Category: Le collaboratif



Les techniques (s’informer est un contre pouvoir de la manipulation)

Manipulation de masse (ce que nous vivions en ce moment)

Le pervers narcissique mythomane (attention regardez autour de vous) Impossible de mettre en place l’intelligence collective avec ce profil.

Il est important de l’écarter des processus pour augmenter la performance collective et le bien être. .. Si c’est votre manager jamais vous ne goûterez à l’intelligence collective.

D’emblé on le trouve attirant, charismatique ; Il fascine par son côté ténébreux .les débuts de la relation avec un pervers narcissique ont toujours un côté magique, et donne à la victime l’impression de vivre un rêve éveillé. Sa force de conviction est incommensurable. Il se présente toujours comme l’homme idéale, celui qui correspond à vos attentes, votre âme sœur. Mystérieux, un brin enfantin, souvent protecteur. Trop attentionné pour être sincère, trop poli pour être honnête. Apparence si lisse qu’elle en est suspecte. Il est si charmant et tellement convaincant que l’on demande qu’à le croire et à lui faire confiance. ‘ Il répond de façon quasi obsessionnelle à ce que vous attendez d’un partenaire.’ C’est qu’il est très attentif dans un premier temps à repérer les désirs et attentes inconscientes de sa proie. L’expression un regard pénétrant prend toute sa réalité chez lui. C’est une façon de mettre l’autre sous emprise, de le vampiriser, l’impressionner et l’emprisonner. Il veut subjuguer sa proie, lui faire peur pour la soumettre. Il ne cesse de brouiller les cartes pour éviter d’être percé à jour. Rien de plus difficile que de coincer un pervers narcissique. Il n’est jamais là ou on l’attend. Instable, il a la bougeotte. Ce que ‘les spectateurs’ prennent souvent pour une force intérieure inébranlable n’est en fait que l’expression de son vide intérieur et affectif

Les troubles de la personnalité borderline

Introduction:

Connexions entre trouble de la personnalité borderline et narcissisme ou perversion. Face à cela, bon nombre de proches, de « non » borderline, peuvent que « leur » borderline est un « pervers narcissique ». Même la personne qui souffre d’un trouble borderline peut parfoit avoir ce sentiment. Les choses sont plus complexes et si je devais répondre uniquement  par « oui » ou « non » à cette question, la réponse serait « non » même si…

Voici notre sentiment.

« Borderline » ou « pervers narcissique » ?

En préambule, les deux types de personnalités comparées ici sont conséquences de personnes qui sont malades et il ne s’agit pas ici de juger tel ou tel mais une fois encore de comprendre, comprendre pour aider.Ce que l’on appelle un « pervers narcissique » et que personnellement je préfère nommer « narcissique à tendances perverses », est une personne qui a généralement un ego surdimensionné, qui est dans sa réalité et qui va chercher à utiliser les autres pour ses propres fins et s’arranger pour se faire passer pour victime et maintenir alors sa « victime » sous sa coupe pour son propre bénéfice.

En lisant ces mots et au regard de certains comportements utilisés (visibles) par les personnes souffrant d’un trouble borderline, certains pourraient se dire « mais alors les borderline sont des pervers narcissiques ! »

Nous parlerions alors de « borderline narcissiques »… mais en règle générale, les narcissiques « libres de faire leurs métiers de narcissiques » (non entravés), ne sont pas enclin à se faire du mal, renoncer à leur identité, à s’auto-mutiler, ou faire tentatives de suicide.

En premier lieu il est donc à priori indispensable de faire le distinguo entre l’apparence et la réalité de l’être…
Le « narcissique à tendances perverses », est convaincu de sa supériorité, il croit vraiment être ce qu’il montre alors que les « borderline » ne sont pas (peu) ce qu’ils montrent au reste du monde.

La première différence profonde entre les deux, c’est que le « narcissique à tendances perverses » ne souffre pas lorsqu’il est libre de faire son « job » (il ne souffre que lorsqu’il est contraint, entravé ou quand il ouvre les yeux sur le fait « qu’un tel génie ne serait finalement qu’assez médiocre », etc.) alors que le « borderline » est, lui, en souffrance…
D’une certaine manière on pourrait dire que le « borderline » est souffrance, au point même que les moments de bien être peuvent être vécus comme le prélude à la catastrophe suivante qui ne manquera pas de se produire tôt ou tard..

Modes de pensée du « narcissique »

Le « narcissique » a un objectif principal qui est lui-même. L’autre est quantité négligeable :

  • « Je suis génial, je suis fort, je suis au dessus du lot »
  • « L’autre ne peut pas ne pas m’aimer »
  • « Je vais me servir de l’autre pour obtenir ce que je veux, ce à quoi j’ai droit et je vais m’arranger pour que ma victime se sente coupable afin qu’elle ne m’en veuille pas et qu’elle n’ait aucun désir d’indépendance »
  • « Pourquoi aurais-je un problème de conscience, ce n’est quand même pas de ma faute si elle est à ce point stupide »
  • « Ma victime me remerciera pour ce que je fais pour elle, ce qui est normal étant donné que c’est vrai, sans moi elle ne serait rien, c’est un honneur que je lui fais »
  • « Quand il arrive un problème à un de mes proches, je suis triste. Mais en fait j’ai de la peine pour moi, pas pour lui » (processus généralement inconscient)

… Le « narcissique » a donc un objectif, obtenir un bénéfice pour sa propre personne. Suite à un événement « exploitant l’autre », il sera d’usage qu’il n’ait pas de problème de conscience, pas de remord, il considérera que l’autre l’avait mérité « il n’avait qu’à pas être si bête » et pourra même se vanter auprès de ses amis d’avoir eu un tel « succès ».
Dans ce contexte, le doute, l’autocritique et les remises en question ne font pas partie de la pensée générale du « narcissique ».
(voir profil cognitif narcissique selon beck)

Modes de pensée du « borderline »

Le « borderline » a un mode de fonctionnement qui est totalement différent et qui, de plus, échappe généralement à son conscient, quand bien même cela peut ressembler de l’extérieur à du narcissisme.
Il peut aussi dans certaines circonstances donner le sentiment de nier l’autre. Mais dans ce mode d’action dit « borderline », l’autre n’existe pas, non pas parce qu’il est quantité négligeable ou parce qu’il serait « inférieur », mais parce que le problème n’est pas la.

  • « Je suis faible »
  • « Au fond de moi, je sais que je suis nul(le) même si j’ai une capacité à comprendre le monde que les autres n’ont pas ou peu ».
  • « Ma nullité est sur le constat de mes échecs et de mon incapacité au bonheur »
  • « L’autre ne peut pas m’aimer, s’il m’aime c’est qu’il se trompe »
  • « Je me trouve dans une situation émotionnelle ingérable… voire ‘mortelle’ de mon point de vue, il me faut donc absolument sortir de cette situation émotionnelle »
  • « Mon émotion décide alors pour moi de la façon dont je dois procéder et même si mon conscient sait que ce n’est pas la solution, je subis mon émotion »
  • « Si pour sortir de cette situation, j’ai été amené à nier l’autre, l’écraser, etc., cela ne faisait néanmoins pas partie de mon objectif qui était ‘d’en sortir’ »
  • « Je suis conscient de ce que j’ai fait. Je pense que c’était mal, et je suis ainsi face à un problème de conscience, de culpabilité qui à nouveau génère une émotion pouvant être insupportable, il me faut donc absolument sortir de cette situation »
  • « Si je ne peux pas trouver d’alternative pour sortir de cette panique émotionnelle, alors je tente de rendre totalement responsable l’autre de ce qui est arrivé, non pas parce que  je cherche à le rabaisser ou m’en servir mais parce que si ce n’est pas lui le responsable alors c’est moi et moi je ne pourrais pas me supporter en ayant agis ainsi »
  • « D’une certaine façon je reproche à l’autre de ne pas m’avoir empêché d’être moi-même. Il aurait du me protéger malgré moi et m’empêcher de me mettre dans cette situation. S’il m’avait respecté et aimé, il ne m’aurait pas mis dans cette situation émotionnellement ingérable. C’est donc bien de sa faute si tout ceci est arrivé »

… Le « borderline » a donc un objectif, échapper à l’émotion ressentie comme « mortelle ». Suite à un événement « faisant du mal à l’autre », il sera d’usage qu’il ait de gros problèmes de conscience, des remords, mais il devra à nouveau échapper à ce flux émotionnel (il pourra par exemple essayer de se suicider après son acte ou rendre l’autre responsable, non pas pour « l’utiliser » mais pour échapper à sa propre culpabilité)
Le doute, l’autocritique et la remise en question sont au coeur de la pensée générale du « borderline » même s’il peut se trouver dans l’impossibilité de l’avouer. (encore une fois car cela pourrait être générateur d’émotions ingérables)
(voir profil cognitif borderline selon beck)

Apparence et non réalité. Impulsivité et transgression réactionnelle dans le trouble borderline.

Pour résumer, on peut effectivement voir le « borderline » comme un « narcissique », un manipulateur, un pervers, un antisocial… C’est effectivement une façade que le borderline peut « montrer ».
« Montrer » car les personnes qui souffrent d’un trouble borderline sont exactement le contraire ! On ne peut donc pas raisonnablement traiter une personne de narcissique sous le seul prétexte qu’elle en présenterait l’apparence.L’essence du trouble borderline est au niveau émotionnel !
C’est l’émotion qui est alors génératrice de comportements d’apparence narcissique !
C’est l’émotion qui est génératrice de comportements impulsifs !
Cette impulsivité peut se traduire en gestes et actions qui « basiquement » transgressent.

Une personne qui souffre d’un trouble borderline peut se droguer, faire de la boulimie, voler, blesser, voire même tuer ou se tuer ce qui est de l’ordre de la transgression. Néanmoins cette transgression n’est pas l’objectif mais « accident de parcours ».
L’objectif de l’impulsion est de résoudre un problème émotionnel et on peut qualifier alors la transgression de « dommage collatéral », ce qui n’a rien à voir avec une démarche profondément narcissique de négation de l’autre où l’objectif est alors son propre plaisir.

Borderline sans transgression ou impulsivité ?

« L’impulsivité et les conduites dommageables sont elles obligatoirement présentes dans le trouble borderline ? ». Notre réponse est « Non »Nous sommes alors dans le cas du « borderline intériorisant » qui a un mode de pensée identique au « borderline extériorisant, passant à l’acte » mais chez lequel l’interdit de l’émotion négative est tel que cela ne peut pas s’exprimer !

  • Chez l’extériorisant impulsif, l’émotion s’exprime par l’action et par le « tu » « tu es nul, tu es parano, sans coeur, violent, etc. » chaque « tu » étant généralement un « je » (« je suis nul, parano, sans cœur… »)

Alors que

  • Chez l’intériorisant, c’est une marmite d’explosions violentes et mélangées mais qui ne sortent pas … Cela ne sort pas parce que « maman ou papa me l’ont interdit ». L’intériorisant conduisant souvent à l’évitement pour « résoudre » ces problèmes émotionnels.

Conclusion ?

Voilà, il est bien entendu que l’objet de ces pages était de synthétiser, la synthèse ne pouvant être que réductrice mais pour autant :
Il est un constante qui est que le « narcissique » s’aime et ne doute pas de lui ni de sa valeur
L’autre constante est que le « borderline » (qui n’est pas dans le déni)ne s’aime pas, doute de lui et de sa valeur, quand bien même il présenterait une toute autre façade

Voir pages borderline et mensonge ou borderline et manipulation ?
Trouble de la personnalité narcissique
Violence, délinquance et trouble de la personnalité borderline

QQ sites:

http://www.aufeminin.com/video-psycho/pervers-narcissique-alberto-eiguer-n58913.html

http://www.aapel.org/bdp/BLperversnarcissique.html

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Tous ces rôles et fonctions  se retrouvent plus ou moins dans les démarches d’intelligence collective. Suivant les outils technologiques utilisés et les méthodes d’émergence ses rôles peuvent s’effacer pour faire place à un niveau de conscience plus élevé. Il s’en suit un état de bienveillance et d’empathie accru qu’il devient plus difficile de détecter ces rôles. Mais à bien y regarder dans une posture de méta-communication, ces rôles  émergent avec beaucoup moins de force mais reste fondamentalement le même. Ce qui change c’est le langage et le dialogue entre les participants.

Six rôles peuvent être attribués à un ou plusieurs participant (libre traduction du nom des rôles définis par D. Ferriter):

  • Le Défricheur : Le participant cherche 20 ressources (nombre maximum) en relation avec la thématique du travail.
  • Le Contrôleur de Qualité : Le participant identifie les resosurces les plus intéressantes, parmi celles qui ont été collectées à l’étape précédente.
  • Le Connecteur : Le participant élargit le sujet des thèmes connexes, le met en contexte.
  • Le Médiateur : Le participant identifie les biais et partis-pris dans les ressources sélectionnées. Il élimine les ressources gratuitement polémiques, ou équilibre les « pour » et les « contre ».
  • L’Anthropologue: Le participant cherche dans les groupes du site de socialbookmarking utilisé, les ressources et commentaires sur les ressources utiles à son propre travail. C’est donc ce participant qui exploite le plus largement les fonctions d’évaluation et les fonctions sociales proposées par le site.
  • L’Équipe de Nettoyage : l’élève veille à la bonne indexation des ressources sur le site; il vérifier les tags (mots-clés) associés aux ressources collectées, de manière à les rendre exploitables par d’autres.

Ces rôles sont tous focalisés sur l’exploitation des ressources en ligne.

  • L’Initiateur : Le participant choisit une ressource qui permettra d’amorcer la discussion. Il souligne (grâce aux fonctions de surlignage proposées par certains sites) quelques points clés qui donneront lieu à débat.
  • Le Provocateur : Le participant pose volontairement les questions qui fâchent, soulève les points que les autres n’osent pas mentionner, pour enrichir le débat.
  • Le Conciliateur : Le participant identifie les points communs entre les parties prenantes à la discussion, rapproche les visions, apaise el débat. Il s’agit donc d’un rôle opposé au précédent, qui apaise et garantit une bonne ambiance dans le travail collectif.
  • L’Avocat du Diable : Le participant  s’assure que tous les points ont été soulevés. Il prend systématiquement le contre-pied de l’auteur d’une ressource, pour éviter de lui faire une confiance aveugle.
  • Le Récolteur: Après avoir suivi toutes les discussions, c’est lui qui synthétisera les idées et mettra en valeur les éléments de connaissance ajoutés lors de la discussion. il intervient à la fin de la discussion, mais doit l’avoir suivie entièrement pour être capable d’en faire ressortir les éléments essentiels.

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 Une propriété connue des insectes sociaux depuis plusieurs dizaines d’années. Les mécanismes d’auto-organisation de ces espèces s’avèrent aujourd’hui essentiels aux secteurs de la robotique et de l’intelligence artificielle. Par Maxence Layet

 Raphael Jeanson
est chercheur au centre de recherche en cognition animale de l’Université Paul Sabatier, à Toulouse.

Elles sont là, quelque part, tapies dans l’ombre, un recoin humide, immobiles les unes à côté des autres.

L’histoire Du Cafard Automate
C’est une imposture peu banale que vient de mener à bien une équipe de biologistes et d’ingénieurs européens. Coordonné entre 2002 et 2005 par le Belge Jean-Louis Deneubourg, responsable du service d’écologie sociale de l’Université Libre de Bruxelles, et financé à hauteur de 1,5 million d’euros par le programme “Future & Emerging Technologies” de l’Union Européenne, le projet Leurre a introduit un mini-robot dans une société de blattes et essayé d’influencer la prise de décision du g…

Attendant leur heure pour venir grignoter le moindre déchet laissé à traîner. Les blattes – appelées aussi cafards ou cancrelats – sont une véritable nuisance très difficile à déloger des habitations négligées. Ces insectes sont pourtant élevés en quantités dans de nombreux labos à travers le monde. Objectif : percer les secrets de leur intelligence collective. Capables de résoudre en groupe d’une petite dizaine à plusieurs milliers d’individus des problèmes d’une étonnante complexité, les « insectes sociaux » font aujourd’hui l’objet de toutes les attentions. Recherche de sources de nourriture, construction de l’habitat, défense coopérative, division du travail… Les capacités de coordination et d’action collective des abeilles, des guêpes, des termites, des fourmis titillent l’intérêt des scientifiques depuis longtemps. Un effort de compréhension également focalisé sur le cafard, par commodité. « Malgré des degrés de sophistication de la communication différents, il semblerait que les règles de comportement présidant à l’agrégation ou aux prises de décision collective soient similaires entre les fourmis, les araignées et les cafards » explique Raphaël Jeanson, chercheur au Centre de Recherche en Cognition Animale de l’Université Paul Sabatier, à Toulouse, et spécialiste des processus de regroupements et d’interactions des arthropodes (animaux dotés d’une carapace articulée). « Une des caractéristiques des blattes – c’est la raison pour laquelle on s’y intéresse – est qu’elles présentent des comportements sociaux très simples. Ces insectes grégaires nous permettent ainsi d’identifier certaines règles préliminaires de la socialité et de voir si ces règles existent également chez des espèces plus sophistiquées, comme les fourmis par exemple. »

En présence de congénères, les choix individuels deviennent optimaux, car l’ensemble du groupe participe à la décision.

Un cafard, cela avance ou reste immobile. Tel un interrupteur on – off. En général, chez les blattes, un même insecte va s’arrêter 6 fois sur 10 après avoir buté contre un obstacle ou une autre blatte. Mais cette probabilité augmente avec

la taille du groupe. « Si l’on regarde les processus d’agrégation, c’est-à-dire comment des individus se rassemblent, la probabilité pour un individu de s’arrêter dans un groupe augmente avec la taille de celui-ci tandis que la probabilité pour un individu de le quitter va, elle, diminuer. Nous avons un effet d’amplification, un effet “boule-de-neige”, où plus le groupe de fourmis ou de blattes est important, plus il va attirer du monde et moins on aura tendance à le quitter. Dans une espèce comme dans l’autre, les individus répondent localement à la densité de leurs congénères. Dans ce cas, leurs règles de comportement sont parfaitement similaires. » L’intelligence collective des blattes combine deux types de mécanismes. L’un, individuel, repose sur le comportement réponse d’une simple blatte face aux modifications de son environnement. La préférence de s’arrêter sous un abri plutôt qu’en dehors par exemple. Ou, dans le cas d’abris de qualité différente, transparent ou foncé, la préférence à choisir un abri foncé. Le second mécanisme émerge avec l’introduction progressive de congénères. D’abord 1, puis 2, puis 3, jusqu’à 10. Reste alors, au fil des modifications de l’environnement, à minutieusement observer les évolutions de la réponse individuelle, et celle, collective, apportée par le groupe de cafards dans son choix de s’agréger sous l’un des deux abris.

Premiers pas artificiels
Les films des expériences réalisées dans les enceintes circulaires du laboratoire toulousain ont permis à la fois de dégager les tendances du comportement collectif (sous forme de modèles de probabilités), mais aussi de quantifier, à l’échelle individuelle, les interactions sociales observées entre chaque cafard. Distance parcourue, temps de stationnement, nombre de contacts antennaires, etc. « En présence de congénères, les choix individuels deviennent plus optimaux, car l’ensemble du groupe participe à la décision, résume Raphaël Jeanson. La présence des congénères amplifie, en la renforçant, la préférence individuelle… y compris dans l’accès aux ressources environnementales que représentent les abris. Ce renforcement accroît la capacité cognitive de chaque individu et aboutit à une réponse collective, élaborée, tout à fait appropriée. » (Voir l’encadré sur la stigmergie). Ces groupes d’insectes sans chef d’orchestre, à l’intelligence également distribuée, fonctionnent de fait à l’image d’un système décentralisé. L’aptitude à prendre la meilleure décision, à résoudre une tâche complexe, émerge logiquement, de la somme des interactions individuelles et de leur adaptation continuelle à un environnement changeant. Les lois, les règles, structurant cette masse grouillante d’échanges d’information, peuvent alors s’exporter et servir de modèle à d’autres systèmes. Artificiels cette fois, dans le domaine notamment des agents intelligents ou de la robotique collective.

Qu’est-Ce Que La Stigmergie ?
Forgée par le biologiste français Pierre Paul Grassé à la fin des années 1950 à partir des mots grecs stigma (piqûre) et ergon (travail), la stigmergie désigne l’habilité des insectes à coordonner leurs activités à l’aide d’interactions rudimentaires, directes et indirectes. En clair, les actions d’un insecte agissent comme des stimuli, suscitant des comportements réflexes de la part des autres membres de la colonie. Cette boucle de rétroaction – on parle de feedback positif ou négatif – …

« Outre notre participation au projet Leurre, l’équipe a implémenté les règles de comportement des blattes dans des petits robots programmables similaires aux InsBot, les Alice, avec lesquels on parvient à retrouver la production de structures collectives similaires à celles relevées chez les blattes. Les robots s’agrègent ou sélectionnent des abris de la même façon » confirme Raphaël Jeanson. Les chercheurs s’interrogent sur l’émergence de la coopération dans les sociétés animales, défrichant par exemple les modèles de comportement de la poule ou du mouton. Une nouvelle frontière que les scientifiques explorent… à plusieurs ! ♦

Les sociétés animales : pigeons, fourmis et ouistitis. Luc-Alain Giraldeau, Frank Cézilly, Guy Théraulaz. Le Pommier, 2006
« Self-organized aggregation in cockroaches. » R. Jeanson, C. Rivault, J. L. Deneubourg, S. Blanco, R. Fournier, C. Jost, and G. Theraulaz. Animal Behaviour 69, 2005.
Le projet Swarbot : les mécanismes d’auto-organisation des insectes sociaux appliqués à des robots autonomes capables de s’assembler: http://www.swarm-bots.org/
Centre de Recherches sur la Cognition Animale, CNRS / Université Paul Sabatier: http://cognition.ups-tlse.fr/


LE BLOG MYSCIENCEWORK

MyScienceWork blog est dédié à l’édition de billets d’actualité autour de la recherche professionnelle multidisciplinaire. La ligne éditoriale consiste à réaliser une toile autour de  thématiques scientifiques. Par exemple la recherche en nanotechnologies peut être expliquée du point de vue d’un biologiste, d’un chimiste, d’un physicien mais aussi par celui d’un sociologue, d’un philosophe etc. Approfondir les différentes facettes d’une discipline pour la rendre plus riche et donc complexe est le challenge relevé par l’équipe de MyScienceWork.

Nous nous engageons à promouvoir une science horizontale, pour que la pluridisciplinarité ne soit plus assimilée à l’éparpillement des connaissances mais à une source de richesse.

Bonne lecture à tous !

LE SITE MYSCIENCEWORK, Research Network

L’ensemble de l’équipe MyScienceWork se mobilise pour répondre au  besoin de favoriser la communication, l’échange et les connaissances entre scientifiques.

Les discussions que nous avons pu avoir avec les instances dirigeantes d’universités et écoles d’ingénieurs montrent qu’il existe un manque en terme de solutions de communication. Ainsi, les thématiques de recherche devenant de plus en plus multidisciplinaires, les chercheurs de différents laboratoires sont amenés à travailler ensemble. Ces institutions ont pleinement conscience de la nécessité de valoriser les découvertes scientifiques de leurs chercheurs, de renforcer l’image et la performance de leur propre communauté et interagir avec leurs structures partenaires. L’apparition de nouveaux centres de recherches multidisciplinaires, d’association d’universités via les PRES, de nouveaux pôles de compétitivité doivent coïncider avec la mise en place de nouvelles solutions adaptées.

C’est pourquoi nous avons créé un réseau social professionnel innovant à destination des chercheurs et des ingénieurs de toutes disciplines confondues. MyScienceWork est un site internet qui a pour objectif de faciliter l’interdisciplinarité et la diffusion de la connaissance scientifique.

Tout d’abord, MyScienceWork est un réseau social adapté à chaque scientifique. A titre gratuit, chacun aura la possibilité d’élaborer sa propre fiche individuelle professionnelle. Chacun y intégrera son profil, son CV mais aussi la substance de son travail (mémoires, thèse, articles, livres, présentations de conférences, poster…). Des groupes de travail, des congrès, des évènements, des actualités mais aussi des offres d’emploi scientifiques seront mis à la disposition de chaque utilisateur. MyScienceWork a également l’ambition de renforcer la diffusion de textes en « open access » ou «archives libres» aux scientifiques. 25 bases de données scientifiques clefs sont reliées au site proposant ainsi 15 millions d’articles en ligne, et la possibilité de les organiser dans sa propre bibliothèque personnalisée. Le réseau MyScienceWork permettra de renforcer les liens des utilisateurs avec des spécialistes de leurs thématiques de recherche mais aussi d’élargir leurs connaissances en communiquant avec des scientifiques du monde entier.

La philosophie de MyScienceWork est avant tout de devenir un site multidisciplinaire et ouvert à l’ensemble de l’Europe. 30 disciplines sont concernées: informatique, physique, médecine, droit, philosophie, psychologie, sciences humaines, économie, science politique…et le site sera, quant à lui, disponible en 5 langues.

http://blog.mysciencework.com/le-projet


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Dernier ajout : jeudi 1er septembre 2011.

L’entreprises et les outils collaboratifs

Le paradoxe de Solow nous rappelle que l’outil seul ne sert à rien et peut même avoir un impact négatif sur la productivité des entreprises, si l’on ne tient pas compte des aspect organisationnels. L’aspect essentiel de la refonte d’un site en un outil collaboratif « Web 2.0 » n’est pas l’outil mais l’organisation des équipes.

Car le gain d’efficacité collective liée au déploiement d’outils « Web 2.0 » ne peut être atteint que par la conjonction d’une volonté de la direction et d’une motivation des individus, à l’ère de basculements technologiques et culturels. La récolte optimale des bénéfices du travail collaboratif se situe donc dans un équilibre délicat entre le potentiel technique offert par les outils et la capacité à accompagner le changement auprès des individus utilisateurs.

Les TIC et le paradoxe de Solow

Une enquête a été produite en 2006 sur l’usage des outils collaboratif en entreprises, à l’initiative de Microsoft et en partenariat avec d’autres acteurs des TIC et de l’économie, tel le CIGREF ( Club Informatique des GRandes Entreprises Françaises), la FING (Fondation Internet Nouvelle Génération), ou le journal La Tribune et bien d’autres.

Il en ressort certains résultats qu’il est intéressant de découvrir dans le cadre de projet Web qui prévoit l’usage d’outils et de moyens collaboratifs.

Rappelons tout d’abord sur le paradoxe de l’économiste Robert Solow, « Prix Nobel d’économie » en 1987 pour son travail sur la théorie de la croissance, actuellement professeur émérite au département économique du MIT (Massachusetts Institute of Technology).

Il fit alors remarquer que l’introduction massive des ordinateurs dans l’économie, contrairement aux attentes, ne se traduisait pas par une augmentation statistique de la productivité. Cette constatation a reçu le nom de paradoxe de Solow, formulé sous la forme : « Vous pouvez voir l’ère informatique partout, sauf dans les statistiques de la productivité » (« You can see the computer age everywhere except in the productivity statistics »).

Cette assertion très provocatrice et controversée a été tournée dans tous les sens par de nombreux chercheurs en économie. Il est établi depuis que les entreprises qui ont mis en place des outils informatiques et dans le même temps se sont réorganisées, ont connu une réelle accélération de leur croissance. Mais à l’inverse, celles qui se sont équipées en informatique sans changer leur organisation ont vu leur productivité décroître… Au niveau global, l’ensemble des entreprises donne un résultat neutre ! La règle de Solow a permis d’élaborer la première règle de l’efficacité collective liée aux TIC  : l’outil seul ne sert à rien et peut même avoir un impact négatif si l’on ne tient pas compte des aspects organisationnels.

Si le Web 2.0 ne pourrait exister sans le développement d’outils informatiques spécifiques, son succès ne réside pas dans l’apparition des outils mais dans la rencontre entre ces outils et des volontés individuelles de s’en servir.

Pour un projet web 2.0, il ne s’agit donc pas seulement de définir le « quoi », mais surtout le « comment » et le « avec quelle organisation » nous implanterons les outils.

Les quatre types de collaborateurs face au travail collaboratif

L’enquête de Microsoft, dont les résultats ont été publié dans le rapport intitulé « Petite précis d’efficacité collective », répartit en quatre groupes les salariés des entreprises interrogées selon leur attitude envers le travail collaboratif. Il faut préciser que cette enquête a porté sur plus de 1400 entreprises, des grandes entreprises, en passant par les PME-PMI et jusqu’aux TPE.

  1. Les individus peu enthousiastes qui résistent
    Ils n’utilisent jamais la messagerie instantanée (ni « chat », ni SMS, ni Skype) ni les réseaux sociaux. Ils trouvent l’accès aux documents produits par les autres d’un accès difficile mais estiment que le travail collaboratif est important pour eux.
  2. Les individus « collaboratifs »
    Ils estiment que le travail collaboratif est important pour eux, pour leur équipe et pour leur entreprise. Ils utilisent à titre privé ou professionnel les TIC (et pas seulement la messagerie asynchrone). Ils pensent que les outils de travail collaboratif vont les obliger à produire plus de résultats.
  3. Les individus motivés qui pensent que les autres résistent
    Ils utilisent les TIC à titre privé mais pensent qu’elles s’opposent à la « culture d’entreprise » et ne sont pas importantes pour leur équipe de travail.
  4. Les individus motivés et impliqués
    Ils sont familiers des réseaux sociaux et voient les TIC comme un accélérateur de performance et de responsabilisation. Ils pensent que l’accès aux informations produites par les collègues est facile d’accès.

Les outils de travail collaboratif, un peu comme les langues d’Esope [1], peuvent être ainsi la pire ou la meilleure des choses.

Basculements technologique et culturel : « knowledge sharing is power »

knowledge sharing is power = le partage de l’information, c’est le pouvoir.

Francis Bacon (1561-1626), homme d’État et philosophe anglais, l’un des pionniers de la pensée scientifique moderne [2] écrivait en 1597 «  le savoir lui-même est pouvoir  ». Le savoir, ou l’information fut très longtemps associée au pouvoir. Aujourd’hui, c’est la circulation du savoir et non sa rétention qui devient le paradigme de la société de l’information. Ce discours, s’il est empreint d’un certain lyrisme n’est est pas moins un certain reflet de la réalité.

A ce jour, les pratiques dites de travail collaboratif se limitent trop souvent à des envois (désordonnés) de méls, avec un usage quasi inexistant des autres outils de type blog, wiki, messagerie instantanée, forum, réseaux sociaux. Les réunions « à l’ancienne » restent dominantes dans les entreprises.

Un fort besoin de formation à ces outils peut être avancé pour justifier la réticence à l’utilisation des nouveaux outils. Mais nous pourrions faire remarquer que les millions d’internautes qui publient des blogs, des wikis, des sites, des articles sur Wikipédia ou de courtes assertions sur Facebook n’ont jamais reçu de formation à ces outils… La motivation a couvert le sentiment de besoin de formation technique.

Parallèlement, lorsque les entreprises recrutent aujourd’hui de jeunes collaborateurs, elles se rendent compte que ceux-ci sont « accros » au mobile, au portable ou l’iPod/iPhone wifi, qu’il se sont peut-être essayés à la rédaction d’un blog, qu’ils reçoivent par SMS leur relevés de comptes, qu’ils utilisent « Skype » ou « MSN Messenger », qu’ils publient sur FaceBook, YouTube ou Flickr. Ce sont ceux que les médias appellent la « génération Y ».

Car tous ces outils « Web 2.0 » se diffusent non pas par l’entreprise (même parfois contre l’entreprise !) mais par une logique de voisinage et de décision individuelle et s’élargissent de l’usage privé à l’usage estudiantin puis professionnel. Ces outils, qui induisent des changements rapides de comportement et d’attitude par rapport à l’information, révèlent souvent une aptitude devenue naturelle au travail collaboratif, au partage d’information en temps réel, à la responsabilisation individuelle.

La « fracture numérique » se trouve aussi entre cette génération Y et les entreprises « d’ancien régime » qui les recrutent et où règne la difficulté des échanges d’information, l’importance de la détention, voire de la rétention de l’information, la non-valorisation du partage, l’hypervalidation, l’hyperformalisation.

Les observateurs des changements sociaux les plus audacieux prédisent la mort du mot « cadre ». Les cadres d’autrefois qui « cadraient » le travail des subalternes vont devenir de simples « passeurs » de savoir ou disparaître.

Cette prise de conscience d’un commencement de basculement technologique et culturel que nous vivons doit nous aider dans nos projets numériques, aussi modestes soient-ils.

Formation techniciste ou méthodologie aux outils du travail collaboratif ?

Alors la formation des équipes d’une organisation au travail collaboratif ne devrait pas se fixer sur les outils mais sur les méthodologies et l’implication individuelle. Car c’est bien cette dernière qui rendra les outils collaboratifs utiles ou inutiles.

Trois axes essentiels sont à suivre pour développer l’implication des équipes :

  1. le développement de la motivation par un bon fonctionnement des mécanismes de la reconnaissance dans le groupe et du plaisir de travailler ensemble ;
  2. la réduction des freins psychologiques (manque de confiance, technophobie, crainte de la censure… etc.) ;
  3. la levée des barrières techniques : formation rassurante, simplicité des outils, clarté des processus de publication et de validation, réactivité dans la demande d’assistance.

Un mauvais outil informatique mis en place peut clairement servir de prétexte à la désimplication pure et simple des équipes détentrice de l’information. Nous sommes tous conscients que la mise en place d’outils collaboratifs peut être un formidable démultiplicateur de l’efficacité collective ou au contraire créer l’effet négatif inverse. Pour générer l’effet positif, il faudra donc s’attarder sur les aspects d’organisation, les méthodes de travail et la motivation individuelle.

L’une des facettes du changement d’organisation est justement de déporter le travail d’édition électronique sur les équipes détentrices de l’information, en « pousser » (je pousse vers une personne ressource l’information que je désire voir en ligne, ou je la pousse directement en ligne sans intermédiaire).

Un changement organisationnel est donc incontournable en amont de l’installation d’outils. Mais la mise en place de nouveaux outils, adossé à un changement organisationnel adéquat obligera-t-elle à « formater » les équipes à ces nouveaux outils ? Devons-nous imposer un même niveau d’usage à tous ou au contraire accepter différents niveaux d’usages, quitte à aller jusqu’au non-usage en certains cas, considérant que ne pas aimer les TIC ou ne pas vouloir s’en servir reste un droit ?

Ce phénomène d’appropriation reste relativement ignoré dans le discours sur l’efficacité des TIC dans l’entreprise et seul le discours techniciste prévaut. Mais l’impact des TIC déborde largement du domaine technique où nous voudrions les contenir. Elles modifient la culture collective, tant par leurs usages domestiques toujours volontaires, que professionnels trop souvent subis ou contraints.

L’introduction des outils collaboratifs ne doit pas être qu’un projet d’équipement et de développement informatique, elle doit être le temps de la réflexion sur l’optimisation des processus de travail existants. La recherche de l’efficacité doit être la recherche de l’équilibre entre les opportunités techniques offertes par les TIC et la maîtrise des processus opérationnels par les individus concernés dans l’entreprise.

Toute organisation doit dresser la carte des « épaisseurs des usages » des équipes et mesurer leur motivation à collaborer à un site qui se voudrait « Web 2.0 ». La récolte optimale des bénéfices du travail collaboratif se situe donc dans un équilibre délicat entre le potentiel technique offert par les outils et la capacité à accompagner le changement auprès des individus utilisateurs.

Attente des utilisateurs, projets des décideurs et impacts individuels

Posons d’ores et déjà une limite au discours sur la nécessité de changement des processus de travail. Si ce besoin de changement est souvent occulté dans les projets numériques par la survalorisation du potentiel des TIC, il serait aberrant d’envisager la refonte totale des processus existants autour des nouveaux outils collaboratifs. Les moyens financiers d’accompagnement au changement seraient trop importants.

Le gain d’efficacité maximum du travail collaboratif se situe donc dans un équilibre délicat entre le potentiel technique offert par les outils et la capacité à accompagner le changement auprès des individus utilisateurs.

Bon nombres de tâche peuvent être désormais facilement informatisables (publier un article technique, une annonce de stage, publier un fil RSS, choisir une date de réunion collective, répondre à une question sur un webforum, corriger une coquille), et c’est justement cette facilité qui renforce le besoin d’accompagnement des utilisateurs au projet d’informatisation, car les individus ressentiront fortement l’impact de l’implantation d’un système collaboratif sur leur champ d’action.

Il paraît en conclusion plus pertinent de mettre l’accent sur les individus plutôt que sur les outils, pour définir le développement du projet collaboratif et l’évolution des pratiques professionnelles au sein d’une entreprise.

Petit Précis d’Efficacité Collective 2009

TIC = Technologie de l’information et de la communication

[1] Ésope était un esclave qui racontait des fables. Le maître d’Ésope lui demande d’aller acheter, pour un banquet, la meilleure des nourritures et rien d’autre. Ésope ne ramène que des langues ! Entrée, plat, dessert, que des langues ! Les invités au début se régalent puis sont vite dégoûtés. « Pourquoi n’as tu acheté que ça ? ». « Mais la langue est la meilleure des choses. C’est le lien de la vie civile, la clef des sciences, avec elle on instruit, on persuade, on règne dans les assemblées… » « Eh bien achète moi pour demain la pire des choses, je veux diversifier et les mêmes invités seront là. » Ésope achète encore des langues, disant que c’est la pire des choses, la mère de tout les débats, la nourrice des procès, la source des guerres, de la calomnie et du mensonge.

[2] Francis Bacon fut un observateur averti de la société, lui aussi très intéressé par l’impact des « nouvelles technologies » de l’époque. Il écrivit en 1620 : « L’imprimerie, la poudre à canon et le compas ont changé la face et l’état du monde […] Des ces trois inventions sont nés d’innombrables changements dans les affaires humaines qu’aucun empire, secte ou étoile n’aurait pu entreprendre. »

http://www.bbs-consultant.net/spip.php?article871


Quel que soit le secteur d’activité, l’excellence est devenue un leitmotiv où chaque acteur est en quête constante de performance. Depuis de nombreuses années, cette dernière est principalement appréhendée comme un processus individuel. Néanmoins, derrière chaque exploit individuel, chaque record d’un athlète, il y a un énorme travail d’entraînement réalisé avec d’autres sportifs, un staff technique, un manager, etc. De plus, à l’image des exploits réalisés dans les sports collectifs, il serait alors incohérent de considérer la performance sans s’attarder désormais sur l’influence de la dominante interpersonnelle. Ainsi, en sport de compétition, l’optimisation de la dynamique de groupe devient un champ d’intervention majeur dans le secteur de la psychologie du sport tant elle s’avère être reconnue comme un des facteurs clés liés à l’excellence sportive.

Sans revenir sur les parallèles entre le contexte sportif et celui de l’entreprise auparavant exposés dans le premier volet de cette série d’articles [1], nous devons alors mettre en exergue une question principale : La performance entrepreneuriale est-elle la résultante des performances individuelles de ses salariés ou bien d’une performance d’équipe ? Quel manager d’entreprise ne s’est jamais interrogé sur l’optimisation du travail de ses collaborateurs, ou n’ait pas eu à faire face à des « cliques » au sein même de son groupe de travail ayant tendance à en ralentir sa productivité ? Au travers de cet article, nous ne chercherons pas à répondre catégoriquement à cette question, mais plutôt à apporter des pistes de réflexions pour les managers d’entreprise au travers d’un exposé synthétique des principaux tenants théoriques et pratique issus du champ de la psychologie du sport.

Comment optimiser la dynamique de groupe ?

« Une équipe de champions ne battra jamais une équipe championne ». Cette maxime illustre la cohésion de groupe alors définie comme « un processus dynamique reflétée par la tendance du groupe à rester uni et lié dans la poursuite de ses objectifs et pour la satisfaction des besoins affectifs des membres » [2]. A partir de cette conception, deux éléments sont à connaître pour le manager souhaitant optimiser la dynamique du groupe de travail.

Tout d’abord, un groupe peut être réellement qualifié de cohésif si ses membres prennent plaisir à se côtoyer (cohésion sociale) et s’ils œuvrent en même temps à l’atteinte d’un but collectif (cohésion opératoire). Or, de nos jours, même si les pratiques de management interne tendent à évoluer au sein des entreprises, la part vouée au développement du bien-être et des relations sociales à l’intérieur même du groupe de travail reste encore sous-exploitée. Ainsi, lorsque cohésion il y a, très fréquemment cela s’illustre par une cohésion opératoire assez élevée où les employés travaillent pour le développement de leur entreprise, tout en réalisant ce travail au sein d’une ambiance fade voir anxiogène lorsque les collaborateurs ne se plaisent pas à être ensemble. On comprendra alors que ce profil de dynamique interpersonnelle ne va pas dans le sens d’une performance d’entreprise à long terme.

Le second élément dont un manager doit avoir conscience est que la cohésion de groupe fluctue dans le temps au gré de divers facteurs renforçant ou diminuant son niveau. A la connaissance de ce second élément, les managers doivent prendre alors conscience « rien n’est acquis, et tout peut encore être fait ». Mais comment ? Quels sont ces fameux facteurs d’influence ?

1. Soigner la relation entraîneur-entraînés (i.e., manager-salariés)

Le style de leadership du manager est reconnu depuis de nombreuses années comme étant une source d’influence majeur du fonctionnement d’un groupe, quel que soit le domaine d’intervention, sport ou entreprise. Sans empiéter sur le dernier volet de cette série à paraître dans l’édition d’avril, il doit être néanmoins souligné ici trois facteurs clés du leadership favorisant la cohésion de groupe : la Valorisation, l’Autonomie et le Partage (V.A.P.). Ainsi, un manager développera largement la cohésion et la productivité de son groupe (1) s’il laisse une marge d’initiative et de responsabilité à ses collaborateurs, (2) s’il valorise leurs résultats, mais également leur investissement, leur état d’esprit, et (3) s’il reste accessible, ouvert à la communication et s’il fait participer ses collaborateurs dans certains choix qu’ils peut avoir à faire.

2. Véhiculer des valeurs collectives

Il sera difficile d’envisager qu’un groupe soit cohésif s’il n’a aucun point commun de rattachement. Ainsi, si les valeurs de l’entreprise sont généralement imposées par le contexte, et il est avant tout nécessaire que le manager véhicule et partage ses propres valeurs, celles en qui il croit, à l’ensemble des membres de son groupe. La tâche résidera alors dans la fait que chaque membre partage ces valeurs, s’y retrouve, et s’épanouisse au travers d’elles. Cela permettra alors de renforcer l’homogénéité du groupe dans son savoir-être et renforcera par là même, sa cohésion.

3. Partager un objectif commun

Un des fondamentaux de la cohésion de groupe réside dans la poursuite d’un but collectif. Autant cela peut être une variable « facilement » accessible en sport collectif, autant, cela devient beaucoup plus difficile dans le monde de l’entreprise. En effet, la motivation première de tout un chacun réside dans les besoins fondamentaux qui se traduisent naturellement dans le monde professionnel par la recherche de salaire. Si toutefois cela reste un levier indispensable d’attractivité et de valorisation, il en reste néanmoins que la rémunération n’est pas gage d’un investissement individuel optimum. Ainsi, une des solutions sera d’additionner à la valorisation pécuniaire, la force du groupe afin d’induire chez chaque collaborateur un investissement moral le poussant à adopter des comportements individuels allant dans le sens de l’objectif du groupe. Dans ce sens, certains entraîneurs de haut niveau en sport collectif n’hésitent pas à faire ce que l’on nomme un « partage des objectifs » où une discussion est réalisée au sein du groupe pour déterminer ensemble (d’où la notion de partage) les objectifs collectifs et les moyens pour y parvenir. Trop souvent, dans le monde de l’entreprise, le manager aura une tendance à imposer des objectifs individuels, ceci au détriment d’un partage de l’objectif par l’ensemble des membres du groupe de travail. Cela implique alors fondamentalement des stratégies individualistes voire nombriliste de la part des collaborateurs, dans un déni total de réelle collaboration et d’entraide, et voir même quelquefois de déontologie professionnelle…

4. Veiller à l’ambiance de travail

Si le monde sportif a bien compris les enjeux de l’ambiance de travail, encore trop fréquemment, les logiques entrepreneuriales associent encore difficilement ambiance de travail et productivité. Ainsi, comme nous avons pu le mentionner parcimonieusement tout au long de cet article, l’ambiance de travail, traduite notamment par le bien-être des membres d’un groupe dans les relations sociales qu’ils entretiennent ensemble, est un des autres pilier de la cohésion de groupe de la performance à long terme qui en découle. Ainsi, chaque manager d’entreprise devrait mettre un point d’honneur à favoriser l’entente entre les membres du groupe en ayant conscience alors que l’ambiance de travail est un facteur influençant le comportement de collaborateur allant du surinvestissement jusqu’au désengagement (ex : arrêts de travail). Le monde du sport de haut niveau regorge d’exemples liés à l’amélioration de l’ambiance du groupe allant par la réorganisation des espaces de travail jusqu’à la mise en place de repas ou de stages ou cohésion (team building).

Selon la qualité de la dynamique de l’équipe sportive ou du groupe de travail, deux plus deux peut être égal à trois comme à cinq. Nous cherchons alors à souligner au travers de cette métaphore l’influence que peut exercer le groupe sur la performance individuelle : c’est l’effet Top-Down. Dès lors, l’une des missions principale de tout manager, et quel que soit le domaine d’intervention, sera d’éviter les problématiques liées au phénomène flânerie ou paresse sociale et, au contraire, de profiter de la force potentielle du groupe en tant qu’entité par l’amélioration de sa cohésion, et ce, dans le but d’accroitre l’efficacité collective à court, moyen et long termes.

Références :

[1] Desgeorges & Campo, 2010. Sport, performance, entreprise : quels transferts pour optimiser les performances au travail ? Le Plastlien, 73, p. 54-56

[2] Carron, A.V., Widmeyer, W. N., & Brawley, L. R., 1998. Group cohesion and individual adherence to physical activity, Journal of Sport and Exercise Psychology, 10, p. 119-126.

Anne-Lise Desgeorges

Consultant Ressources Humaines, CIME

Mickaël Campo

Chercheur Université Lyon 1, Préparateur Mental


Nuit il à notre pouvoir de concentration collective ?

Par Luc Debraine – Mis en ligne le 26.10.2011 à 16:56
Pour l’auteur Nicholas Carr, l’internet réduit une capacité essentielle: le pouvoir de concentration. Interview de ce spécialiste reconnu de l’ère numérique à l’occasion de la parution, en français, d’un livre au titre explicite: «Internet rend-il bête?»
 

A l’été 2008, un article du magazine culturel américain The Atlantic déclenche un beau barouf. L’auteur, Nicholas Carr, y soutient que l’internet nous rend idiots à force de réduire notre pouvoir de concentration. Le réseau nous encourage à la lecture fragmentée, à la pensée dispersée, à la distraction perpétuelle de clic en clic, de site en site, de message en message. Nostalgique de la lecture longue, qui nous plonge en profondeur dans une pensée, et qui est au cœur de notre mode d’éducation, Nicholas Carr s’inquiète dans son article d’une révolution informationnelle qui est aussi mentale.

En 2010, encouragé par les innombrables débats pour ou contre qui ont suivi la parution de son article, Nicholas Carr publie dans les pays anglo-saxons The Shallows, un livre qui étaie son point de vue critique. En insistant sur un fait: grâce à ses inventions successives (l’écriture, la lecture, l’imprimerie, l’horloge, l’électronique, l’informatique…), l’être humain s’est constamment forgé de nouvelles façons de penser.

Reste aujourd’hui à évaluer l’influence du Net sur notre mental, voire notre comportement social. Pas forcément pour le meilleur, selon Nicholas Carr, dont l’essai vient de paraître en français sous le titre Internet rendil bête? (Robert Laffont).

Ex-responsable de la Harvard Business Review, membre du comité éditorial de l’Encyclopedia Britannica, observateur incisif de l’époque numérique sur son blog Roughtype.com, Nicholas Carr répond ici à nos questions. Par e-mail bien sûr.

Pensez-vous que la question «Internet nous rend-il bête», pour reprendre le titre français de votre livre, soit encore d’actualité en 2011?

Je pense que les effets intellectuels, cognitifs et culturels de l’internet sont aujourd’hui plus discutés que jamais. C’est une bonne chose. Pendant l’essentiel des 20 dernières années, nous nous sommes concentrés uniquement sur les aspects positifs de l’internet en tant que médium d’information. Nous n’avons pas assez pris en considération son influence sur notre façon de penser.

Vous avez écrit votre fameux article «Est-ce que Google nous rend stupides?» dans le magazine «The Atlantic» en 2008 et vous avez publié votre livre en 2010 dans sa version originale. A la fin de 2011, votre point de vue critique sur l’internet a-t-il évolué dans un sens négatif ou positif?

Mon point de vue fondamental n’a pas changé. En fait, les recherches qui ont été publiées depuis la rédaction de mon livre semblent de plus en plus soutenir mes vues sur l’internet. Je suis encouragé, même modestement, par le fait que des gens commencent aujourd’hui à questionner le rôle et l’influence du Net.

Leur regard sur cette technologie devient de plus en plus critique. Cela dit, je trouve encourageants les récents développements technologiques qui, grâce à des applications, peuvent par exemple isoler un texte en ligne des distractions multimédias. En d’autres termes, je suis légèrement plus optimiste que je ne l’étais, il y a un ou deux ans.

Depuis la publication l’an dernier de «The Shallows», des études, essais ou livres sur les vices ou les vertus de l’internet vous ont-ils paru pertinents?

J’ai été particulièrement impressionné par le livre de Sherry Turkle, Alone Together, qui examine comment l’internet influence nos relations sociales. Et par The Net Delusion d’Evgeny Morozov, qui détaille les conséquences politiques de cette technologie. Les deux ouvrages sont des essais équilibrés. Ils sont très clairs sur un fait: la pensée utopique, qui a longtemps enrobé le web, est superficielle et souvent trompeuse.

Selon vous, quelle capacité est la plus vulnérable aux effets néfastes de l’internet: le pouvoir de concentration, la mémoire, la pensée profonde, la créativité?

Mon principal souci est la manière dont l’internet diminue notre capacité à contrôler et à soutenir notre concentration. Le Net nous entraîne à constamment interrompre notre attention, jusqu’à la distraction. Les neurosciences ont montré que la faculté d’attention est cruciale pour toutes sortes de fonctions cérébrales sophistiquées, de la construction de la mémoire à la pensée conceptuelle, en passant par différentes catégories de créativité.

A l’évidence, plus notre faculté à contrôler notre attention diminue, moins nous sommes enclins à la contemplation et à la réflexion. Nous perdons le don de nous engager dans ce que Heidegger appelait la pensée méditative.

Dans quel domaine l’internet est-il le plus efficace ou utile: la communication, le savoir, la démocratie ou le divertissement au sens donné par Pascal?

Le Net rend beaucoup plus efficace la recherche d’informations. Il est d’une grande aide dans beaucoup de formes de collaborations. Il réduit aussi énormément les coûts de communication, ce qui est l’une des principales raisons de son utilisation massive.

Vous ne vous attardez guère sur les enfants et adolescents dans votre livre. Pourtant, cette génération grandit avec, et presque dans, l’internet. Pour le meilleur ou le pire?

Je ne suis pas convaincu par l’idée d’une séparation entre des générations plus jeunes et plus âgées en ce qui regarde les effets cognitifs et intellectuels de l’internet. Les adultes aiment brocarder les habitudes de cette jeune génération numérique, sans réaliser que leur propre pouvoir de concentration s’est aussi réduit avec le Net. Jusque dans un passé encore récent, les adultes passaient plus de temps en ligne que les ados.

Toutefois, avec l’essor des téléphones multifonctions, l’explosion des SMS et la popularité croissante de réseaux sociaux comme Facebook, de très jeunes gens passent désormais beaucoup plus de temps à regarder des écrans. Etant donné que l’essentiel de la formation de nos circuits neuronaux intervient avant l’âge de 20 ans, nous devrions nous inquiéter d’une évidence: les jeunes générations n’ont plus beaucoup d’occasions de renforcer leur capacité d’attention.

En ce qui concerne l’éducation, je pense que les ordinateurs ont un rôle à jouer dans les écoles. J’estime aussi que les écoles doivent servir de remparts à des ordinateurs et des médias numériques par trop envahissants.

Croyez-vous dans le concept d’une intelligence collective de plus en plus favorisée par l’internet?

Non. Le Net favorise la collaboration et la communication et rend possibles des efforts de groupe qui étaient impossibles auparavant. Mais je ne vois pas le signe de l’émergence d’une intelligence collective qui serait plus grande que l’intelligence individuelle. Les ordinateurs sont plus stupides que jamais. Ils fonctionnent juste à des vitesses plus élevées qu’auparavant.

Comment vous souviendrez-vous de Steve Jobs? Comme d’un esprit brillant qui a encouragé l’hégémonie de l’intelligence artificielle?

Steve Jobs était une personnalité à la fois très privée et très publique, ce que je trouve admirable. Il croyait fortement dans la capacité de l’informatique à promouvoir la créativité individuelle. Il était vigilant à l’égard d’un internet comme médium de masse et trouvait, comme moi, repoussante la culture Facebook. Mais il était dans le même temps un businessman qui a entrepris ce qu’il fallait entreprendre pour augmenter les profits de la société qu’il dirigeait.


Profil

Nicholas Carr

Ecrivain et journaliste né en 1959 aux Etats-Unis, il a été responsable de la Harvard Business Review. Il est aujourd’hui membre du comité éditorial de l’Encyclopedia Britannica. Son blog (roughtype.com), ses livres et ses articles dans le New York Times, le Wall Street Journal, le Guardian ou le magazine Wired assument une position critique envers les nouvelles technologies, en particulier l’internet. Paru en 2010, son livre The Shallows a été traduit en 17 langues et a compté parmi les finalistes du prix Pulitzer dans la catégorie «non-fiction».


Les égrégores sont des entités produites par de puissants courants de pensées collectives et cohérentes.

L’égrégore est une forme-pensée ou champ énergétique construit par un groupe de personne ayant la même intentionnalité, par exemple : groupe de philatélistes, club sportif, syndicat, église, parti politique… ou tout simplement ensemble de personnes pouvant être disséminées sur la planète mais, vivant les mêmes émotions : amour, haine, colère, compassion…

Un ensemble de personnes qui se focalisent sur un même objet, avec une certaine intensité, déploient une énergie mentale, affective, passionnelle, spirituelle… qu’ils mettent en commun. Cette activité concentrée sur un objet en particulier génère une forme pensée ou, champ énergétique composé d’énergie mentale, d’émotionnelle, d’énergie spirituelle.

L’égrégore est une énergie structurée par l’objet sur lequel elle se finalise, et remplie de toutes les émotions que les participants mettent en commun.

Interaction entre les membres du groupe et l’égrégore

L’égrégore condense, rassemble ce que chaque membre y apporte. Et chaque membre, du coup, reçoit de l’égrégore dans lequel il entre, plus que ce qu’il a apporté. Il y a donc interaction entre les membres du groupe et l’égrégore.

Ce sont les membres rassemblés qui constituent l’égrégore, mais cet égrégore va adombrer les membres. Les membres sont donc sous l’ombre, ou a l’ombre de l’égrégore, qui est comme un nuage au-dessus d’eux. Et il y a bien interaction au sens où le membre nourrit l’égrégore, mais l’égrégore agit sur le membre.

Si nous rejoignons par la pensée un égrégore d’amour, nous recevrons en retour de l’amour. Alors que s’il s’agit de colère, il en sera tout autre et, nous recevrons en retour… de la colère !

L’égrégore est constitué par les personnes qui en sont le facteur déclenchant. La puissance de l’égrégore va s’amplifier en fonction du nombre de participants, mais également en fonction de l’intensité de la recherche, de la focalisation de ses membres sur l’objet et, de leur implication existentielle ou passionnelle. En s’impliquant passionnément dans l’objet d’un égrégore, les membres font un apport important d’énergie à l’égrégore.

L’égrégore est une entité vivante

L’égrégore est un concept vitalisé, réelle entité, qui pour être viable, doit être alimenté régulièrement par les membres du groupe se maintenant tous dans la même énergie vibratoire.

C’est pour cela, que les dirigeants de groupes à l’origine d’égrégores, organisent des meetings, des cultes, des rassemblements… Également, afin d’augmenter le pouvoir de l’égrégore, certains ont recours à des rituels qui peuvent consister en des formules, des symboles, des prières, des invocations, des visualisations d’images concrétisatrices, des courants mentaux, des chaînes d’union, brûler de l’encens…

Chaque membre du groupe devient une « cellule » de l’égrégore. Il vit sur le plan physique par l’intermédiaire des êtres humains membres du groupe, et sur le plan astral par la projection astrale de ceux qui y adhèrent.

La vie matérielle de l’égrégore est assurée par le nombre des membres d’un groupe, par leur discipline, leur union, leur stricte observance des rituels, mais aussi par les courants de sympathie ou d’antipathie du monde…

Forme donnée à l’égrégore

Afin de donner à l’égrégore une forme concrète, on en fait une représentation symbolique, qui sera un support de visualisation. Ce signe représente sa nature, ses buts, ses moyens. Nous aurons donc le sceau-de-salomon, l’étoile de David, le pentagramme, la croix latine, le triangle maçonnique, les symboles du Reiki, etc.

Le symbole porte en lui-même une représentation qui parle immédiatement à l’être humain de façon figurée. Tous ces innombrables signes et sceaux ne sont que des représentations de l’égrégore. Ces signes sont à la fois une protection, un support et un point de contact entre les membres. Ils deviennent alors de véritables pentacles.

L’égrégore peut devenir une entité très puissante qui a sa vie propre et elle se détruit difficilement. Si on désire l’éliminer rapidement, il faut avoir recours à l’incinération de tout ce qui la concerne.

Attachement à l’égrégore

Il est également très difficile de se détacher d’un égrégore. Il est prescrit de procéder de façon inverse à celle qui est à l’origine de l’attachement. Ainsi, s’il y a eu une cérémonie d’initiation, lors de la liaison avec l’égrégore, il faudra alors procéder de façon inverse, mais identique pour produire le détachement. Dans la religion catholique, le baptême est annulé par l’excommunication.

Cependant, les réactions de l’égrégore à l’égard de la cellule expulsée sont parfois très dangereuses pour la personne concernée. La meilleure façon de se protéger est d’adhérer à un concept de force équivalente, ne serait-ce que pour un temps… Mais surtout de bien choisir le groupe auquel on adhère, intentionnellement ou non… Les conséquences peuvent être très différentes suivant le groupe.

En tant qu’humain “moyen” ou non initié, la seule chose qu’on puisse faire pour lutter contre un égrégore, c’est savoir se contrôler : sentiments, émotions, pensées. Le fait de penser à un égrégore, on le nourrit. Détester, haïr, aimer, idolâtrer, prier, etc., on le nourrit.

Aspects psychiques et énergétiques de l’égrégore

L’égrégore possède une composante à la foi psychique et énergétique. L’égrégore est une énergie qui contient toutes les vibrations des gens qui le créent, le font vivre… et qui leur échappe.

La concentration des personnes réunies dans un même but, avec les mêmes pensées intenses créées un égrégore qui se constitue, se développe, s’amplifie et devient actif.

Un égrégore est une “boule” d’énergie visualisable dans l’astral qui a été créé la plupart du temps par un groupe d’individus humain. Cette énergie, avec laquelle il est possible d’interagir, possède un caractère qui lui est propre, caractère attribué par ses créateurs. C’est comme un accumulateur d’une énergie possédant ses propres caractéristiques, et motivé par la foi ou la concentration de plusieurs personnes à la fois. Il est alors aisé de comprendre qu’il existe des égrégore de toutes sortes (Égrégore chrétien, égrégore bouddhiste, égrégore islamiste, égrégore sectaire, égrégore satanique, égrégore politique, égrégore syndical, égrégore de guérison, etc.).

Un égrégore peut être perçu comme la résonance vibratoire émise par la psyché d’un groupe de personnes vibrant sur une note déterminée. Les actes, les émotions, les pensées et les idéaux de chaque entité constituant ce groupe, fusionnent pour édifier un tout cohérent, une forme dont les composants sont de nature énergétique. La tradition ésotérique lui donne le nom de « forme pensée aurique».

Bien que d’essence subtile et impalpable, une forme pensée est aussi pénétrante, enveloppante et perceptible qu’une présence matérielle. Ce sont les courants émotionnels, mentaux et spirituels, émanant de l’ensemble des membres d’un groupe qui élaborent une forme pensée, pour ensuite, la structurer.

La notion d’égrégore se rapproche de celle d’inconscient collectif, de conscience collective, de champ morphogénétique ou de champs de conscience opérant entre eux.

Orientation d’un égrégore

Un égrégore est un agrégat de forces constituées de courants vitaux, émotionnels, mentaux et spirituels, suivant la qualité vibratoire de la forme pensée aurique. Ces courants vitaux, créés par le groupe d’individus duquel l’égrégore est issu, pénètrent la conscience du groupe sous forme de désirs, de concepts et d’aspirations.

La patrie, la république, la justice, la guerre, la paix ne sont rien d’autre que des images égrégoriques.

L’égrégore de nature astrale peut être orienté par le mental et nourrit essentiellement par l’énergie émotionnelle, (la forme pensée provoquée par les désirs, les aspirations, les rêves, les décisions, les engagements, les idées, la volonté, d’un ou de plusieurs êtres humains.)

Dans un groupe, on suppose que si les objectifs et les orientations personnelles des participants sont de nature matérielle, les égrégores, leur double subtil, manifestent des intérêts analogues. Si au contraire, les buts et les orientations des personnes constituant un groupe sur le plan physique sont inclusifs, son égrégore sera animé des mêmes intentions.

En se focalisant sur un objectif et en agissant pour lui donner vie, une personne est en mesure de créer un égrégore susceptible de se développer pendant un temps indéterminé. Suivant l’intensité de l’idée émise et du nombre de personnes qui y adhéreront, ce temps peut durer de quelques jours à plusieurs millénaires.

Pour donner deux exemples :

Une association créée par un groupe d’amis, pendant une durée de deux mois autour du projet d’organiser un concert en vue de recueillir des fonds pour réaliser un objectif particulier, va créer un égrégore à durée de vie limitée.

Un égrégore peut être réactivé et transformé au cours des siècles.

L’égrégore de la Franc-Maçonnerie contemporaine, que l’on nomme : spéculative, avait déjà un long passé avant d’être de nouveau réactivé au début du dix-huitième siècle.

La maçonnerie spéculative est un sous-égrégore aurique de celui qui anime l’Esprit de la Maçonnerie qui et beaucoup plus ancien. La Maçonnerie actuelle, fondée en 1717 à Londres, est une émanation aurique de l’Egrégore Maçonnique dont il est difficile de connaître l’origine qui se perd dans la nuit des temps…

Naissance de l’égrégore

L’égrégore est activé par une seule personne à la base et l’idée créatrice fait peut générer l’adhésion d’un nombre important de personnes, lesquelles vont donner vie à l’égrégore.

Selon la recherche ésotérique, un égrégore naîtrait, par exemple, d’une fervente prière collective, d’une thérapie de groupe, d’un projet, d’un rituel qui pourrait être chamanique par exemple. Mais il peut tout autant être la résultante d’extrémismes religieux, politiques ou nationalistes ou même d’un événement traumatisant susceptible d’engendrer une émotion collective puissante et durable tel que les attentats du 11 septembre 2001…

Aspects constructifs de l’égrégore

En Amérique et en Europe, on a expérimenté des “groupes de prières” dans les hôpitaux , qui prient pour la guérison physique des malades qui le leur ont demandé. On s’est aperçu, que des malades atteints de maladies graves, et pour qui priaient ces groupes, se remettaient beaucoup pus rapidement et avaient des chances de guérison beaucoup plus élevées, que des malades qui ne bénéficiaient pas de ces groupes ! Pourquoi ? Tout simplement parce que le “groupe de prières”, par sa dévotion, va canaliser une énergie aurique et faire son propre égrégore que l’on pourrait appeler “énergie de guérison”, et qui va se mêler à l’énergie aurique du malade visé, le rendant ainsi beaucoup plus fort, pour se battre contre la maladie !

Pour le travail, c’est la même chose : vous travaillez dans une entreprise qui vous demande de constituer un groupe afin de réaliser un projet. Si, dans votre groupe, chacun est soudé, “sur la même longueur d’onde aurique”, votre projet sera terminé en un rien de temps, et vous bénéficierez des honneurs de vos employeurs. Par contre, si dans le groupe existent une ou plusieurs “brebis galeuse”, l’énergie développée par votre groupe sera quasiment nulle ou très négative, les idées manqueront, votre travail n’avancera pas et le moral de vos “troupes” sera au plus bas ! Vous essuierez ainsi un cuisant échec auprès de vos responsables. Que se sera-t-il passé ? L’énergie développée par ce groupe à la base “malsain”, sera inexistante, voire malsaine. La meilleure solution aurait donc été que vous fassiez le travail seul, ce qui aurait été plus long, mais beaucoup moins difficile, étant donné que vous n’auriez subi aucune entrave à sa réalisation, contrairement à ce qui se sera passé dans votre groupe aurique négatif.

L’efficacité d’un égrégore repose sur la cohérence du groupe. Cohérence au niveau de l’identité, des objectifs, cohérence dans le temps et par-delà le temps.

Nourriture et mort de l’égrégore…

La puissance d’un égrégore dépend de sa « masse psychique concentrée ou mobilisée ». La puissance et la nature de ces courants émis déterminent la qualité de la forme pensée aurique. Plus elle est alimentée et plus son rayonnement s’étend.

En contrepartie, moins elle est nourrie et plus sa force s’affaiblit. C’est ainsi que les égrégore se créent, se développent, puis s’anémient et disparaissent. La durée de vie d’un égrégore dépend des paramètres identiques à ceux de toutes les institutions humaines. Plus elles sont vitalisées auriquement, plus on leur porte de l’intérêt et plus elles se renforcent. Dans le cas contraire, moins elles sont fertilisées et moins elles sont susceptibles de battre des records de longévité.

Faute d’être entretenu et nourri régulièrement, un égrégore se désagrège et meurt car il n’est pas autonome comme on peut le voir.

par : Jean-Paul Thouny

publié par les agents sans secret à l’adresse 10:23

 

La collaboration de masse est une forme de l’action collective qui se produit quand un grand nombre de personnes travaillant sur ​​un projet unique, souvent modulaire dans sa nature. Ces projets se déroulent habituellement sur ​​internet en utilisant le logiciel social et de la collaboration assistée par ordinateur des outilstels que wiki technologies , qui fournissent un substrat potentiellement infinie hypertextuelle dans lequel la collaboration peut être situé.

Un aspect clé qui distingue la collaboration de masse à partir d’autres formes de collaboration à grande échelle , est que le processus de collaboration est médiée par la création de contenu – plutôt que d’être médiés par l’interaction sociale directe comme dans d’autres formes de collaboration.


La collaboration de masse diffère de la masse de coopération dans les que les actes créatifs qui ont lieu nécessite l’émergence d’développé conjointement une compréhension partagée . Inversement, les membres du groupe impliqué dans une coopération doivent pas s’engager dans une négociation commune de compréhension (à partir de laquelle une compréhension partagée émerger), ils peuvent tout simplement exécuter des instructions volontiers.

La collaboration de masse comme distincte de la coopération Modifier la collaboration de masse comme distincte de la section de coopération

Une autre distinction importante est la frontière autour de laquelle une collaboration de masse peut être définie. En raison des caractéristiques très générales et le manque de nécessité d’une négociation à grain fin et un consensus lors de leur coopération, l’Internet tout entier, une ville et même de l’économie mondiale peut être considéré comme une collaboration de masse. Ainsi, une collaboration de masse est plus raffiné et complexe dans son processus de production et sur le niveau d’engagement collectif.

La collaboration de masse et le forum en ligne

 

Bien que d’une discussion en ligne est certainement la collaboration, «la collaboration de masse» diffère d’une liste d’email du forum / babillard, grand, chat de discussion session ou de groupe dans la discussion de la structure d’éléments séparés, les messages individuels générés par la prise de parole des moyens de communication du contenu créé ne ne pas prendre la forme d’un seul corps unifié. Bien sûr, le domaine conceptuel de la discussion générale existe comme une entité unique, mais les composantes de ce corps peut être reliés à la compréhension et les interprétations d’un seul auteur. Le fait qu’il y ait un seul auteur d’une entrée de données dans de tels cas, réduit la contribution de la complexité de collaboration dans cette négociation des contributions ne doivent pas être synthétiques et représente plutôt le cadavre exquis modèle de collaboration . Ce modèle utilise principalement coopératives par opposition aux méthodes de collaboration (négociation n’est pas employé pour la création des contributions individuelles) afin de générer une production créative. Par conséquent, ces forums en ligne constituent stigmergic , la collaboration discursive , par opposition à la collaboration de masse.

Le rôle de la discussion dans la collaboration de masse

 

Dans les scénarios traditionnels de collaboration, la discussion joue un rôle clé dans la négociation d’émergence, les compréhensions partagées – ce n’est peut-être, l’essence de la collaboration. Discussion agit comme un point de médiation entre les collaborateurs individuels et les résultats qui peuvent être ou ne pas eventuate. Cette médiation sociale constitue une barrière à l’intégration rapide des contributions de collaboration qui caractérise les projets tels que Wikipeida.org. (Bien sûr, des collaborations à plus petite échelle pourraient être réalisées sans discussion, en particulier dans un milieu non-verbale – imaginez deux peintres qui contribuent à la même toile – mais la situation devient de plus en plus problématique, car plusieurs membres sont inclus.)

Cela ne veut pas dire que la négociation sociale n’a pas lieu dans la masse des contextes de collaboration – il peut même être essentiels au développement d’une communauté de collaboration – mais plutôt que la négociation prend une banquette arrière en termes de processus de rédaction créative. Collaborations de masse plupart (sinon tous) ont des discussions associées à du contenu en cours de développement, mais il est possible de contribuer (à Wikipedia.org, par exemple) sans discuter ce que vous contribuez ou la création. Pour un exemple de collaboration de masse discussion qui l’accompagne, voir la page de discussion d’Israël , à Wikipedia.org. En plus de ces points de discussion, des babillards, des IRC (chat) et des listes de courriels souvent, soutenir et développer la négociation.

Cette médiation de la négociation est réalisée par ce qui est connu en biologie que stigmergie . Stigmergie est une méthode de communication dans les systèmes émergents par lequel les différentes parties du système (dans ce cas, les contributeurs de collaboration) de communiquer entre eux en modifiant leur environnement local. Ce comportement a été observé pour la première dans la recherche de fourmis fixant des phéromones sur les sentiers afin de communiquer avec l’autre. Cela donne lieu à ce qui est encore appelé système stigmergic, essentiellement, un domaine régi par des actes de stigmergie. L’incorporation de ce comportement dans l’acte de collaboration dans le but de servir de médiateur de la négociation sociale permet le processus de collaboration pour être étendu dans le temps, l’espace et la multiplicité des contributeurs.

La collaboration de masse comme distincte de coauteurs Modifier la collaboration de masse comme distincte de la section coauteurs

Du point de vue de chacun des sites de travail au sein d’une collaboration de masse, l’activité peut sembler identique à celle des coauteurs . En fait, il est, à l’exception étant les relations implicites et explicites formée par l’interdépendance de nombreux sites au sein d’une collaboration de masse. Cette interdépendance est assurée par la liaison des articles hypertextuelle ainsi que la formation du chevauchement des ensembles de co-auteurs qui sont les mêmes articles d’édition. Cette interdépendance des sites collaboratifs co-signé par un grand nombre de personnes est ce qui donne une collaboration de masse une de ses caractéristiques les plus distinctives – une approche cohérente, unifiée de sortie émergents à partir des relations et des connexions de son corps total de cotisants et de leurs contributions.

Non-collaboration de masse textuelle Modifier la section non-textuelles collaboration de masse

 

Bien que les seuls exemples connus de succès de masse existent dans le médium textuel, il n’ya aucune raison immédiate du processus de masse collaboration ne pouvait pas travailler dans d’autres médiums créatifs. On pourrait faire valoir que certains projets au sein du mouvement des logiciels Open Source sont des exemples en dehors de la langue écrite, bien que le code créé en collaboration existe toujours en tant que langue en utilisant un texte (ASCII) à moyen terme. SourceForge.net fournit de nombreux exemples de code comme base de masse collaborations avec ses référentiels de code source.

Un autre exemple de la collaboration de masse non-textuel est l’ IHMC CmapTools réseau du serveur.

CmapTools est ouvert le logiciel de cartographie de source concept avec la fonctionnalité supplémentaire de permettre aux cartes d’être consultés sur Internet . Une fois accessible (si les autorisations sont accordées par le propriétaire de la carte), un collaborateur supplémentaire peut ajouter / modifier / supprimer le contenu d’une carte ou un lien vers une autre carte de la même manière qu’un éditeur pourrait dans une collaboration wiki. Le logiciel permet également de Cmap collaboration synchrone , la fonctionnalité qui va au-delà des capacités actuelles interactive d’un wiki.


Un Wiki est un outil de travail collaboratif permettant à n’importe quel internaute armé d’un fureteur Internet de créer ou de modifier à volonté une page Web

Pour Marc Laporte, un des concepteurs de l’application TikiWiki, le Wiki est l’outil idéal pour stimuler la créativité d’un groupe et partager des connaissances. Sylvain Carle définit plutôt le Wiki comme l’entrepôt d’un immense cerveau collectif.Quoi qu’il en soit, la seule métaphore pour décrire le Wiki qui vient en tête à ces deux internautes est celle du tableau blanc. De dire Marc Laporte, en citant Pierre Levy, «personne ne sait tout, mais tout le monde sait quelque chose. Cette phrase de Lévy décrit à merveille les possibilités offertes par le Wiki».

Mais qu’est-ce qu’un Wiki? Au détour d’une page Web, peut-être avez-vous lu ce drôle de mot. À moins que vous ne soyez un visiteur régulier de l’encyclopédie en ligne Wikipédia et, dans ce cas, sans le savoir, vous consultez un Wiki.

Très simplement, dans sa forme la plus pure, un Wiki est un outil de travail collaboratif permettant à n’importe quel internaute armé d’un fureteur Internet de créer ou de modifier à volonté une page Web, et ce, sans qu’il lui soit nécessaire d’apprendre un quelconque langage de programmation. Sylvain Carle décrit d’ailleurs le Wiki comme l’outil le plus simple d’utilisation sur Internet après le courrier électronique.

Pour la communauté francophone WebSémantique.org, l’utilisation d’un Wiki se décline en quatre grands enjeux: le Wiki est incitatif, «sa vertu d’incitation à la participation est la première clause de son cahier des charges». Il est aussi délibératif, en proposant «une forme d’approfondissement du consensus virtuel […] faisant partie de son attractivité et donc de son caractère incitatif». Le Wiki doit être instructif, en ce sens que la collaboration directe ou différée de ses contributeurs est synthétisée en un ensemble de ressources centrées sur l’objet qui les motive. Et enfin, il est expressif, c’est-à-dire qu’il est «l’expression d’un collectif, d’un ensemble d’individus présentant au moins une attente commune».

Concrètement, un Wiki permet à toute personne en train de lire une de ses pages de la modifier à la volée. Toutes les versions restent cependant accessibles, tandis que l’historique des modifications peut être consulté en tout temps. Ainsi, un premier auteur rédige l’esquisse d’un billet, un second peut le compléter puis un visiteur ou plusieurs visiteurs en corrigent d’éventuelles erreurs qu’ils auront remarquées en naviguant sur le site.

Pour bien comprendre la mécanique d’un Wiki, imaginez une version du site Internet du Devoir où il serait possible à tous les internautes de modifier ou corriger l’ensemble des pages le constituant, et ce, de la façon la plus anonyme qui soit.

L’encyclopédie Wikipédia est d’ailleurs conçue sur ce mode de publication. Tous peuvent y ajouter leur grain de sel. Anarchique et chaotique comme modèle de publication? Sans aucun doute, puisque après tout, si on pousse la métaphore au maximum, n’importe quel vandale pourrait détruire une page Internet ou encore la modifier en introduisant de fausses informations.

Pourtant, on constate dans la réalité que ce genre de choses arrive fort peu souvent. D’expliquer Marc Laporte, «puisque n’importe qui peut détruire une page, ou est le défi qui est la marque de commerce des hackers? La beauté du Wiki, c’est cette forme de consensus qui s’en dégage. Ce qui reste sur une page Web, c’est ce qui est le plus pertinent comme information. C’est aussi ce qui sera confirmé par l’ensemble des visiteurs».

De plus, si par malheur, un imbécile ou un robot spammeur passe par là et efface une ou plusieurs pages, le visiteur suivant pourra tout simplement, d’un seul clic de souris, faire renaître les dites pages en allant consulter l’historique des modifications. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles les Wiki fonctionnent. Un Wiki, c’est un outil organique qui carbure à la liberté et au chaos.

Or, bien que l’application Wiki la plus connue soit l’encyclopédie Wikipédia, des centres de recherche, des «think tank» et des gestionnaires de projets commencent à implanter des Wiki en entreprise. Les contraintes liées à l’utilisation d’un Wiki étant quasiment nulles, tous, sans restriction, peuvent donc contribuer à leur rythme.

Sylvain Carle a d’ailleurs constaté qu’en raison de cette participation universelle, l’implantation d’un Wiki en entreprise responsabilisait ses utilisateurs. «Aborder un Wiki demande toutefois de revoir ses processus de réflexion. Installer un Wiki en entreprise en voulant enchâsser ses membres dans une structure rigide est inévitablement voué à l’échec.» Un Wiki, c’est une séance de remue-méninges avec des stéroïdes! «Il ne faut surtout pas brimer la créativité des participants à un Wiki.» En respectant ces conditions, il s’en suit normalement un processus d’appropriation du Wiki par le groupe qui résulte en des résultats positifs.

Karl Dubost, du W3C et fondateur du site WebSémantique.org, suggère aussi d’autres idées d’utilisation du Wiki. Par exemple, un Wiki pourra être utilisé pour le développement de projets en petites équipes, l’apprentissage de l’écriture structurée ou l’écriture d’un roman («grâce à la gestion automatique des mots liés, on fait en même temps la scénarisation et l’histoire, les deux s’autocomplétant»).

Pour la communauté des utilisateurs francophones CraoWiki, le Wiki est une étape de plus vers le haut héritée des modèles traditionnels «OpenSource» et «BBS». Dans le modèle normal, vous devez passer par un long processus d’enregistrement ou être capable de programmer pour contribuer à quoi que ce soit; cela n’encourage pas la contribution et crée une petite communauté de «membres» ou de «programmeurs» qui font tout le travail. À l’inverse, dans un Wiki, si vous relevez une faute vous pouvez la corriger instantanément, et ajouter quelque chose de nouveau est aussi facile que de savoir le saisir au clavier.

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Corriger avec facilité

Créé par Ward Cunningham, le Wiki est un site Web sur lequel tout visiteur peut modifier ou créer des pages à l’aide de son fureteur Internet. Son nom provient du mot hawaïen WikiWiki qui signifie «vite». En effet, la publication d’une contribution sur un Wiki est instantanée, il n’y a aucun délai d’attente dû à une révision du contenu par un quelconque administrateur.

La super encyclopédie en ligne, Wikipédia, explique ainsi le mécanisme de publication sur un Wiki. «Le principe est simple: il s’agit d’un modèle coopératif de rédaction de documents. Concrètement, n’importe quel visiteur a la possibilité de modifier la page qu’il est en train de lire. Les modifications sont ensuite enregistrées, et toutes les versions historiques restent accessibles [comme dans un logiciel de gestion de versions]. Ainsi, un premier auteur rédige un article, un second le complète, puis un visiteur en corrige d’éventuelles erreurs qu’il aura remarquées en naviguant sur le site.»

Pour illustrer à quel point il est facile de modifier un texte dans un Wiki, en voulant citer Wikipédia dans cet article, j’ai constaté une petite faute de frappe dans un mot («navigant» au lieu de «naviguant»). Sans même devoir m’enregistrer, j’ai corrigé cette petite faute, et j’ai pu publier de nouveau la définition en quelques secondes.

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Une imposante encyclopédie

Wikipédia est une des plus imposantes encyclopédies publiées sur Internet. Cette encyclopédie libre et multilingue — Wikipédia est publiée en plus de 50 langues différentes, dont le français — annonçait le 23 février dernier que l’ensemble du projet comportait plus 500 000 entrées.

Wikipédia a vu le jour, à la suite de la publication d’un essai écrit par Richard Stallman (The free universal encyclopedia and learning resource) qui s’interrogeait sur la pertinence (l’urgence?) de créer une encyclopédie libre universelle.

Bien qu’il n’existe pas officiellement de «chef de projet» chez Wikipédia, ses deux fondateurs, Jimmy Wales et Larry Sanger, ont réussi à lancer ce projet grâce au travail inlassable de Sanger, qui a travaillé durant un an à rédiger la base de l’encyclopédie, alors que Wales, par l’entremise de son portail Internet Bomis, a mis en place un montage financier, la fondation Wikimédia, destiné à assurer la pérennité de Wikipédia. Aujourd’hui, le projet marche par consensus, en utilisant les règles et recommandations créées par les différents contributeurs.

Tous les contenus sont publiés sous licence de documentation libre GNU GFDL, «permettant à quiconque la diffusion et la modification du texte libre, tout en garantissant que personne ne pourra en restreindre l’accès, même à des versions modifiées.»

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