Intelligence Culturelle

L’Intelligence Culturelle rassemble, évalue, et traite la méta-information, ce qui inclut une analyse et une investigation claire des possibilités de dangers sociétaux, culturels, économiques et politiques propres à la société de l’information. L’Intelligence Culturelle sert l’intérêt public en renforçant le pouvoir politique ; de plus, elle agit comme un contre-poids face aux services traditionnels d’intelligence militaire et économique, qui rassemblent l’information afin d’accroître leur contrôle. Les services d’Intelligence Culturelle compensent les tares du public dans le domaine de la méta-information en consolidant les fondations socio-politiques et culturelles pour ce qui concerne la prise de décision. Ces services ont besoin d’entretenir et de protéger la sphère publique et son expression, tout comme la variété et la richesse des expressions culturelles, ceci au cœur d’une société de plus en plus soumise au déterminisme de l’information des technologies de communication.

Pour satisfaire les besoins du public en contenus et informations culturels accessibles et de haute qualité, l’intelligence culturelle étudie l’information dans ses développements et les évolutions probables de son action dans l’infosphère. L’Intelligence Culturelle défend les droits du citoyen en information culturelle, la liberté d’opinion et d’expression, de communication, et la vie privée.
En observant, en analysant et en éclairant les tendances culturelles, socio-politiques, technologiques, et économiques, l’intelligence culturelle contre l’endoctrinement et la propagande.

Intelligence de Contrôle et Commande de la Conspiration Cybercratique (C4I)

La relation que l’individu entretient avec le média s’est inversée : désormais, c’est le média qui observe l’individu. L’informatisation domestique, la télécommunication de pointe et ses deux axes, vision et contrôle à distance, ces phénomènes ont animé les murs d’une vie artificielle. La domination écrasante des systèmes d’information électronique, les empreintes numérisées des transactions sociales, voilà qui offre la possibilité d’un traitement de l’information sur de longues séquences d’activités jusque-là largement disséminées, et crée par surcroît une surveillance aussi perpétuelle qu’envahissante. Le jeu est de tout surveiller, partout, tout le temps. Une modulation fortuite accompagnée d’une émission fortuite constitue un des exemples de formes moins connues de signaux et d’intelligence électronique. Une édition du « Dictionary of Military and Associated » du « Department Of Defense » (DOD) définit l’interception de signaux (SIGINT) comme une catégorie de l’ensemble des interceptions de communications (COMINT), électronique et la télémétrie comprises ; cette édition évoque aussi la réception et la caractérisation de la radiation électromagnétique. L’efficacité de SIGINT est telle que toutes les communications électromagnétiques sont hautement vulnérables de manière virtuelle. De nombreuses Agences doivent leur existence à la secrète et continuelle absorption des émissions électromagnétiques, et l’on peut même dire qu’elles se nourrissent de cette accumulation. Face à l’omniprésence, à la volonté de tout voir et de tout savoir des exploitants miniers des données de l’information, la passivité et la soumission sont les routes les plus sûres pour n’importe quel citoyen qui voudrait éviter tout ce qui pourrait intéresser un ordinateur.

Intelligence d’Entreprise

Les principales firmes de Relations Publiques (RP), qui mènent habituellement des opérations internationales, promeuvent explicitement leurs services : « le rôle des communications est de gérer les perceptions qui motivent les comportements créant des résultats commerciaux ». Par la gestion des influences sur l’attitude, le comportement, et les perceptions du public, ainsi que par son poids politique, l’Intelligence d’Entreprise s’est érigée en puissance privée antidémocratique, ceci à travers la publicité et les relations publiques. Les entreprises dépensent aujourd’hui des milliards dans les firmes de RP, dont la mission est d’entretenir de bonnes relations avec la presse tout en contrôlant leur image, manipulant ainsi l’opinion. Au-delà de la publicité, les Relations Publiques appliquent une méthodologie avancée de relations avec les médias par l’utilisation du transfert d’autorité et des techniques de troisième voix, en faisant passer leurs messages via « sources viables » et « experts indépendants ». L’Intelligence d’Entreprise offre une large gamme de services, de l’utilisation des sondages destinée à l’application de profils psycho géographiques – qui se basent sur une recherche d’opérations déterminant les effets possibles des images et des messages sur les audiences cibles -, jusqu’à la surveillance active des critiques, la discréditation des opposants ou la cooptation des groupes citoyens.

Les firmes de Relations Publiques commerciales et de gestion des crises adoptent régulièrement des stratégies de contre-intelligence pour neutraliser les groupes activistes issus des basses classes de la population. Dans ces plans de contre-attaque, les activistes sont parfois divisés en quatre catégories : les radicaux, les opportunistes, les idéalistes et les réalistes. La désactivation d’un groupe d’activisme social est obtenue par une stratégie en trois étapes : isoler les radicaux, soutenir et transformer les idéalistes en réalistes, et finalement coopter les réalistes. Les « radicaux » qui se fixent habituellement un agenda de gain en pouvoir politique et en justice sociale sont marginalisés et discrédités. Les idéalistes sont soumis à la rééducation et à la persuasion psychologique. Les réalistes pragmatiques et les opportunistes sont manipulés à travers des compromis et des « victoires partielles ». Manipulation de groupes citoyens, mobilisation fictive de fausses organisations, ou « Astroturf », schémas de Marketing Viral, voilà des pratiques couramment employées par les agences spécialisées en Affaires Publiques.

Intelligence Invisible

Les réseaux hypermédia non-linéaires ne permettent pas simplement au sujet d’atteindre les profondeurs des mers de l’information ; il existe en effet une certaine possibilité d’émergence pour des entités inconnues. Comme El Iblis Shah le signale : « L’infosphère de la planète pourrait provoquer le retour de forces invisibles que la raison ne peut concevoir, qui fera résonner les tambours de l’outre-espace en folie. Des influences paramentales extra-dimensionnelles possédant leur propre prescience latente, désirant ardemment s’exprimer et pénétrer le monde de la manifestation ». Un rêve technotopique qui se transforme en un cauchemar infocalyptique. Sous-entendre une clé cachée pour transformer le permaflux synlogique, telle est l’issue ici : peut-on encore fermer les portails qui nous protègent de l’invasion des vieilles entités qliphotiques transdimensionnelles qui dirigent la protohumanité en réabsorbant les forces ataviques oubliées subsistant dans les niveaux subterrestres de notre être, à travers les arts martiaux psychiques, et par l’utilisation de l’énergie subséquente pour amorcer une conscience élevée ?

Intelligence Trompeuse

Toute communication possède un élément de tromperie. La théorie des codes de la communication suggère qu’aussi longtemps que la transmission est claire, et que le code utilisé pour interpréter la transmission est correct, il n’y aura alors aucun désaccord entre le message envoyé et le message interprété. La pertinence d’une communication entre les humains dépend de la référence contextuelle ; sa véracité ne dépend pas pour autant d’une communauté contextuelle et référentielle – tons, intonations, expressions particulières, etc. – entre locuteur et récepteur.

La tromperie délibérée dans les actions militaires et d’espionnage est exécutée pour induire en erreur les décideurs adverses, sur les capacités, les intentions et les opérations, et pour pousser l’adversaire à mener (ou pas) des actions spécifiques qui contribueront à l’accomplissement de la mission. Le guide américain « The Law of Land Warfare » évoque la tromperie sous la forme de faux ordres, par l’utilisation des codes de l’ennemi, des slogans et des signaux, et grâce à l’emploi de mauvaises instructions ciblées et de la propagande. Le travail de tromperie d’une agence professionnelle trouve son origine dans les opérations psychologiques où les indicateurs et l’information sélectionnés sont transmis à un public étranger afin d’influencer leurs émotions, leurs motivations, leur raisonnement objectif, et finalement le comportement des gouvernements, des organisations, des groupes et des individus. Les opérations psychologiques, qui forment un système d’armement non-létal, appelé également PSYOP (Joint Pub 1-02), agissent de manière à influencer les cibles par des attitudes et des comportements favorables aux objectifs. On nomme les thèmes de ces opérations « thématiques psychologiques ». Une fois la motivation de la cible connue, les opérations psychologiques peuvent commencer.

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