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Les neuroanatomistes regroupent généralement les structures du cerveau en 3 parties, de la plus primitive (tronc cérébral et système limbique) à la plus évoluée (cortex préfrontal).

L’amygdale est aujourd’hui considérée par de nombreux auteurs dont le chercheur américain Joseph Ledoux comme le cœur de l’émotion. Les amygdales cérébrales sont deux petites formations appartenant au système limbique, situées à l’intérieur des lobes temporaux. Elles jouent un rôle essentiel dans notre façon de ressentir les émotions. Les connexions de l’amygdale avec des structures proches ou plus lointaines dans le cerveau sont multiples (l’hippocampe, l’hypothalamus, le cortex préfrontal, les cortex sensoriels et le tronc cérébral).

Elles reçoivent des afférences et donc des informations multiples, signaux sensoriels externes ou signaux internes, qu’elles vont traiter et restituer sous forme d’informations émotionnelles destinées au cortex préfrontal d’une part (traitement «cognitif») et à l’hypothalamus d’autre part (traitement «viscéral»)

Le cortex préfrontal intervient dans la façon dont nous devons réagir et dans la planification de l’action, de l’intuition et de l’hyperconscience. Le traitement cognitif concerne les phénomènes d’attention, la perception et la mémorisation d’une émotion.

L’amygdale et l’hippocampe, qui sont très largement interconnectés, jouent un rôle très important dans les phénomènes de mémorisation, chacune de ces structures étant spécialisée dans un type de mémoire.

L’hippocampe est responsable de la mémoire explicite. Il est le lieu d’apprentissage du caractère dangereux d’un objet ou d’une situation. Il est très sensible au contexte d’une expérience de telle sorte que le déclencheur d’une émotion va être mémorisé mais aussi les objets, la situation ou le lieu où se produit l’émotion, en quelque sorte le contexte.

L’amygdale est responsable de la mémoire implicite qui permet de mémoriser des souvenirs inconscients. Le rappel des souvenirs emmagasinés se fait automatiquement sans qu’intervienne la mémoire explicite.

Ces deux structures interviennent simultanément dans la mémorisation et la restitution des émotions. Par exemple, un souvenir stocké par l’hippocampe peut déclencher une émotion via l’amygdale.

L’émotion déclenche des réactions automatiques par l’intermédiaire de l’amygdale qui envoie des connexions nerveuses aux noyaux du système nerveux autonome (système sympathique et parasympathique) et du tronc cérébral ainsi qu’à l’hypothalamus qui va déclencher la réponse endocrinienne (cortisol, endorphines…).

Les réactions physiologiques associées à l’émotion permettent de nous adapter, par exemple face à la peur, de lutter ou de fuir. L’amygdale est en étroite relation avec le système nerveux autonome (SNA). La régulation des émotions dépend principalement de notre aptitude à moduler notre niveau d’éveil physiologique.

Le système nerveux autonome joue un rôle fondamental dans d’adaptation ; lorsqu’il est hyperactif, il peut aussi avoir des effets négatifs directs sur les organes périphériques et notamment le cœur. Aujourd’hui, l’interconnexion entre le cerveau et le système nerveux autonome est mieux connue ce qui favorise la compréhension du lien étroit entre émotion et physiologie cardiovasculaire.

LE SYSTEME NERVEUX AUTONOME

Le système nerveux autonome est divisé en deux branches, le système nerveux sympathique (SNS) et le système nerveux parasympathique (SNPS).

Le système nerveux sympathique est associé à l’action : son rôle est de mettre l’organisme en état d’alerte et de le préparer à l’activité. C’est le système nerveux sympathique qui innerve le cœur cardio-accélérateur, les poumons (augmentation du rythme ventilatoire et dilatation des bronches) et les muscles lisses (contraction des artères).

Ses médiateurs chimiques sont l’adrénaline et la noradrénaline.

C’est aussi le système nerveux sympathique qui fait sécréter la sueur et ralentit la fonction digestive.

Les principales fonctions du système nerveux parasympathique sont de ralentir les fonctions de l’organisme et ainsi de conserver l’énergie. Antagoniste du système nerveux sympathique, il innerve le cœur cardiomodérateur, les poumons (ralentissement du rythme ventilatoire et constriction des bronches) et les muscles lisses (dilatation des artères).

Son médiateur chimique est l’acétylcholine.

C’est aussi le système nerveux parasympathique qui accélère la fonction digestive.

Ces deux systèmes agissent de façon antagoniste comme une balance dynamique.

Lors d’un stress, le système nerveux sympathique prédomine et conduit à une élévation du niveau d’éveil physiologique. Une accélération de la fréquence cardiaque (FC) est caractéristique de cet état.

Au repos, au contraire, le système nerveux parasympathique s’active, traduisant une diminution de l’état d’éveil physiologique et de la fréquence cardiaque. La facilité avec laquelle on peut passer d’un état d’excitation à un état de calme est liée à la capacité du système nerveux autonome de faire varier rapidement la fréquence cardiaque.

L’adaptabilité du système nerveux autonome face aux demandes et aux stress permet à l’organisme de maintenir l’équilibre. A l’inverse, un manque de flexibilité et un système rigide exposent aux pathologies somatiques et psychologiques.

Deux paramètres sont particulièrement importants sur le plan psychophysiologique : la régulation du système nerveux autonome sur l’activité cardiaque et la régulation du système nerveux central sur le système nerveux autonome.

REGULATION DU SYSTEME NERVEUX AUTONOME SUR LA FREQUENCE CARDIAQUE

Le cœur est innervé par les branches sympathiques (SNS) et parasympathique (SNPS) du système nerveux autonome qui jouent le rôle d’un pace maker sur le nœud sinusal.

Le système nerveux sympathique a une action excitatrice qui se traduit par une augmentation de la fréquence cardiaque.

Le système nerveux parasympathique a une action inhibitrice qui produit une diminution de la fréquence cardiaque.

Les deux systèmes agissent de façon antagoniste. Par exemple, une augmentation de la fréquence cardiaque peut résulter de l’activation du système nerveux sympathique ou de l’inhibition du système nerveux parasympathique.

Bien que les deux branches exercent une influence constante, le système nerveux parasympathique est prédominant au repos.

Les deux systèmes sont activés par des médiateurs différents et n’ont pas le même temps de réponse. Le système nerveux sympathique est activé par la noradrénaline et l’effet est observé au bout de 4 secondes pour retourner à l’équilibre après 20 secondes. Le système nerveux parasympathique est activé par l’acétylcholine et le délai de latence est plus court (0.5 s et un retour au point de départ en 1 seconde).

Les oscillations de la fréquence cardiaque produite par les deux branches du système nerveux autonome surviennent à différentes fréquences. La rapidité d’action du système nerveux parasympathique permet de moduler la réponse cardiaque face à une demande de l’environnement et traduit le niveau d’éveil et la qualité physiologique et émotionnelle.

REGULATION DU SYSTEME NERVEUX CENTRAL SUR LA FREQUENCE CARDIAQUE

Le système nerveux autonome qui va réguler la fréquence cardiaque est soumis à l’influence du système nerveux central à partir d’un réseau complexe de neurones. Il met en jeu la fois des structures préfrontales et limbiques : les aires cingulaire antérieure, insulaire, orbitofrontale et ventromediale du cortex préfrontal, le noyau central de l’amygdale, le noyau paraventriculaire de l’hypothalamus, la substance grise periacqueductale, le noyau parabrachial, le noyau du tractus solitaire, le noyau ambiguë, la moelle ventrolaterale, la moelle ventromédiane, et le champ medullaire tegmental (Benarroch 1993, 1997 ).

Tous ces éléments sont interconnectés entre eux et permettent aux informations de circuler dans les deux sens entre la partie supérieure et inférieure du système nerveux central (voir schéma).

Ce système envoie des afférentes (message sortant) par l’intermédiaire des neurones

Prégangionaires sympathiques et parasympathiques. Ces neurones agissent sur le cœur respectivement par l’intermédiaire du ganglion stellaire et du nerf vague.

L’interaction de ces afférences vers le nœud sino-auriculaire est responsable de la variabilité normale du cœur objectivé par la mesure de la variabilité de la fréquence cardiaque (Saul 1990). L’influence vagale est fortement prédominante sur le contrôle du rythme cardiaque. Les informations sensorielles venant du cœur sont transmises en feedback au système nerveux central. La variabilité de la fréquence cardiaque est un indicateur à la fois de la régulation du système nerveux central sur le système nerveux autonome et du feedback des neurones périphériques au niveau central. Ce circuit peut être considéré comme un ‘circuit émotionnel’ permettant d’adapter rapidement les réponses physiologiques et comportementales face aux émotions fortes.

En résumé

Un système central autonome impliquant le cortex préfrontal, le système limbique et la moelle est fortement impliqué dans la flexibilité du système autonome permettant de réguler les émotions et de s’adapter aux demandes extérieures.

Ce système central reçoit en retour des informations directement du cœur afin de permettre au cerveau de moduler sa réponse émotionnelle. Lorsque ce système est rigide la réponse est moins adaptative.

La variabilité de la fréquence cardiaque apparaît comme un excellent indicateur de la flexibilité du système nerveux central et du système nerveux autonome pour réguler les émotions.


Les ondes cérébrales et le cerveau…

Comprendre les bases du fonctionnement cérébral nous aide à mieux nous comprendre et à utiliser à bon escient des outils tels que ceux que nous utilisons dans les expériences exceptionnelles de conscience très élargie ou d’expériences extraordinaires. Nous verrons que le niveau d’énergie et l’alignement lors d’une expérience reste important  pour introduire de la conscience à des niveaux vibratoires correspondant aux différents stades ondulatoires du cerveau. En particulier, lorsque le cerveau entre en résonance et en conscience dans le lieu de traitement de l’information le plus puissant du cerveau, notre inconscient.

Le cerveau est certes un territoire énigmatique, mais depuis une cinquantaine d’années, la science a élucidé certains de ses mystères. Aujourd’hui, on utilise non seulement des produits pharmaceutiques pour intervenir dans sa chimie, mais aussi diverses technologies électriques, électromagnétiques pour en modifier les mécanismes physiques.

Ainsi, simplement en écoutant des enregistrements conçus à cet effet ou à l’aide de petits appareils émettant des signaux lumineux, semblables à des stroboscopes, on peut accélérer ou ralentir les ondes cérébrales ou encore synchroniser les ondes de l’hémisphère droit avec celles de l’hémisphère gauche.

Les effets recherchés sont variés, et pas toujours orthodoxes sur le plan scientifique : améliorer le sommeil ou les fonctions immunitaires, surmonter la timidité, apprendre en accéléré, développer la créativité, mais aussi atteindre ce qu’on appelle des états « non ordinaires » de conscience – notamment pour faire des rêves éveillés ou des voyages hors du corps. Précisons que non ordinaire ne veut pas dire artificiel, mais qu’il s’agit plutôt d’états peu courants – on pourrait dire exigeant une disponibilité peu compatible avec notre mode de vie habituel.

Mentionnons par ailleurs que le cerveau est divisé en deux hémisphères, puis en plusieurs aires, chacune ayant une fonction importante : aires du langage, de la sensibilité corporelle, de l’émotion, etc. En ce qui concerne les hémisphères, on sait qu’ils fonctionnent le plus souvent dans une relative indépendance, et que le gauche, généralement dominant, est le siège de la logique et du rationnel, tandis que le droit est celui de la créativité.

La fréquence des ondes cérébrales varie donc selon le type d’activités dans lequel on est engagé, mais les individus non entraînés ont relativement peu de contrôle sur celles-ci. Trop de stress, par exemple, et le système nerveux n’accepte pas de se détendre au moment indiqué; les ondes cérébrales continuent alors de se maintenir dans la fourchette bêta et il est impossible de trouver le sommeil…

D’autre part, on avance que les meilleures ressources mentales pour la créativité et la solution de problèmes se situeraient dans la fourchette des ondes thêta, auxquelles, malheureusement, on n’accède pas facilement.

Mécanismes de la conscience

La conscience en tant que telle semble se produire dans le cerveau lors de l’interaction d’une triple matrice électrique, électromagnétique et chimique. Cela signifie que notre conscience dépendrait à la fois des interactions chimiques dans le transfert d’information neuronal que de l’activité nerveuse, électromagnétique cérébrale (intérieure) et extérieure (géomagnétisme, champs magnétiques artificiels,…). Le cerveau comme le corps a besoin d’harmonie, de rythmes pour fonctionner pleinement. Tout déséquilibre entraîne stress, maladie et mort. Le stress, les excès d’alcool, de drogues, le manque de sommeil, (dérèglements dans les cycles circadiens) influencent à leur tour la chimie du cerveau, et ferment un cercle vicieux qui détraque complètement les mécanismes de la conscience.

Influences extérieures

La complexe électromagnétique du cerveau peut être influencé par l’activité géomagnétique. L’activité géomagnétique est à son tour influencée par l’activité solaire et celle-ci pourrait à son tour être influencée par l’activité d’autres corps planétaires, stellaires ou galactiques. En somme les mécanismes de notre cerveau évoluent au sein d’un système ouvert. Plus proche de nous, le champ magnétique terrestre est uniforme dans certains lieux et singulier dans d’autres. Cela peut expliquer en partie certains comportements « exotiques » de notre conscience en certains lieux dits « chargés ».

Fréquences         Longueur d’onde

0,1-3 Hz              100000 Km à 1000000 km

3-30 Hz               10000 km à 100000 km

30-300 Hz           1000 km à 10000 km

Quand le cerveau prend le rythme

Plusieurs phénomènes extérieurs peuvent affecter le rythme des ondes cérébrales. La science a découvert que c’est généralement un effet de résonance qui est en cause, comme lorsqu’une note jouée au piano fait vibrer à l’unisson une corde de guitare. Le battement régulier des tambours de même que le chant grégorien ou des activités physiques rythmées comme la marche procurent, à la longue, cet effet. Désormais, la technologie moderne permet d’atteindre ces résultats en un rien de temps. En effet, certains types de pulsations sonores émises directement dans les oreilles peuvent induire, accélérer ou ralentir la fréquence des ondes en fonction du résultat recherché.

Pour améliorer la qualité de détente et favoriser le sommeil, par exemple, on « invite » le cerveau à ralentir le rythme de ses ondes, qui pourrait graduellement passer de 14 à 4 Hz. On peut aussi améliorer la cohérence de l’influx nerveux des neurones, ce qui se traduit sur l’EEG par des ondes d’une plus grande amplitude.

Une technologie au service des deux hémisphères

Modifier le rythme des ondes cérébrales, c’est une chose, mais faire adopter le même rythme par les deux hémisphères du cerveau, c’est un pas de plus, semble-t-il. La théorie veut que plus les hémisphères fonctionnent au même rythme, plus grand est le bien-être. On croit même qu’un fonctionnement « intégré » des deux hémisphères favorise de meilleures performances mentales et intellectuelles, puisque la logique (cerveau gauche) et la créativité (cerveau droit) agissent alors en synergie.

La synchronisation des ondes cérébrales est également utilisée dans le domaine de la motivation, tant pour les hommes d’affaires et les sportifs, que pour celles et ceux voulant atteindre des objectifs personnels. On parle d’ailleurs d’« entraînement mental » et de « neurodynamique ».

Explorer l’insondable

Le travail d’exploration des ondes cérébrales et plus particulièrement la recherche d’états non ordinaires de conscience est utilisée de plusieurs manières pour le développement de la personne sur les plans psychologique et spirituel.

Les différents états modifiés de la conscience

La conscience instinctive du cerveau reptilien IC :

Liée à l’instinct de survie

L’instinct de survie englobe des comportements indispensables, qui vont des besoins vitaux (comme la faim, la soif ou le sommeil) à la peur (de l’inconnu, de la mort). Cet instinct particulier est essentiel à la survie et permet en milieu hostile de fuir face à une menace, pouvant mettre sa vie ou celle de son espèce en danger. Les réflexes, qui ne sont pas commandés par la raison, sont  aussi l’expression d’un instinct de survie. En cas de danger immédiat ou dans le feu de l’action, l’Homme se voit par exemple accomplir des prouesses physiques dont il se croyait incapable. Sa rapidité d’exécution est alors remarquable, tout comme sa faculté à traiter instantanément l’information reçu.

Liée à l’instinct de reproduction

L’Homme est un animal, et comme n’importe quel animal sexué, son instinct de survie le pousse à se reproduire afin de transmettre son patrimoine génétique à sa descendance. C’est ainsi, qu’au delà des enveloppes charnelles et mortelles, se tisse l’extraordinaire chaîne qu’est la Vie.

La conscience de la conscience collective

Association

La conscience collective se développe et s’enrichit dans l’ouverture, l’échange, et la diversité… L’Homme éprouve alors le besoin d’appartenir à un groupe, de s’associer à autrui, de sentir qu’il est rattaché à un réseau. L’union faisant la force, l’instinct de survie est mis temporairement au repos. La notion de meute, de collectivité, de société, prend alors tout son sens. L’individu s’implique ainsi dans une niche « sociale, familiale, amicale » à laquelle il s’identifie, et via laquelle il apprend à se découvrir.

Idées / Information

Le cerveau permet à la conscience de se développer plus rapidement via sa capacité à : Recevoir l’information (via les 5 sens)

• Retenir (mémoire, apprentissage)

• Analyser (reconnaissance, traitement)

• Produire (communication, création, réflexion)

• Contrôler (fonctions mentales et physiques).

Les associations d’idées et l’information qui en découle permettent à la conscience d’obtenir une construction mentale de la réalité perçue.

Conscience de soi  limbique

Ego / Moi-je

L’ego est la conscience que l’on a de soi-même, il est le résultat d’une construction mentale et émotive de l’être. Utile au développement de l’individu, la conscience tendra néanmoins à transcender cette base égotique, siège des émotions et de certaines illusions. Cette demeure « construite de toute pièce » peut en effet s’avérer aliénante pour la conscience, la privant alors de cette liberté qui lui est par ailleurs destinée…

La conscience d’un pilotage automatique

On a tous senti à un moment ou un autre sa propre conscience se détacher d’une réalité sensorielle et corporelle, pour aller voguer vers d’autres contrées. C’est ce qui arrive par exemple lorsque, au volant de votre voiture, vous mettez votre corps en mode « pilotage automatique » et partez visiter un autre monde, fait de pensées et de rêveries.

La conscience de  la concentration à la transcendance

La conscience parvient via cette focalisation à transcender les archétypes qui la conditionnent, et à s’extraire des différentes distractions/divagations/illusions auxquelles elle s’est essayée. Ainsi développée, la conscience pourra s’orientée librement vers une vision beaucoup plus pénétrante et transcendante de la réalité..

La conscience transcendée ou sensation de continuité de la conscience

Apparemment les états très profonds  les l’émotion, la cognition, la conscience de soi, et les souvenirs sont encore possibles, des sensations de bien être, la vision d’un tunnel, de proches décédés, l’apparition d’une lumière blanche…

Pour beaucoup de scientifiques, ces « expériences aux frontières de la mort » seraient plutôt liées à une dernière agonie du cerveau. Le manque d’oxygénation du cerveau (anoxie), et l’élévation du taux de dioxyde de carbone (hypercapnie) viendraient alors expliquer les hallucinations et cette fameuse lumière blanche qui représenterait pour certain au langage source de la conscience. La sécrétion d’endorphines serait quant à elle responsable de cette ultime sensation de paix et de félicité ressenti au seuil de la mort.

La « continuité de la conscience » par-delà la mort cérébrale et donc physique. La conscience ainsi détachée poursuivrait alors son élévation, son voyage, jusqu’au bout de la nuit dans une vision religieuse et spirituelle et de croyances.

Les 5 niveaux de représentations des états vibratoires de la conscience.

La conscience expérimente des réalités différentes de celle à laquelle elle se réfère habituellement (à travers le mental, le corps et ses cinq sens). Sa perception tout comme sa relation au monde s’en retrouve alors très modifiée. Depuis les années 1970, les EMC font l’objet d’études, de recherches et d’expériences poussées. L’augmentation ou la perte progressive d’une vigilance (corporelle, sensitive, ou encore mentale) de la conscience, trouve un parallèle entre « le ralentissement de l’activité cérébrale » et « l’accès à de nouveaux états de conscience »

Cinq phases d’activité:

1. ondes gamma [25 à 65 Hertz]

Les sens, l’intellect, l’intuition, ou encore la mémoire sont mis harmonieusement et synchroniquement à l’œuvre. L’émission de ce type d’ondes, à oscillations rapides, reflèterait en quelque sorte la pleine conscience à travers l’être. La production d’ondes gamma témoigne d’une  intense activité neuronale et mentale. On retrouve l’apparition de ces ondes rapides pendant les phases de création, lors de la résolution de problèmes, ou encore lors d’une attention soutenue.

Etat de Présence

  • Conscience      – Activité mentale intense –
  • Cohérence      – Apprentissage / Création
  • Equilibre         – Sérénité
  • EHC                – Hyperconscience (voir Onde delta)

2. ondes bêta [12 à 25 Hertz]

Notre cerveau dans l’action, lorsque nous nous réfléchissons, nous apprenons. Notre cerveau fonctionne alors en plein régime.

Etat de vigilance

  • Conscience instinctive  – Défense / Nutrition / Reproduction
  • Conscience collective   – Notion de groupe / Association d’idées
  • Conscience de soi       – Ego / Mental / Libre-arbitre

3. ondes alpha [7 à 12 Hertz]

Le sujet est alors assoupi, mais demeure très sensible aux stimuli extérieurs.

Etat de Détachement

  • Pilotage automatique   – Détachement de l’esprit
  • Etat Hypnotique           – La conscience au repos
  • Etat méditatif              – Le lâcher-prise

4. ondes thêta [4 à 7 Hertz]

Profondément endormi.

Etat d’Ouverture

  • Méditation       – Eveil / Brèves illuminations
  • Transe            – Elévation de la conscience, élargissement, expansion-
  • E.H.C.             – Expérience Hors du Corps –

5. ondes delta [1 à 4 Hertz]

Plus la fréquence descend en dessous de 4 cycles par seconde, et plus nous sombrons dans des états s’approchant de la mort physique… Les états d’hyperconscience apparaissent à ce niveau. C’est dans ce lieu que les divisions cellulaires et la production de l’hormone de croissance apparaissent, d’où l’importance du sommeil chez l’enfant.

Etat de Contact

  • Rêve lucide                   – La conscience dans l’inconscient –
  • Somnambulisme            – L’inconscient dans la conscience –
  • Sommeil profond           – Nettoyage / Régénération –
  • Coma                           – Le monde inconscient –
  • E.M.I.                           – Expérience de Mort Imminente –
  • E.C.E                            – Expérience extraordinaire de conscience
    • EHC                             – Etat d’hyperconscience

Un peu de physique…

Ondes cérébrales et Electroencéphalogramme (EEG)

Les ondes cérébrales sont des fluctuations du potentiel électrique entre différentes parties du cerveau ou l’activité cérébrale est mesurée avec un EEG. Des électrodes sont placées sur des emplacements spécifiques sur le cuir chevelu (double zones occipitales, temporales, centrales et frontales) pour détecter et enregistrer les impulsions électriques de l’activité cérébrale.

La fréquence est le nombre de vagues (ou de crêtes) d’une ondulation en une seconde. Elle peut être comparée aux fréquences radio. L’amplitude représente la puissance des impulsions électriques produites par le cerveau. Le volume ou l’intensité de l’activité d’onde cérébrale est mesuré en microvolts.

L’EEG décrypte les basses fréquences, bandes de fréquence :

BETA (13-30Hz) et GAMMA (+ de 30Hz)

Les ondes BETA et GAMMA correspondent à l’état de veille.

Les ondes GAMMA (au dessus de 36 Hz, jusqu’à approximativement 80Hz) est le seul groupe de fréquence présent dans chaque partie du cerveau. Quand le cerveau doit traiter simultanément l’information de différents secteurs, l’activation d’une fréquence de 40Hz favorise l’information entre les secteurs exigés pour un traitement simultané. Une bonne mémoire est associée à l’activité de 40Hz, tandis qu’une insuffisance d’ondes de 40Hz crée des incapacités d’étude.

Etats subjectifs : pensée, haute activité mentale incluant la perception et la conscience.

Etats comportementaux : intégration de pensées.

Corrélations physiologiques : corrélations « liantes », traitement de tâches complexes.

Le rythme BETA (au dessus de 12Hz) est le rythme qui dominant quand nous avons les yeux ouverts, écoutons et pensons au cours de la résolution de problèmes analytiques, jugements, prise de décision, et traitement des informations relatives au monde qui nous entoure.

Localisation : lobes temporaux et en états subjectifs sur les lobes occipitaux et frontaux.

Comportements associés : tâches et comportements associés détendus pourtant focalisés, intégrés.

Corrélations physiologiques : un rythme croissant améliore les capacités d’attention.

États subjectifs : la pensée, état averti.

Corrélations physiologiques d’activité mentale : effets alertes, actifs, mais non agités, peut augmenter des capacités mentales, la vigilance, haut QI en ondes BETA (au-dessus de 18 hertz)

Rythme BETA médian ;

États subjectifs de sentiment : la vigilance, agitation.

Etats comportementaux : activité mentale, maths, planification, etc…

Corrélations physiologiques : activation générale des fonctions d’esprit et de corps.

THETA (4-8Hz), ALPHA (8-12Hz),

Le passage des ondes THETA à ALPHA correspondrait à l’état onirique.

C’est dans cet état que semblent se produire les phénomènes Psi. Ils se produisent à la lisière du rêve et de l’état de veille. Ondes de la relaxation profonde et de plein éveil, atteinte notamment par les personnes expérimentées « managers, sportifs, mystiques, ou par surgissement spontané ».

Les ondes THETA ont une fréquence de 3,5 à 7,5 hertz et sont en liaison avec la créativité, intuition, la rêverie, et fantaisie et est un dépôt pour la mémoire, les émotions et les sensations. Les ondes THETA sont fortes pendant la méditation, la prière, et la conscience spirituelle. Il reflète l’état entre la complétude et le sommeil. Le rythme THETA est relié au subconscient ou préconscient. Il est anormal chez les adultes éveillés mais est parfaitement normal chez les enfants jusqu’à 13 ans.

Le rythme THETA est censé refléter l’activité du système limbique et de la région de l’hippocampe. On observe ce rythme dans l’inquiétude, l’activation et l’inhibition comportementale. Quand le rythme THETA fonctionne normalement il favorise les comportements de l’étude et de la mémoire.

Localisation : habituellement régional, peut impliquer beaucoup de lobes, peut être latéralisé ou répandu.

États subjectifs : intuition, création, imagination, langage figuré, pensées en changement, assouplissement, l’unité, « sapience », mais aussi distraction.

Corrélations physiologiques : curation, intégration des effets de l’esprit/corps. Si ce rythme est augmenté, peut induire des états de transe. Si supprimé, peut améliorer la concentration et l’attention.

Les ondes ALPHA (8-12 hertz) favorisent les ressources mentales, aident dans la capacité de coordination mentale. Dans cet état on peut se déplacer rapidement et efficacement. Au moment où les ondes ALPHA prédominent on est calme et à l’aise. Les ondes ALPHA jettent un pont entre conscient et préconscient. C’est le rythme principal de la détente chez les adultes. On rapporte que des rythmes d’alpha sont dérivés de la matière blanche du cerveau. La matière blanche est la matière du cerveau qui relie tous les neurones. Les ondes ALPHA sont plus en activité dans la région occipitale, dans le cortex et dans sa bande périphérique.

Cette fréquence est liée à l’extraversion, la créativité, et le travail mental. Quand ce rythme est avec dans les gammes normales, on est calme et nous avons une vision claire du monde. On augmente la fréquence ALPHA en fermant les yeux ou en respirant profondément et on la diminue par la pensée ou le calcul.

La formation d’Alpha Thêta peut créer une intensification sensorielle, la pensée abstraite et le sang-froid.

Localisation : régionale, implique habituellement le lobe entier

Etats subjectifs : détente, non agitation, tranquillité, état méditatif.

8Hz : conscience intérieure de l’individu, intégration de l’esprit et du corps.

10-12Hz : centrage, focalisation, curation, raccordement esprit/corps.

Paradoxalement, les ondes alpha favorisent l’état Psi.

Cette fréquence semble favorable à l’exploration atypique du potentiel cognitif humain.

C’est être comme dans un état de connexion avec le monde, autrui.

DELTA (4Hz et -),

Les ondes DELTA correspondent à un état inconscient.

Les ondes cérébrales DELTA sont les plus basses (0,1>3Hz). Une activité de moins de 4Hz se manifeste lors du sommeil profond à mouvements oculaires rapides et pendants des processus anormaux, et ceux hypnagogiques et empathiques.

Les ondes DELTA sont impliquées dans notre capacité d’intégration et de laisser aller. Elles reflètent l’esprit sans connaissance ou de sensation d’un tout connaissant. C’est le rythme dominant des enfants en bas âge, de moins de un an. Il tend à être le plus haut en amplitude pour les ondes les plus lentes. Nous augmentons nos ondes DELTA afin de diminuer notre conscience du monde physique. Ce qui ne veut pas dire  que la conscience disparait.

Caractéristiques : états subjectifs bilatéraux, sommeil, sommeil profond, hypnose, rêve lucide, transe, tâches associées inconscientes, léthargie, immobilité, états de profonde détente.

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