiques : activation générale des fonctions d’esprit et de corps.

THETA (4-8Hz), ALPHA (8-12Hz),

Le passage des ondes THETA à ALPHA correspondrait à l’état onirique.

C’est dans cet état que semblent se produire les phénomènes Psi. Ils se produisent à la lisière du rêve et de l’état de veille. Ondes de la relaxation profonde et de plein éveil, atteinte notamment par les personnes expérimentées « managers, sportifs, mystiques, ou par surgissement spontané ».

Les ondes THETA ont une fréquence de 3,5 à 7,5 hertz et sont en liaison avec la créativité, intuition, la rêverie, et fantaisie et est un dépôt pour la mémoire, les émotions et les sensations. Les ondes THETA sont fortes pendant la méditation, la prière, et la conscience spirituelle. Il reflète l’état entre la complétude et le sommeil. Le rythme THETA est relié au subconscient ou préconscient. Il est anormal chez les adultes éveillés mais est parfaitement normal chez les enfants jusqu’à 13 ans.

Le rythme THETA est censé refléter l’activité du système limbique et de la région de l’hippocampe. On observe ce rythme dans l’inquiétude, l’activation et l’inhibition comportementale. Quand le rythme THETA fonctionne normalement il favorise les comportements de l’étude et de la mémoire.

Localisation : habituellement régional, peut impliquer beaucoup de lobes, peut être latéralisé ou répandu.

États subjectifs : intuition, création, imagination, langage figuré, pensées en changement, assouplissement, l’unité, « sapience », mais aussi distraction.

Corrélations physiologiques : curation, intégration des effets de l’esprit/corps. Si ce rythme est augmenté, peut induire des états de transe. Si supprimé, peut améliorer la concentration et l’attention.

Les ondes ALPHA (8-12 hertz) favorisent les ressources mentales, aident dans la capacité de coordination mentale. Dans cet état on peut se déplacer rapidement et efficacement. Au moment où les ondes ALPHA prédominent on est calme et à l’aise. Les ondes ALPHA jettent un pont entre conscient et préconscient. C’est le rythme principal de la détente chez les adultes. On rapporte que des rythmes d’alpha sont dérivés de la matière blanche du cerveau. La matière blanche est la matière du cerveau qui relie tous les neurones. Les ondes ALPHA sont plus en activité dans la région occipitale, dans le cortex et dans sa bande périphérique.

Cette fréquence est liée à l’extraversion, la créativité, et le travail mental. Quand ce rythme est avec dans les gammes normales, on est calme et nous avons une vision claire du monde. On augmente la fréquence ALPHA en fermant les yeux ou en respirant profondément et on la diminue par la pensée ou le calcul.

La formation d’Alpha Thêta peut créer une intensification sensorielle, la pensée abstraite et le sang-froid.

Localisation : régionale, implique habituellement le lobe entier

Etats subjectifs : détente, non agitation, tranquillité, état méditatif.

8Hz : conscience intérieure de l’individu, intégration de l’esprit et du corps.

10-12Hz : centrage, focalisation, curation, raccordement esprit/corps.

Paradoxalement, les ondes alpha favorisent l’état Psi.

Cette fréquence semble favorable à l’exploration atypique du potentiel cognitif humain.

C’est être comme dans un état de connexion avec le monde, autrui.

DELTA (4Hz et -),

Les ondes DELTA correspondent à un état inconscient.

Les ondes cérébrales DELTA sont les plus basses (0,1>3Hz). Une activité de moins de 4Hz se manifeste lors du sommeil profond à mouvements oculaires rapides et pendants des processus anormaux, et ceux hypnagogiques et empathiques.

Les ondes DELTA sont impliquées dans notre capacité d’intégration et de laisser aller. Elles reflètent l’esprit sans connaissance ou de sensation d’un tout connaissant. C’est le rythme dominant des enfants en bas âge, de moins de un an. Il tend à être le plus haut en amplitude pour les ondes les plus lentes. Nous augmentons nos ondes DELTA afin de diminuer notre conscience du monde physique. Ce qui ne veut pas dire  que la conscience disparait.

Caractéristiques : états subjectifs bilatéraux, sommeil, sommeil profond, hypnose, rêve lucide, transe, tâches associées inconscientes, léthargie, immobilité, états de profonde détente.

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