Tag Archive: Psychologie



30 mn pour comprendre ce qui se passe dans un groupe

http://ic.fing.org/files/guide_cooperation_7.pdf

Groupe d’intelligence collective (très utile pour mieux comprendre)

http://ic.fing.org/

Pyschologie.com parle de l’intelligence collective

http://www.psychologies.com/Planete/Societe/Articles-et-Dossiers/Entrons-dans-l-intelligence-collective

Pierre Levy Université Ottawa Canada

http://www.communication.uottawa.ca/eng/faculty/levy.html

http://membres.multimania.fr/natvidal/levy.htm#sommaire

http://www.adeli.org/webfm_send/377

http://www.journaldunet.com/itws/it_plevy.shtml

Management de l’intelligence collective

http://www.blog.axiopole.info/2010/11/08/evaluer-intelligence-collective-equipe/

Intelligence Collective,la révolution invisible

http://www.thetransitioner.org/Intelligence_Collective_Revolution_Invisible_JFNoubel.pdf


Les neuroanatomistes regroupent généralement les structures du cerveau en 3 parties, de la plus primitive (tronc cérébral et système limbique) à la plus évoluée (cortex préfrontal).

L’amygdale est aujourd’hui considérée par de nombreux auteurs dont le chercheur américain Joseph Ledoux comme le cœur de l’émotion. Les amygdales cérébrales sont deux petites formations appartenant au système limbique, situées à l’intérieur des lobes temporaux. Elles jouent un rôle essentiel dans notre façon de ressentir les émotions. Les connexions de l’amygdale avec des structures proches ou plus lointaines dans le cerveau sont multiples (l’hippocampe, l’hypothalamus, le cortex préfrontal, les cortex sensoriels et le tronc cérébral).

Elles reçoivent des afférences et donc des informations multiples, signaux sensoriels externes ou signaux internes, qu’elles vont traiter et restituer sous forme d’informations émotionnelles destinées au cortex préfrontal d’une part (traitement «cognitif») et à l’hypothalamus d’autre part (traitement «viscéral»)

Le cortex préfrontal intervient dans la façon dont nous devons réagir et dans la planification de l’action, de l’intuition et de l’hyperconscience. Le traitement cognitif concerne les phénomènes d’attention, la perception et la mémorisation d’une émotion.

L’amygdale et l’hippocampe, qui sont très largement interconnectés, jouent un rôle très important dans les phénomènes de mémorisation, chacune de ces structures étant spécialisée dans un type de mémoire.

L’hippocampe est responsable de la mémoire explicite. Il est le lieu d’apprentissage du caractère dangereux d’un objet ou d’une situation. Il est très sensible au contexte d’une expérience de telle sorte que le déclencheur d’une émotion va être mémorisé mais aussi les objets, la situation ou le lieu où se produit l’émotion, en quelque sorte le contexte.

L’amygdale est responsable de la mémoire implicite qui permet de mémoriser des souvenirs inconscients. Le rappel des souvenirs emmagasinés se fait automatiquement sans qu’intervienne la mémoire explicite.

Ces deux structures interviennent simultanément dans la mémorisation et la restitution des émotions. Par exemple, un souvenir stocké par l’hippocampe peut déclencher une émotion via l’amygdale.

L’émotion déclenche des réactions automatiques par l’intermédiaire de l’amygdale qui envoie des connexions nerveuses aux noyaux du système nerveux autonome (système sympathique et parasympathique) et du tronc cérébral ainsi qu’à l’hypothalamus qui va déclencher la réponse endocrinienne (cortisol, endorphines…).

Les réactions physiologiques associées à l’émotion permettent de nous adapter, par exemple face à la peur, de lutter ou de fuir. L’amygdale est en étroite relation avec le système nerveux autonome (SNA). La régulation des émotions dépend principalement de notre aptitude à moduler notre niveau d’éveil physiologique.

Le système nerveux autonome joue un rôle fondamental dans d’adaptation ; lorsqu’il est hyperactif, il peut aussi avoir des effets négatifs directs sur les organes périphériques et notamment le cœur. Aujourd’hui, l’interconnexion entre le cerveau et le système nerveux autonome est mieux connue ce qui favorise la compréhension du lien étroit entre émotion et physiologie cardiovasculaire.

LE SYSTEME NERVEUX AUTONOME

Le système nerveux autonome est divisé en deux branches, le système nerveux sympathique (SNS) et le système nerveux parasympathique (SNPS).

Le système nerveux sympathique est associé à l’action : son rôle est de mettre l’organisme en état d’alerte et de le préparer à l’activité. C’est le système nerveux sympathique qui innerve le cœur cardio-accélérateur, les poumons (augmentation du rythme ventilatoire et dilatation des bronches) et les muscles lisses (contraction des artères).

Ses médiateurs chimiques sont l’adrénaline et la noradrénaline.

C’est aussi le système nerveux sympathique qui fait sécréter la sueur et ralentit la fonction digestive.

Les principales fonctions du système nerveux parasympathique sont de ralentir les fonctions de l’organisme et ainsi de conserver l’énergie. Antagoniste du système nerveux sympathique, il innerve le cœur cardiomodérateur, les poumons (ralentissement du rythme ventilatoire et constriction des bronches) et les muscles lisses (dilatation des artères).

Son médiateur chimique est l’acétylcholine.

C’est aussi le système nerveux parasympathique qui accélère la fonction digestive.

Ces deux systèmes agissent de façon antagoniste comme une balance dynamique.

Lors d’un stress, le système nerveux sympathique prédomine et conduit à une élévation du niveau d’éveil physiologique. Une accélération de la fréquence cardiaque (FC) est caractéristique de cet état.

Au repos, au contraire, le système nerveux parasympathique s’active, traduisant une diminution de l’état d’éveil physiologique et de la fréquence cardiaque. La facilité avec laquelle on peut passer d’un état d’excitation à un état de calme est liée à la capacité du système nerveux autonome de faire varier rapidement la fréquence cardiaque.

L’adaptabilité du système nerveux autonome face aux demandes et aux stress permet à l’organisme de maintenir l’équilibre. A l’inverse, un manque de flexibilité et un système rigide exposent aux pathologies somatiques et psychologiques.

Deux paramètres sont particulièrement importants sur le plan psychophysiologique : la régulation du système nerveux autonome sur l’activité cardiaque et la régulation du système nerveux central sur le système nerveux autonome.

REGULATION DU SYSTEME NERVEUX AUTONOME SUR LA FREQUENCE CARDIAQUE

Le cœur est innervé par les branches sympathiques (SNS) et parasympathique (SNPS) du système nerveux autonome qui jouent le rôle d’un pace maker sur le nœud sinusal.

Le système nerveux sympathique a une action excitatrice qui se traduit par une augmentation de la fréquence cardiaque.

Le système nerveux parasympathique a une action inhibitrice qui produit une diminution de la fréquence cardiaque.

Les deux systèmes agissent de façon antagoniste. Par exemple, une augmentation de la fréquence cardiaque peut résulter de l’activation du système nerveux sympathique ou de l’inhibition du système nerveux parasympathique.

Bien que les deux branches exercent une influence constante, le système nerveux parasympathique est prédominant au repos.

Les deux systèmes sont activés par des médiateurs différents et n’ont pas le même temps de réponse. Le système nerveux sympathique est activé par la noradrénaline et l’effet est observé au bout de 4 secondes pour retourner à l’équilibre après 20 secondes. Le système nerveux parasympathique est activé par l’acétylcholine et le délai de latence est plus court (0.5 s et un retour au point de départ en 1 seconde).

Les oscillations de la fréquence cardiaque produite par les deux branches du système nerveux autonome surviennent à différentes fréquences. La rapidité d’action du système nerveux parasympathique permet de moduler la réponse cardiaque face à une demande de l’environnement et traduit le niveau d’éveil et la qualité physiologique et émotionnelle.

REGULATION DU SYSTEME NERVEUX CENTRAL SUR LA FREQUENCE CARDIAQUE

Le système nerveux autonome qui va réguler la fréquence cardiaque est soumis à l’influence du système nerveux central à partir d’un réseau complexe de neurones. Il met en jeu la fois des structures préfrontales et limbiques : les aires cingulaire antérieure, insulaire, orbitofrontale et ventromediale du cortex préfrontal, le noyau central de l’amygdale, le noyau paraventriculaire de l’hypothalamus, la substance grise periacqueductale, le noyau parabrachial, le noyau du tractus solitaire, le noyau ambiguë, la moelle ventrolaterale, la moelle ventromédiane, et le champ medullaire tegmental (Benarroch 1993, 1997 ).

Tous ces éléments sont interconnectés entre eux et permettent aux informations de circuler dans les deux sens entre la partie supérieure et inférieure du système nerveux central (voir schéma).

Ce système envoie des afférentes (message sortant) par l’intermédiaire des neurones

Prégangionaires sympathiques et parasympathiques. Ces neurones agissent sur le cœur respectivement par l’intermédiaire du ganglion stellaire et du nerf vague.

L’interaction de ces afférences vers le nœud sino-auriculaire est responsable de la variabilité normale du cœur objectivé par la mesure de la variabilité de la fréquence cardiaque (Saul 1990). L’influence vagale est fortement prédominante sur le contrôle du rythme cardiaque. Les informations sensorielles venant du cœur sont transmises en feedback au système nerveux central. La variabilité de la fréquence cardiaque est un indicateur à la fois de la régulation du système nerveux central sur le système nerveux autonome et du feedback des neurones périphériques au niveau central. Ce circuit peut être considéré comme un ‘circuit émotionnel’ permettant d’adapter rapidement les réponses physiologiques et comportementales face aux émotions fortes.

En résumé

Un système central autonome impliquant le cortex préfrontal, le système limbique et la moelle est fortement impliqué dans la flexibilité du système autonome permettant de réguler les émotions et de s’adapter aux demandes extérieures.

Ce système central reçoit en retour des informations directement du cœur afin de permettre au cerveau de moduler sa réponse émotionnelle. Lorsque ce système est rigide la réponse est moins adaptative.

La variabilité de la fréquence cardiaque apparaît comme un excellent indicateur de la flexibilité du système nerveux central et du système nerveux autonome pour réguler les émotions.


LA DYNAMIQUE DU CERVEAU COLLECTIF D’UNE ORGANISATION.

Le prestige de l’Intelligence collective (IC) est en réalité une sorte de fascination qu’exerce sur notre esprit une œuvre. Et le propre du prestige est d’empêcher de voir l’implicite, les choses telles qu’elles sont dans le champ limité de notre psyché.

Lorsque certaines affirmations ont été suffisamment répétées il se forme ce qu’on appelle un courant d’opinions et le puissant mécanisme de contagion intervient orientant les esprits dans le même sens. Les idées, les sentiments, les émotions, les croyances possèdent un pouvoir de contagion aussi intense que celui des virus. L’imitation à laquelle on attribue tant d’influence dans les phénomènes sociaux, n’est en réalité qu’un simple effet de contagion.

L’imitation constitue un besoin pour l’individu, à condition bien entendu que cette imitation soit facile et demande peu d’énergie. C’est de ce besoin que nait la mode ! Par ce phénomène d’imitation et de contagion se propagent les opinions et les croyances où l’intérêt personnel s’évanouit pour laisser place au sens global de l’action collective. L’IC exerce donc une véritable fascination magnétique sur ceux qui les entourent. L’IC possède ce prestige et par conséquent est immédiatement imité par voie de contagion et impose à toute une génération certaines façons de sentir et de traduire ses pensées. L’idée qui s’impose cesse toujours par ce fait même d’être contesté !

Les hommes les plus éminents ne dépassent en rien le niveau des individus ordinaires du point de vue du caractère et des croyances. Dans un collectif les caractéristiques inconscientes, les aptitudes intellectuelles, les individualités s’effacent pour laisser place à une forme d’intelligence bien plus adaptée à la complexité d’une situation ou d’une réalité non encore élucidée. Prendre conscience de ce nous qui émerge au sein d’un collectif, c’est prendre conscience les liens qui relient chacun de nous dans l’organisation.

L’apprentissage et la conduite de l’éveil collectif de nos organisations  et de l’évolution de la culture est embryonnaire dans nos société de part ; les croyances archaïques, ses fantasmes, son sentiment de perte des limites de soi, les menaces existentielles d’insécurité ou d’angoisse de folie qui l’animent. Nous sommes au stade « d’une conscience reptilienne » lorsque nous regardons le développement de l’intelligence collective. Hors, l’intelligence humaine est le fondement de notre humanité, il est impensable d’imaginer ce que sera l’intelligence collective dans 1000 ans.

Nous avons toutes les caractéristiques pour former un esprit collectif transitoire pour former un seul être, un seul esprit, une unité mentale en se dotant d’une réceptivité spéciale. Lorsque cela arrive la personnalité consciente s’évanouit, les sentiments et les idées de toutes les unités sont orientés vers une même direction. Une cohérence se manifeste et une force psychique contagieuse se répand dans l’esprit collectif ainsi constitué. Le sens et la vision du monde se réactualise au cœur des êtres par un ajustement et actualisations des représentations mentales ainsi mise à jour. Une vision nouvelle et déconditionnée de la charge de nos anciennes croyances nous délivre d’une immense liberté.

Les progrès insoupçonnés de la compréhension de la psyché collective n’est qu’à ces débuts. A l’avenir, les prodigieuses découvertes en neuroscience sur le fonctionnement extraordinaire du cerveau social nous apprendrons comment l’esprit collectif.

Développement de l’IC dans une organisation.

Le premier trait de la mise en route momentanée de l’intelligence collective passe par cet évanouissement de la personnalité consciente et l’orientation des sentiments et des pensées dans un même sens. Cette unité acquiert des caractères généraux provisoires d’une structure mentale collective dans une direction identique. Cette sorte d’âme collective les fait sentir, penser et agir d’une façon tout à fait différente de celle dont sentirait, penserait et agirait chacun isolément. Certaines idées, certains sentiments ne surgissent ou ne se transforment en actes que chez les individus en groupe un instant soudé, comme les cellules d’un corps vivant forment par leur réunion un être nouveau manifestant des caractères forts différents de ceux que chacun de ces cellules possèdent. Il n’y a nullement somme et moyenne des éléments, mais une combinaison et création de nouveaux caractères.

Lorsque cet état d’être collectif apparaît, un sentiment de puissance provisoire émerge pendant que le sentiment de responsabilité qui retient toujours les individus disparaît entièrement. Ce sentiment particulier est contagieux au point que l’individu sacrifie très facilement son intérêt personnel à l’intérêt collectif. Chacun se retrouve dans un espace ayant suspendu sa personnalité consciente, chacun obéit à toutes suggestions du groupe tout en ressentant une sensation forte de cohésion de confiance et d’alignement. L’esprit de groupe en devient une « forme pensée leader », un esprit collectif, plus aucun leader n’émerge tant la vivacité des idées est grande au sein de l’organisation.

Un état particulier apparaît, se rapprochant de l’état de fascination, où chaque individu obéit à toutes suggestions émises par le groupe. La volonté et le discernement sont alors orientés dans le sens déterminé par le groupe sur l’intention de départ, objet du travail collectif.

Dans ce climat de confiance, le groupe se laisse facilement impressionné par les idées, les images fédératrices de sens, par les valeurs, par l’évanouissement de la personnalité consciente, la prédominance de l’esprit collectif inconscient, l’orientation par voie de suggestion et contagion des sentiments et des idées de chacun dans un même sens avec une tendance à transformer immédiatement en acte les idées suggérées.

L’IC est une sorte d’expansion des consciences , par le cerveau reptilien. Son impulsivité, sa créativité, son inventivité, l’absence de jugement et d’esprit critique, l’exagération des sentiments, l’incapacité de raisonner est observable. Ce qui favorise grandement une nouvelle capacité à appréhender l’univers complexe qui se présente à soi.

L’individu agit suivant les hasards de l’excitation, joue des stimulations extérieures et est dépourvus d’aptitudes à dominer ses réflexes conditionnés. Rien n’est prémédité, déterminé tout apparaît dans l’instant du moment présent comme neuf, l’attention parait comme neuve à chaque instant. La notion d’impossibilité disparaît et n’admet pas d’obstacles entre son désir et la réalisation de son désir. Chaque suggestion formulée s’impose immédiatement par contagion à tous les cerveaux et établit aussitôt l’orientation ou de nouvelles orientations. L’idée ainsi cristallisée tend à se transformer en acte.

Le groupe pense par image, et l’image évoque elle même une série d’autres sans aucune logique parfois avec la première, ce qui provoque des associations extrêmement vives et créatrices. Les illusions ainsi crées déforment la nature et même le sens par contagion comme une sorte d’hallucination collective positive.

Le groupe et chaque individu ainsi libéré explore de nouvelles représentations, de nouvelles croyances, de nouvelles images en poussant aussi loin que possible la création d’images.  Ce mécanisme collectif génère une grande liberté, une ouverture, un vaste champ de possibilités face à l’inconnu. Les croyances générales sont le support nécessaire à l’IC car elles impriment une orientation aux idées et inspire la foi et crée le devoir vers une nouvelle approche d’une conscience éveillée. Lorsque de nouvelles croyances communes s’installent une forte cohésion émerge. Elles deviennent l’inspiratrices de l’organisation du groupe, de ses arts, et de sa conduite. Lorsque les croyances sont définitivement établies, sa puissance est pour longtemps invincible, elles s’imposent aux plus lumineux esprits.

Cette contagion est stimulée par voie d’affirmation au sein du groupe. Ces affirmations cristallisent et envahissent le champ de l’entendement et de la conscience en réduisant toute faculté critique. Ce que l’observateur voit alors, n’est plus l’objet lui-même, mais l’image évoquée dans son esprit. Il voit les choses en bloc et ne connaît pas de transitions directement dans son esprit.

L’exagération d’un sentiment est fortifiée par le fait que, se propageant très vite par voie de suggestion collective et de contagion, l’appropriation dont il devient l’objet accroit considérablement sa force. Cette simplicité et cette exagération des sentiments les préservent du doute et de l’incertitude ce qui renforce la confiance et la détermination des visions et sens ainsi recherchées. Le groupe est très impressionné par les sentiments et très faiblement par des raisonnements.

Le groupe aime former, revêtir une forme très simple et représenter dans leur esprit, l’aspect d’une image évocatrice forte pour émouvoir. Une image qui pénètre l’inconscient collectif. Cette image acquiert une puissance irrésistible et déroule toute une série de conséquences. L’image de l’idée, créée en en groupe, finie par s’incruster dans l’âme du groupe. Exagérer, affirmer, répéter, ne jamais tenter de raisonner, ne rien démontrer augmente favorablement la dynamique du groupe. Les qualités, les valeurs, les vertus apparentes sont toujours amplifiées.

Du laisser venir, laisser sentir, laisser faire, laisser surgir dans l’esprit des images d’une grande intensité qui se dissipe vite au contact de la réflexion. Cela fait partie de l’émergence de l’IC. Pour un esprit cartésien, les choses les plus invraisemblables sont généralement les plus frappantes. C’est pourquoi ce sont toujours les côtés merveilleux et légendaires en réalité qui sont les vrais supports de l’IC.

Le groupe ne fait que penser en images et ne se laissent impressionner que par images. C’est pourquoi que les représentations amusantes générées par le groupe qui donnent l’image sous sa forme la plus nette, ont toujours une énorme influence sur le groupe. L’imagination du groupe doit être impressionnée par son propre travail. Tout ce qui frappe l’imagination se présente sous forme d’image saisissante et nette, dégagée d’interprétation accessoire ou n’ayant d’autre accompagnement que quelques faits merveilleux. Le groupe produit pour lui même une image saisissante qui remplit et obsède l’esprit collectif.

L’absence de leader charismatique ou la position basse du coach en IC favorise grandement une grande liberté d’expression des idées, des associations inconnues, insolites. L’IC prépare le terrain où l’on voit germer tout à coup des idées nouvelles, dont la force et les résultats étonnent.

L’explosion et la mise en œuvre de certaines idées présentent parfois une soudaineté foudroyante. Une cohérence s’installe spontanément comme une intuition collective très contagieuse. C’est un peu comme si une lampe s’allumait simultanément dans chaque esprit composant le groupe en bloc. Une sorte de vague d’énergie se déploie à l’ensemble de l’assemblée comme par magie.

Pendant une séance d’IC, la puissance des mots utilisés par intuition collective est liés aux images vives qu’ils évoquent et parfois tout à fait indépendante de leur signification réelle. Les images frappent davantage l’imagination du groupe que les mots, aussi la puissance et la contagion des suggestions collectives surtout présentés sous forme d’images est véritablement dynamisante pour favoriser l’innovation et l’inventivité. Les images grandioses, vastes, vagues alimentent l’imagination et le vague même qui les estompe augmente leurs mystères. Elles synthétisent les aspirations inconscientes variées et l’espoir de leur réalisation d’une certaine façon de sentir le monde. A chaque instant les membres du groupe modifient les termes employés de façon intuitive suivant l’impression produite et ressentie.

Chaque individu se rend bien compte des sentiments dont il est animé, partage ses idées, tente de les modifier, provoque des moyens d’associations rudimentaires, émet des images suggestives, et sait les sentiments qu’elle fait naître dans l’esprit collectif. Chaque individu se sent libre d’agir sur le corps collectif sans arrière pensée ou stratégie. Tout se fait dans un sentiment de grande liberté dans le moment présent, dans l’ici et maintenant, sans projection sur l’avenir ni en faisant appel au passé. La volonté durable, forte et continue est le noyau autour duquel se forment et s’identifient les opinions à partir d’une intention clairement spécifiée.

Lors d’une séance en IC, l’intention disparaît dans l’échange et n’est plus le substrat sur lequel émerge de nouvelles représentations, face aux résistances d’adaptation au changement. Le coach en position très basse introduit au bon moment les germes du changement, définis collectivement avant la séance.

Le groupe à toujours cette volonté de doter ses membres d’une foi inébranlable, se qui décuple sa propre force. L’intensité de la foi confère donc aux paroles échangées une grande puissance suggestive. Le groupe en tant que personne unie devient doué d’une volonté forte de réalisation. Et c’est en exerçant une fascination, qu’après avoir été subjugués, eux mêmes, par une croyance, que la création d’une puissance formidable nommée la foi, rend l’individu subjugué par son rêve et de ses espérances.

Cette fascination de l’IC, efface momentanément toutes les facultés critiques et remplit l’âme de d’étonnement et de respect. L’individu devient porteur de sa propre foi, sa propre fascination, sa propre croyance et donc du sens et de la vision nouvelle qu’il souhaite prendre. Son énergie est décuplée car il s’aligne avec ces propres valeurs et se sent porté par une vague de cohérence interne. Les choses se clarifient pour lui sur le chemin qu’il arpente lui-même en toute interdépendance.

Au cœur des séances il est remarquable de voir apparaître des affirmations, des répétitions et de la contagion. Souvent l’affirmation est pure, simple dégagée de tout raisonnement et de toute preuve. Cela semble constituer pour chacun un sûr moyen de faire pénétrer une idée dans l’esprit du groupe. Plus l’affirmation est concise, dépourvue de preuves et de démonstration, plus elle a d’autorité ! Cette dernière n’acquiert cependant d’influence réelle qu’à la condition d’être constamment répétée et le plus possible dans les mêmes termes. La chose répétée finit toujours, par s’incruster dans ces régions profondes de l’inconscient où s’élaborent les motifs de nos actions sur la réalité. Au bout d’un temps, oubliant quel est l’auteur de l’assertion répétée, nous finissons par y croire. Or la croyance est un formidable instrument de mobilisation dont l’effet placebo stimule l’énergie dans la foi de la réussite.


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